{"id":1819,"date":"1997-05-15T12:00:29","date_gmt":"1997-05-15T16:00:29","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1819"},"modified":"2015-05-16T11:55:54","modified_gmt":"2015-05-16T15:55:54","slug":"egalite-fondamentale-et-partenariat-integral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1819","title":{"rendered":"\u00c9galit\u00e9 fondamentale et partenariat int\u00e9gral"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/Andr\u00e9-Naud.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"  wp-image-3057 alignleft\" src=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/Andr\u00e9-Naud.jpg\" alt=\"Andr\u00e9 Naud\" width=\"91\" height=\"98\" \/><\/a>On me demande d&rsquo;aborder une question pr\u00e9cise : jusqu&rsquo;o\u00f9 peut et doit aller le partenariat hommes-femmes dans l&rsquo;\u00c9glise si l&rsquo;on veut parler de partenariat int\u00e9gral? Autrement dit, on me demande \u00e0 quelles conditions peut s&rsquo;\u00e9tablir dans l&rsquo;\u00c9glise un partenariat qui respecte l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 fondamentale des hommes et des femmes.<\/span><!--more--><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">\u00c0 cette question, il existe deux r\u00e9ponses. Les uns soutiennent que cette \u00e9galit\u00e9 fondamentale peut \u00eatre respect\u00e9e m\u00eame si les femmes n&rsquo;ont pas acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;ordination sacerdotale. Rome est de ce c\u00f4t\u00e9. D&rsquo;autres estiment que l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 fondamentale ne peut \u00eatre respect\u00e9e que si l&rsquo;on reconna\u00eet la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;acc\u00e8s des femmes au sacerdoce minist\u00e9riel. Je suis de ce c\u00f4t\u00e9. Je vais d&rsquo;abord dire pourquoi je le suis. Ensuite, je dirai pourquoi, m\u00eame apr\u00e8s les r\u00e9cents documents romains, j&rsquo;estime pouvoir et m\u00eame devoir dire en public, comme croyant et comme th\u00e9ologien, que je le suis.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">La conviction qui est mienne est donc la suivante : le monde des femmes en g\u00e9n\u00e9ral et le monde des croyantes en particulier ne peuvent \u00eatre aujourd&rsquo;hui pleinement respect\u00e9s que si la possibilit\u00e9 de l&rsquo;acc\u00e8s des femmes aux minist\u00e8res ordonn\u00e9s est une affaire entendue et consid\u00e9r\u00e9e comme allant de soi.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">J&rsquo;insiste sur le mot \u00ab aujourd&rsquo;hui \u00bb. En premier lieu, parce que je n&rsquo;ai aucunement le go\u00fbt de faire le proc\u00e8s des comportements pass\u00e9s. Y compris dans l&rsquo;\u00c9glise, on d\u00e9couvre tout progressivement il a fallu pr\u00e8s de vingt si\u00e8cles pour qu&rsquo;on d\u00e9couvre le caract\u00e8re fondamentalement immoral de l&rsquo;esclavage et l&rsquo;on sait que saint Paul lui-m\u00eame ne savait pas se rebeller contre cette institution ; il a fallu vingt si\u00e8cles pour qu&rsquo;on affirme avec clart\u00e9 et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 les exigences de la libert\u00e9 religieuse dans les relations entre l&rsquo;\u00c9glise et l&rsquo;\u00c9tat<a href=\"#note1\">[1]<\/a> <a name=\"ret1\"><\/a>; il a fallu vingt si\u00e8cles pour qu&rsquo;\u00e0 la faveur d&rsquo;un \u00e9largissement des horizons g\u00e9ographiques et psychologiques, on formule un peu plus correctement, \u00e0 l&rsquo;occasion du Concile Vatican Il, la doctrine de la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;appartenance \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise pour le salut<a href=\"#note2\">[2]<\/a> <a name=\"ret2\"><\/a>. De la m\u00eame mani\u00e8re, il aura fallu vingt si\u00e8cles pour