{"id":1841,"date":"2014-04-30T10:15:58","date_gmt":"2014-04-30T14:15:58","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1841"},"modified":"2014-05-19T13:47:47","modified_gmt":"2014-05-19T17:47:47","slug":"catherine-de-sienne-femme-de-parole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1841","title":{"rendered":"Catherine de Sienne, femme de Parole"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Catherine-de-Sienne-1.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1856 \" src=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Catherine-de-Sienne-1-130x300.jpg\" alt=\"Catherine de Sienne 1\" width=\"130\" height=\"286\" \/><\/a><\/em>Apr\u00e8s avoir lou\u00e9 les \u00e9crits de Catherine de Sienne, son premier biographe Raymond de Capoue, o.p. ajoute :<\/p>\n<p><em>Ils sont cependant peu de choses \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la parole vivante qu\u2019elle nous faisait entendre. Le Seigneur lui avait donn\u00e9 une langue si bien instruite qu\u2019elle savait toujours que r\u00e9pondre. Ses paroles br\u00fblaient comme des torches, et nul de ceux qui les entendaient ne pouvait se d\u00e9rober compl\u00e8tement \u00e0 l\u2019ardeur de leurs traits enflamm\u00e9s<a href=\"#doc1\" name=\"ret1\"><sup>1<\/sup><\/a>. <\/em><\/p>\n<p>Catherine a \u00e9t\u00e9 une femme de parole: on peut m\u00eame dire que toute sa vie a \u00e9t\u00e9 parole et service de la Parole de Dieu, \u00ab\u00a0office du Verbe\u00a0\u00bb comme elle disait.<a href=\"#doc2\" name=\"ret2\"> <sup>2<\/sup><\/a><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Or, produire une parole, en priv\u00e9 ou en public, ne va jamais de soi. La parole constitue pourtant l\u2019\u00eatre humain. Elle est le commencement de l\u2019existence personnelle et communautaire, dans l\u2019ordre social et l\u2019ordre moral<a href=\"#doc1\" name=\"ret1\"><sup>1<\/sup><\/a>. Dans une parole, l\u2019\u00eatre humain s\u2019affirme comme sujet pensant, responsables de sa propre existence et de ses relations avec les autres, avec l\u2019Autre. Catherine a pris la parole et a tenu parole. De ce fait, elle nous interpelle. Sommes-nous des \u00eatres de parole dans nos vies et nos milieux culturels, en tant que baptis\u00e9(e)s?<\/p>\n<p><strong> Le lieu de parole de Catherine<\/strong><\/p>\n<p>On prend la parole \u00e0 partir d\u2019un lieu. Celui de Catherine est le XIVe si\u00e8cle. (1347-1380), en Italie et en Europe, \u00e9largi jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Orient musulman. Plus imm\u00e9diatement, c\u2019est le milieu eccl\u00e9sial et civil de l\u2019Italie ravag\u00e9e par la peste et en gestation des \u00c9tats nations, avec les violences que cela peut impliquer. L\u2019autorit\u00e9 eccl\u00e9siastique est remise en question dans les \u00c9tats pontificaux. La papaut\u00e9, de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise depuis 1309, gouverne \u00e0 partir d\u2019Avignon, fortement centralis\u00e9e. Si on prend \u00e0 t\u00e9moin les lettres de Catherine, le gouvernement eccl\u00e9siastique est souvent plus pr\u00e9occup\u00e9 de son pouvoir et de ses biens que de la vie \u00e9vang\u00e9lique, au d\u00e9triment des fid\u00e8les dans l\u2019\u00c9glise et du peuple aux prises avec de graves injustices. C\u2019est un temps de \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb<a href=\"#doc1\" name=\"ret1\"><sup>1<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, pour l\u2019essentiel, la parole de Catherine appelle \u00e0 la r\u00e9forme de l\u2019\u00c9glise, par une conversion des coeurs \u00e0 l\u2019\u00c9vangile pour que \u00c9glise retrouve le souffle de \u00ab\u00a0sa jeunesse premi\u00e8re\u00a0\u00bb. Elle y appelle les ministres de l\u2019\u00c9glise et le peuple tout entier.<\/p>\n<p><strong> Les modalit\u00e9s ou formes de sa parole<\/strong><\/p>\n<p>Catherine a donn\u00e9 \u00e0 sa parole des modalit\u00e9s diverses.<br \/>\n&#8211; Celle de l\u2019\u00e9criture : \u00ab\u00a0Elle \u00e9crit comme elle parle et c\u2019est son grand m\u00e9rite\u00a0\u00bb, disent ses critiques. Son livre, <em>Le Dialogue,<\/em> rapporte une conversation entre l\u2019\u00e2me (Catherine) qui en prend l\u2019initiative et Dieu, \u00ab\u00a0la douce Premi\u00e8re v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb qui est amour. <em>Les Oraisons<\/em>, du mot <em>oratio<\/em>, actes de la bouche (<em>os<\/em> et <em>actio<\/em>), sont des colloques avec Dieu. Le ton des 382 <em>Lettres<\/em> ne peut pas \u00eatre plus direct.<br \/>\n&#8211; Catherine a m\u00eame os\u00e9 la parole de la pr\u00e9dication. Elle a pratiqu\u00e9 la parole de m\u00e9diation, en tant qu\u2019agente de r\u00e9conciliation entre partis civils et eccl\u00e9siastiques. Elle a donn\u00e9 des directives spirituelles. Elle a prononc\u00e9 des paroles de gu\u00e9rison, du corps tout autant que de l\u2019\u00e2me.<br \/>\n&#8211; Sa parole pouvait aussi prendre la forme du cri, du g\u00e9missement, du pleur voire du d\u00e9lire devant l\u2019Indicible<a href=\"#doc2\" name=\"ret2\"> <sup>2<\/sup> <\/a>.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9mergence de sa parole<\/strong><\/p>\n<p>Comment le d\u00e9sir de la parole a-t-il \u00e9merg\u00e9 chez Catherine? On peut en distinguer trois traces.<\/p>\n<p>\u25ba La premi\u00e8re remonte \u00e0 sa sixi\u00e8me ann\u00e9e: la vision du Christ qui l\u2019appelle et auquel elle r\u00e9pond\u00a0: \u00ab\u00a0Me voici\u00a0\u00bb que l\u2019on peut qualifier de \u00ab\u00a0gr\u00e2ce inaugurale\u00a0\u00bb<a href=\"#doc3\" name=\"ret3\"><sup>3<\/sup><\/a>. Elle d\u00e9clenche chez Catherine le d\u00e9sir de devenir dominicain pour pr\u00eacher le salut des \u00e2mes. \u00ab\u00a0Ce z\u00e8le \u00e9tait tel que tu voulais te faire passer pour un homme, t\u2019en aller en pays o\u00f9 tu fusses inconnue pour entrer dans l\u2019Ordre des Pr\u00eacheurs\u00a0\u00bb, lui rappelle Raymond de Capoue<a href=\"#doc4\" name=\"ret4\"> <sup>4<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>\u25ba On peut rep\u00e9rer une deuxi\u00e8me trace, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de douze ans : Catherine affirme l\u2019orientation de sa vie qui sera ax\u00e9e sur la recherche absolue de Dieu. Elle r\u00e9siste \u00e0 ses parents qui veulent la marier jusqu\u2019\u00e0 poser le geste radical de se couper les cheveux et de se couvrir d\u2019un voile de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9loigner tout pr\u00e9tendant. Elle a ainsi acc\u00e9d\u00e9 au d\u00e9sir \u00ab\u00a0pour son propre compte\u00a0\u00bb devant Dieu<a href=\"#doc5\" name=\"ret5\"> <sup>5<\/sup> <\/a>.