qu&rsquo;on d\u00e9couvre les exigences concr\u00e8tes de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des hommes et des femmes dans l&rsquo;\u00c9glise. Les choses sont ainsi et les progr\u00e8s dans les affaires humaines vont \u00e0 ce rythme. Si j&rsquo;insiste sur le mot \u00ab aujourd&rsquo;hui \u00bb, c&rsquo;est \u00e9galement que nous avons aujourd&rsquo;hui une conscience toute nouvelle des exigences de l&rsquo;\u00e9gale dignit\u00e9 des femmes. Jean XXIII a parl\u00e9 de l&rsquo;\u00e9mergence de cette conscience nouvelle comme d&rsquo;un signe des temps<a href=\"#note3\">[3]<\/a> <a name=\"ret3\"><\/a>. Cette conscience s&rsquo;exprime dans l&rsquo;affirmation tr\u00e8s ferme qu&rsquo;on ne doit pas faire de discrimination en raison du sexe, except\u00e9 quand cette discrimination est parfaitement et manifestement fond\u00e9e. Telle est la principale requ\u00eate de ce signe des temps.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Pour exclure les femmes des minist\u00e8res ordonn\u00e9s il faudrait donc des raisons th\u00e9ologiques parfaitement et pleinement convaincantes. Or, des raisons th\u00e9ologiques parfaitement et pleinement convaincantes, je n&rsquo;en ai pas trouv\u00e9, ni dans les documents officiels de l&rsquo;\u00c9glise, ni ailleurs. Beaucoup d&rsquo;autres que moi n&rsquo;en ont pas trouv\u00e9 non plus. Compte tenu du temps qui m&rsquo;est accord\u00e9, je ne pourrais exposer ici en d\u00e9tail toutes les r\u00e9sistances que j&rsquo;\u00e9prouve devant chacun des raisonnements qu&rsquo;on trouve dans les documents \u00e9manant de Rome sur notre sujet depuis quelques ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Est-ce d&rsquo;ailleurs n\u00e9cessaire? Un comit\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de th\u00e9ologie catholique (CTSA) a d\u00e9j\u00e0 largement fait le travail et je serais pr\u00eat \u00e0 signer le document provisoire que cette soci\u00e9t\u00e9 a r\u00e9cemment envoy\u00e9 \u00e0 chacun de ses membres<a href=\"#note4\">[4]<\/a> <a name=\"ret4\"><\/a>. J&rsquo;y trouve \u00e0 peu pr\u00e8s toutes les r\u00e9flexions que je me faisais \u00e0 moi-m\u00eame et que j&rsquo;accumulais depuis vingt ans. Je signale simplement ici quelques-unes de ces r\u00e9flexions, par mode d&rsquo;illustration.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Du temps des Ap\u00f4tres, on \u00e9tait tout naturellement et tout tranquillement imbu de pr\u00e9jug\u00e9s sexistes, comme en t\u00e9moignent avec \u00e9loquence deux textes de saint Paul rappel\u00e9s par la CTSA (1 Co 14,34-35 ; 1 Tm 2,11-15<a href=\"#note5\">[5]<\/a> <a name=\"ret5\"><\/a>. Des pr\u00e9jug\u00e9s plus ou moins de m\u00eame nature se retrouvent par la suite tout au long de l&rsquo;histoire de l\u2019\u00c9glise. Le signe des temps dont parlait Jean XXIII n&rsquo;\u00e9tait pas apparu dans ces temps-l\u00e0.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">On insiste beaucoup sur le caract\u00e8re d\u00e9cisif, pour notre question comportement de J\u00e9sus. La question qu&rsquo;il faut se poser concernant J\u00e9sus est la suivante : quelle serait sa pens\u00e9e s&rsquo;il vivait l&rsquo;hui et s&rsquo;il se posait la question que nous nous posons, avec concience qu&rsquo;on a de nos jours des exigences de l&rsquo;\u00e9gale dignit\u00e9 des femmes? Pour le dire avec franchise, ce qui m&rsquo;attriste le plus dans la d\u00e9cision plus ou moins d\u00e9finitive qu&rsquo;on semble vouloir prendre, c&rsquo; est le pr\u00e9judice qu&rsquo;on s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 porter \u00e0 la m\u00e9moire de J\u00e9sus, l&rsquo;\u00eatre le plus g\u00e9n\u00e9reux qui soit, quand on estime qu&rsquo;il approuverait <em>aujourd&rsquo;hui<\/em> les pr\u00e9jug\u00e9s s\u00e9culaires dont nous n&rsquo;arriivons pas \u00e0 nous d\u00e9barrasser.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Pour terminer cette premi\u00e8re partie de mon expos\u00e9, j&rsquo;ajouterai une r\u00e9flexion qui est encore trop absente du document de la CTSA. \u00a0Dans l&rsquo;\u00c9glise, les minist\u00e8res fond\u00e9s sur l&rsquo;ordination sacerdotale lieu d&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit\u00e9, notamment en mati\u00e8re d&rsquo;enseignement et de doctrine. C&rsquo;est pourquoi, quoi qu&rsquo;on dise et quoi fasse, bannir les femmes de ce lieu, seulement parce qu\u2019elles sont femmes, comportera toujours qu&rsquo;on enferme toutes ces derni\u00e8res, parce que femmes, dans un statut d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9. Dans ces conditions, parler d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 fondamentale para\u00eet et para\u00eetra toujours n&rsquo;\u00eatre que \u00ab belles paroles creuses \u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">D&rsquo;aucuns pourraient s&rsquo;\u00e9tonner de m&rsquo;entendre exprimer les convictions dont je viens de vous faire part. Ils pourraient dire : mais tout de m\u00eame! le Magist\u00e8re ne s&rsquo;est-il pas r\u00e9cemment exprim\u00e9 avec clart\u00e9 et m\u00eame avec force sur cette question? Les th\u00e9ologiens n\u2019ont-ils pas le devoir d&rsquo;accepter l&rsquo;enseignement qui vient d&rsquo;\u00eatre donn\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Je m&rsquo;exprime sur notre sujet avec la libert\u00e9 que l&rsquo;on a pu constater pour un ensemble de raisons qui constituent une sorte de tout.\u00a0 D\u2019une part, j&rsquo;estime qu&rsquo;on peut l\u00e9gitimement penser que ce qu&rsquo;on trouve dans les documents romains des derni\u00e8res ann\u00e9es ne constitue pas un enseignement infaillible. D&rsquo;autre part, \u00e0 la suite du d\u00e9funt cardinal Frings dont j&rsquo;ai rappel\u00e9 la pens\u00e9e dans un livre r\u00e9cent<a href=\"#note6\">[6]<\/a> <a name=\"ret6\"><\/a>, j&rsquo;estime que si, comme r\u00e8gle tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale, on doit son assentiment \u00e0 un enseignement non infaillible du Magist\u00e8re il \u00a0peut se pr\u00e9senter des cas o\u00f9 l&rsquo;on puisse l\u00e9gitimement exprimer un dissentiment, \u00e0 condition qu&rsquo;on ait des raisons graves de de faire.\u00a0 Enfin, j&rsquo;estime que de telles raisons graves existent dans le cas qui nous occupe.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Que l&rsquo;enseignement r\u00e9cent des documents romains ne infaillible est pour moi assez \u00e9vident. La Lettre apostolique <i>Ordinatio sacerdotalis<\/i> de mai 1994 n&rsquo;est pas un enseignement\u00a0 ex-cathedra, de l&rsquo;aveu du cardinal Ratzinger lui-m\u00eame<a href=\"#note7\">[7]<\/a> <a name=\"ret7\"><\/a>. La R\u00e9ponse d&rsquo;octobre 1995, de la Congr\u00e9gation pour la doctrine de la foi<a href=\"#note8\">[8]<\/a> <a name=\"ret8\"><\/a> affirmant que l&rsquo;infaillibilit\u00e9 du Magist\u00e8re a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e sur cette question n&rsquo;est pas non plus, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, un enseignement infaillible: chacun sait que la Congr\u00e9gation ne jouit pas du privil\u00e8ge de l\u2019infaillibilit\u00e9. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, cette vue exprim\u00e9e\u00a0 la Congr\u00e9gation est loin d&rsquo;\u00eatre \u00e9vidente, comme l&rsquo;a bien montr\u00e9 le P. Francis Sullivan<a href=\"#note9\">[9]<\/a> <a name=\"ret9\"><\/a>: il n&rsquo;est pas s\u00fbr, loin de l\u00e0, que les \u00e9v\u00eaques du monde entier aient voulu engager l&rsquo;infaillibilit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9glise sur cette question, de mani\u00e8re qu&rsquo;il n&rsquo;est pas s\u00fbr que soit r\u00e9alis\u00e9s la condition exprim\u00e9e \u00e0 Vatican II pour que s&rsquo;exerce l&rsquo;infaillibilit\u00e9 magist\u00e8re ordinaire des \u00e9v\u00eaques dispers\u00e9s. Enfin, les bases th\u00e9ologiques d&rsquo;un enseignement infaillible sur la question qui nous occupe semblent pas r\u00e9unies, comme le montre, entre autres, le document de travail pr\u00e9par\u00e9 par la CTSA. Tout cela suffit pour qu\u2019on invoque ici le judicieux canon 149 (3) du Code de droit \u00a0canonique: \u00abAucune doctrine ne doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme d\u00e9finie d\u2019une fa\u00e7on infaillible, \u00e0 moins que ce ne soit manifeste \u00bb.\u00a0 La conclusion de tout cela, c&rsquo;est qu&rsquo;on peut et m\u00eame qu&rsquo;on doit accueillir les enseignements r\u00e9cents du magist\u00e8re romain sur notre question comme des enseignements non infaillibles, m\u00eame si le mot \u00abinfaillible \u00bb a \u00e9t\u00e9 employ\u00e9 dans la R\u00e9ponse de la Congr\u00e9gation de la doctrine de la foi.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Pour exprimer un dissentiment en regard d&rsquo;un enseignement non infaillible, il faut des raisons graves, soulignant le cardinal Frings<a href=\"#note10\">[10]<\/a> <a name=\"ret10\"><\/a>. Dans le cas qui nous occupe, les raisons graves se ram\u00e8nent \u00e0 la gravit\u00e9 de la question elle-m\u00eame. Celle-ci concerne la dignit\u00e9 fondamentale des femmes. Elle concerne la moiti\u00e9 de l&rsquo;\u00c9glise. Elle concerne la possibilit\u00e9 d&rsquo;un apport pl\u00e9nier des femmes \u00e0 la vie de l&rsquo;\u00c9glise et surtout aux d\u00e9cisions qui engagent sa pens\u00e9e. Elle concerne la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9glise lorsqu&rsquo;elle parle du respect de cette moiti\u00e9 de l&rsquo;humanit\u00e9. Elle concerne d&rsquo;une mani\u00e8re tout \u00e0 fait centrale l&rsquo;anthropologie chr\u00e9tienne. Elle concerne l&rsquo;int\u00e9gration au coeur de la pens\u00e9e chr\u00e9tienne et de la pratique de l&rsquo;\u00c9glise de l&rsquo;une des plus importantes pr\u00e9occupations de ce temps en mati\u00e8re de justice. Elle concerne le respect de la m\u00e9moire de J\u00e9sus quand nous essayons de discerner ce qu&rsquo;il penserait ou ferait aujourd&rsquo;hui. Elle concerne la mani\u00e8re dont se prennent, dans l&rsquo;\u00c9glise, les d\u00e9cisions concernant les femmes, et m\u00eame la mani\u00e8re dont se prennent les d\u00e9cisions en g\u00e9n\u00e9ral.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Voil\u00e0 beaucoup de raisons graves. C&rsquo;est bien assez pour qu&rsquo;un th\u00e9ologien assume la juste libert\u00e9 qui est sienne, exprime tranquillement sa pens\u00e9e et formule deux souhaits : celui qu&rsquo;on n&rsquo;aille pas plus avant dans l&rsquo;affirmation qu&rsquo;il s&rsquo;agirait d&rsquo;un enseignement d\u00e9finitif, c&rsquo;est-\u00e0-dire : absolument p\u00e9remptoire, engageant l&rsquo;infaillibilit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9glise et r\u00e9clamant l&rsquo;adh\u00e9sion inconditionnelle de tous les catholiques; celui que les autorit\u00e9s de l&rsquo;\u00c9glise acceptent qu&rsquo;on continue d&rsquo;\u00e9tudier cette grande question sous tous ses aspects et en consid\u00e9rant toutes les hypoth\u00e8ses.<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p class=\"gras\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Notes<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret1\">[1]<\/a> <a name=\"note1\"><\/a> Cf. J. Robert Dionne, <i>The Papacy and the Church. A Study of Praxis and Reception in Ecumenical Perspective, N.Y., <\/i>Philosophical Library, <i>1987, p. 125-195.