<\/p>\n<p>Un autre geste suivra: son entr\u00e9e chez les Mantellate. Contemplative, Catherine aurait pu joindre les moniales de Montepulciano tout pr\u00e8s de Sienne, dont la r\u00e9putation de saintet\u00e9 \u00e9tait grande. Son d\u00e9sir de parole l\u2019am\u00e8ne plut\u00f4t chez les Mantellate, une sorte de tiers-ordre dominicain qui n\u2019exigeait pas de voeux publics et dont les membres vivaient dans leurs propres maisons, parfois en petits groupes, enti\u00e8rement disponibles \u00e0 Dieu et \u00e0 ses appels aupr\u00e8s des d\u00e9munis.<\/p>\n<p>\u25ba La troisi\u00e8me trace est celle de l\u2019\u00ab\u00a0\u00e9veil\u00a0\u00bb d\u00e9cisif qu\u2019elle a v\u00e9cu \u00ab\u00a0au commencement de ses visions\u00a0\u00bb, note Raymond. Dans sa \u00ab\u00a0cellule int\u00e9rieure\u00a0\u00bb o\u00f9 elle s\u2019entretient avec Dieu de sa Vie et V\u00e9rit\u00e9, de l\u2019\u00c9glise et de son peuple, monte un jour la question : \u00ab\u00a0Qui suis-je? Qui suis-je? Et dis-moi, qui tu es Seigneur\u00a0\u00bb. En r\u00e9ponse, elle entend : \u00ab\u00a0Je suis Celui qui suis, tu es celle qui n\u2019est pas\u00a0\u00bb. Selon Raymond, cette parole inaugure l\u2019aventure mystique de Catherine et \u00e9tablit le principe fondamental de son enseignement spirituels, son <em>verbum abbreviatum<\/em><a href=\"#doc6\" name=\"ret6\"> <sup>6<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><strong>L\u2019envoi <\/strong><\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience de la parole projette Catherine hors de sa cellule. Elle doit dire. Son statut eccl\u00e9sial et civil ne l\u2019autorise gu\u00e8re \u00e0 prendre la parole publiquement. Elle n\u2019est ni dominicain, ni clerc, ni th\u00e9ologien.<\/p>\n<p>Catherine s\u2019appuie sur l\u2019envoi qu\u2019elle re\u00e7oit comme venant de Dieu :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em>La cellule ne sera plus ta demeure habituelle; au contraire, pour le salut des \u00e2mes tu seras amen\u00e9e \u00e0 sortir m\u00eame de ta ville. Moi je serai toujours avec toi, soit que tu ailles, soit que tu reviennes; et toi tu porteras l\u2019honneur de mon nom et ma doctrine aux petits et aux grands, qu\u2019ils soient la\u00efques, clercs ou religieux. Moi je mettrai sur tes l\u00e8vres une sagesse \u00e0 laquelle personne ne pourra r\u00e9sister. Moi, je te conduirai devant les Pontifes, les chefs de l\u2019\u00c9glise et du peuple chr\u00e9tien afin que, selon ma fa\u00e7on d\u2019agir par les faibles, je rabaisse l\u2019orgueil des forts<a href=\"#doc7\" name=\"ret7\">\u00a0<sup>7<\/sup><\/a>.<\/em><\/p>\n<p><strong> Une parole apostolique<\/strong><\/p>\n<p>Catherine s\u2019identifie souvent \u00e0 Marie de Magdala, l\u2019<em>apostolata inamorata<\/em>, pour justifier sa vocation. Elle souligne la disponibilit\u00e9 de la Galil\u00e9enne pour aller et proclamer la Parole m\u00eame si cela allait \u00e0 l\u2019encontre des conventions de son temps :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em>Dans le transport de son amour, elle ne fait pas attention si elle est seule ou accompagn\u00e9e; si elle avait r\u00e9fl\u00e9chi elle ne serait pas rest\u00e9e au milieu des soldats de Pilate; mais elle va seule, elle reste au s\u00e9pulcre. L\u2019amour l\u2019emp\u00eache de se dire : Ne pensera-t-on pas, ne dira-t-on pas du mal de moi, car je suis belle et de haut rang. Non, elle n\u2019y songe pas, elle cherche seulement \u00e0 trouver et \u00e0 suivre son Ma\u00eetre. C\u2019est cette compagne que je vous donne et que je veux que vous suiviez; car elle sait si bien la voie, qu\u2019elle peut nous l\u2019apprendre. Courez, ma Fille, courez, mes filles; ne dormez plus, car le temps fuit et n\u2019attend pas<a href=\"#doc8\" name=\"ret8\">\u00a0<sup>8<\/sup><\/a>.<\/em><\/p>\n<p>C\u2019est cette conscience de l\u2019envoi apostolique que Catherine fait valoir aupr\u00e8s de sa m\u00e8re lorsqu\u2019elle se rend aupr\u00e8s de Gr\u00e9goire XI \u00e0 Avignon \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1376 : \u00ab\u00a0Vous savez bien qu\u2019il faut que je suive la volont\u00e9 de Dieu, et je sais que vous voulez que je la suive. Sa volont\u00e9 est que je parte [\u2026]\u00a0il faut que j\u2019aille [\u2026] de la mani\u00e8re et au moment qu\u2019il plaira \u00e0 son ineffable bont\u00e9\u2026\u00a0\u00bb Et une autre fois : \u00ab\u00a0Pourquoi les ap\u00f4tres partaient-ils? Parce qu\u2019ils \u00e9taient passionn\u00e9s de l\u2019honneur de Dieu et du salut des \u00e2mes\u00a0\u00bb<a href=\"#doc9\" name=\"ret9\"> <sup>9<\/sup> <\/a>.<\/p>\n<p>Catherine percevait sa vocation \u00e0 la Parole comme une vocation apostolique. Pour sa part, Raymond compare sa parole \u00e0 celle de l\u2019Aigle dans l\u2019Apocalypse et \u00e0 celle de l\u2019ange. Plus encore\u00a0: il reconna\u00eet en elle \u00ab\u00a0la foi de Pierre\u00a0\u00bb. Craignant qu\u2019une telle d\u00e9claration n\u2019offusque ses auditeurs, il s\u2019en explique : \u00ab\u00a0Quand donc j\u2019ai dit plus haut \u00a0\u2033vous auriez vu en elle, la foi de Pierre, etc.\u2033, avouez qu\u2019on ne peut tirer de l\u00e0 aucune conclusion d\u00e9plac\u00e9e; car on peut appeler en toute v\u00e9rit\u00e9 foi de Pierre, celle d\u2019une \u00e2me qui croit parfaitement au Christ\u00a0\u00bb<a href=\"#doc10\" name=\"ret10\"> <sup>10<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Certes, Catherine ne manquera pas d\u2019\u00eatre \u00e9prouv\u00e9e dans ce minist\u00e8re de la Parole, notamment par des th\u00e9ologiens \u00e9minents et par des cardinaux, \u00e0 Avignon puis \u00e0 Rome, sous Urbain VI. L\u2019\u00e9preuve la plus dure aura sans doute \u00e9t\u00e9 celle qu\u2019elle a v\u00e9cue \u00e0 l\u2019automne 1378 avec l\u2019irruption du Grand Schisme. N\u2019\u00e9tait-elle pas cause, pour une part, de cette situation? On n\u2019a pas manqu\u00e9 de le lui dire. Elle a confi\u00e9 cette \u00e9preuve \u00e0 Raymond : \u00ab\u00a0Je veux avoir rempli mon devoir\u00a0\u00bb, lui \u00e9crit-elle alors qu\u2019elle sent que sa mort approche. Dieu la soutenait, elle le croyait, s\u2019y fiait. En m\u00eame temps, l\u2019\u00e9preuve qui secouait l\u2019\u00c9glise la secouait elle-m\u00eame tout enti\u00e8re. Elle est morte au creux de cette \u00e9preuve, le 29 avril 1380.