<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret2\">[2]<\/a> <a name=\"note2\"><\/a> Cf. Francis A. Sullivan, s.j., <i>Salvation Outside the Church? Tracing the History of the Catholic Response, N.Y., <\/i>Paulist Press, <i>1992.<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret3\">[3]<\/a> <a name=\"note3\"><\/a> Cf. <i>Pacem in terris n\u00b0 15, AAS (1963), p. 267-268; Gaudium et Spes, n\u00b0 9.<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret4\">[4]<\/a> <a name=\"note4\"><\/a> \u00ab Tradition and Ordination : A question of Criteria \u00bb, Draft Catholic Theological Society of America Study Paper, dans <i>Origins, 27 <\/i>juin <i>1996, p. 90-94.<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret5\">[5]<\/a> <a name=\"note5\"><\/a> \u00ab Comme cela se fait dans toutes les \u00e9glises des saints. que les femmes<b> <\/b>se taisent dans les assembl\u00e9es : elles n&rsquo;ont pas la permission de parler, elles doivent rester soumises, comme dit aussi la loi. Si elles d\u00e9sirent<b> <\/b>s&rsquo;instruire sur quelque d\u00e9tail, qu&rsquo;elles interrogent leur mari \u00e0 la maison. Il n&rsquo;est pas convenable qu&rsquo;une femme parle dans les assembl\u00e9es. \u00bb (1 Co 14,34-35).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">\u00ab Pendant l&rsquo;instruction la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas \u00e0 la femme d&rsquo;enseigner ni de dominer l\u2019homme. Qu&rsquo;elle se tienne donc en silence. C&rsquo;est. Adam, en effet, qui fut form\u00e9 le premier. \u00c8ve ensuite. Et ce n&rsquo;est pas Adam qui fut s\u00e9duit, mais c\u2019est la femme qui, s\u00e9duite, tomba dans la transgression.\u00a0 Cependant, elle sera sauv\u00e9e par sa maternit\u00e9, \u00e0 condition de pers\u00e9v\u00e9rer dans la foi, la saintet\u00e9, avec modestie. \u00bb (1 Tm 2,11-15).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret6\">[6]<\/a> <a name=\"note6\"><\/a><i> Un aggiornamento et son \u00e9clipse. La libert\u00e9 de penser dans la foi et dans l&rsquo;\u00c9glise, \u00e0 Vatican Il et aujourd&rsquo;hui, <\/i>Montr\u00e9al, Fides, 1996, p. 24-27.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret7\">[7]<\/a> <a name=\"note7\"><\/a> Cf. <i>La Documentation catholique, <\/i>3 juillet 1994, 611-615.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret8\">[8]<\/a> <a name=\"note8\"><\/a> Cf.<i> La Documentation catholique, <\/i>17 d\u00e9cembre 1995, 1079-1081.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret9\">[9]<\/a> <a name=\"note9\"><\/a> Cf. \u00ab Room for Doubt \u00bb. <i>The Tablet, 23-30 <\/i>d\u00e9cembre 1995.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><a href=\"#ret10\">[10]<\/a> <a name=\"note10\"><\/a> Cf. <i>Acta et documenta concilio oecumenico Vaticano II amparando,II, Pars 1V, 638-639.<\/i><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Tir\u00e9 de <i>Pleins feux sur le partenariat en \u00c9glise\u00a0; Actes du symposium\u00a0; Le partenariat hommes et femmes en \u00c9glise<\/i> (1997), (p. 197-202). Montr\u00e9al\u00a0: \u00c9ditions Paulines et reproduit avec les permissions requises.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On me demande d&rsquo;aborder une question pr\u00e9cise : jusqu&rsquo;o\u00f9 peut et doit aller le partenariat hommes-femmes dans l&rsquo;\u00c9glise si l&rsquo;on veut parler de partenariat int\u00e9gral? 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Pr\u00eatre de Saint-Sulpice, il compl\u00e8te un doctorat en th\u00e9ologie \u00e0 Rome et enseigne 2 ans au Japon. Il est remarqu\u00e9 \u00e0 titre de th\u00e9ologien sous l\u2019\u00e9piscopat de Paul-\u00c9mile L\u00e9ger dans les ann\u00e9es 1960.  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