<\/p>\n<p>Femme de parole, elle l\u2019avait proclam\u00e9e jusqu\u2019au bout de sa vie, fid\u00e8le \u00e0 la Parole. C\u2019est ainsi qu\u2019elle avait travaill\u00e9 \u00ab\u00a0dans le vaisseau de la sainte \u00c9glise\u00a0\u00bb, soutenue par sa contemplation des \u00abgrands myst\u00e8res\u00bb de la foi qu\u2019elle c\u00e9l\u00e9brait liturgiquement dans le lieu saint de l\u2019\u00e9glise et dans le lieu saint de son existence de baptis\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 chacun, chacune, son don de la Parole. Disciples du Christ, baptis\u00e9s dans sa mort et sa r\u00e9surrection, renouvel\u00e9s dans son Esprit, la Parole de Dieu s\u2019offre \u00e0 prendre chair en nous. Pour cela, il faut l\u2019accueillir, la conna\u00eetre, la contempler et la prier. Il faut lui donner notre voix, nos mots, notre personne tout enti\u00e8re et la livrer dans des gestes qui sauvent. Catherine nous y appelle, pour la <em>renovatio<\/em> par la conversion du coeur \u00e0 l\u2019\u00e9vangile, dans nos vies et celle de l\u2019\u00c9glise, celle de nos milieux : \u00ab\u00a0Il ne faut plus dormir; il faut se lever avec un vrai et saint d\u00e9sir, avec z\u00e8le, il faut le chercher avec courage\u00a0\u00bb<a href=\"#doc11\" name=\"ret11\"> <sup>11<\/sup> <\/a>.<\/p>\n<p>\u00c9lisabeth J. Lacelle<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Article publi\u00e9 sur le site de\u00a0<span style=\"color: #3366ff;\"><a href=\"http:\/\/www.spiritualite2000.com\/2009\/05\/catherine-de-sienne-femme-de-parole\/\"><span style=\"font-style: italic; color: #3366ff;\">Spiritualit\u00e9 2000<\/span><\/a><\/span><span style=\"color: #494949;\"> (mai 2009)<\/span><span style=\"font-style: italic; color: #494949;\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #494949;\">et reproduit avec les permissions requises.<\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>NOTES<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#ret1\" name=\"doc1\">1- <\/a> <em>Vie de Sainte Catherine de Sienne<\/em>, trad. de R. P. Hugueny, Paris, Lethielleux, 1903, Appendice, p. 474-475.<br \/>\n<a href=\"#ret2\" name=\"doc2\"><\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret2\" name=\"doc2\">2- <\/a> \u00ab\u00a0She spoke the Word with her own voice\u00a0\u00bb, comme l\u2019\u00e9crit la dominicaine Mary Catherine Hilkert, Speaking with Authority. <em>Catherine of Siena and the Voices of Women Today<\/em>, New York\/Mahwah: New Jersey, Paulist Press, 2001.<\/p>\n<p><a href=\"#ret3\" name=\"doc3\">3- <\/a> Georges G\u00fcsdorf, <em>La parole<\/em>, Paris, PUF, 1971, p. 91.<\/p>\n<p><a href=\"#ret4\" name=\"doc4\"> 4- <\/a> Voir Yvon D. G\u00e9linas, o.p., \u00ab D\u2019Avignon au Grand Schisme \u00bb dans \u00c9lisabeth J. Lacelle, dir., \u00ab\u00a0Ne dormons plus, il est temps de se lever.\u00a0\u00bb <em>Catherine de Sienne (1347-1380)<\/em>, Paris\/Montr\u00e9al, Cerf\/Fides, 1998, p. 19-36.<br \/>\n<a href=\"#ret5\" name=\"doc5\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret5\" name=\"doc5\">5- <\/a> Voir dans <em>Le Dialogue<\/em>, la belle s\u00e9quence sur les larmes, LXXXVIII-XCVII).<br \/>\n<a href=\"#ret6\" name=\"doc6\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret6\" name=\"doc6\">6- <\/a> Charles-Andr\u00e9 Bernard, <em>Th\u00e9ologie mystique<\/em>, IVe vol., Paris, Cerf, 2005, p. 181. Selon l\u2019auteur, un tel \u00e9v\u00e9nement \u00abfait entrer dans un monde nouveau\u00bb qui peut donner une orientation d\u00e9finitive \u00e0 la vie.<br \/>\n<a href=\"#ret7\" name=\"doc7\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret7\" name=\"doc7\">7- <\/a> Op. cit., I, II, p. 125-126.<br \/>\n<a href=\"#ret8\" name=\"doc8\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret8\" name=\"doc8\">8- <\/a> Voir Louis Roy, o.p., <em>Le sentiment de transcendance. Exp\u00e9rience de Dieu?<\/em>, Paris, Cerf, 2000, p. 110.<br \/>\n<a href=\"#ret9\" name=\"doc9\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret9\" name=\"doc9\">9- <\/a> Vie, op. cit. I, X, p. 90-91; Rm 10,28. Louis Canet y voit l\u2019exp\u00e9rience du don inconditionnel entre elle et Dieu qui a scell\u00e9 son identit\u00e9 de sujet devant Dieu et dans l\u2019Eglise : dans ce \u00ab celle qui n\u2019est pas \u00bb, Catherine comprend que le fondement de son \u00eatre est en Dieu \u00ab consistant, solide, \u00e9tabli pour jamais \u00bb,<em> La double exp\u00e9rience de Catherine Benincasa<\/em>, Paris, Gallimard, 1948, p. 282-283.<br \/>\n<a href=\"#ret10\" name=\"doc10\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret10\" name=\"doc10\">10- <\/a> T\u00e9moignage de Fra Tommaso da Siena dit Il Caffarini tel que cit\u00e9 dans D. Umberto Meattini, <em>Sancta Caterina da Siena. Epistolario<\/em>, Alba, ed. Paoline, 1979, p. 61-62. Voir aussi Vie, op. cit., I, XII, p. 115.<br \/>\n<a href=\"#ret11\" name=\"doc11\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret11\" name=\"doc11\">11- <\/a> Lettre CCCLI, \u00e0 Madame Barth\u00e9lemi de Lucques, T. 2 (T\u00e9qui, 1976), p. 1220-1223.<br \/>\n<a href=\"#ret12\" name=\"doc12\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret12\" name=\"doc12\">12- <\/a> Lettre CCXV \u00e0 Lapa, ibid., 1180-1182 et Lettre CCXIII \u00e0 Lapa et Cecca, 1176-1178.<br \/>\nVoir aussi la m\u00e9di\u00e9viste Karen Scott, \u00abSt. Catherine of Sienna \u2018Apostolata\u2019, dans <em>Church History<\/em> 61 (1992), p. 34-46, 37.<br \/>\n<a href=\"#ret13\" name=\"doc13\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret13\" name=\"doc13\">13- <\/a> Vie, op.cit., Appendice, p 485 et p. 482-283.<br \/>\n<a href=\"#ret14\" name=\"doc14\"> <\/a><\/p>\n<p><a href=\"#ret14\" name=\"doc14\">14- <\/a> L. CCXXVIII, \u00e0 Soeur Agn\u00e8s Donna, op.cit., p. 1218-1219.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir lou\u00e9 les \u00e9crits de Catherine de Sienne, son premier biographe Raymond de Capoue, o.p. ajoute : Ils sont cependant peu de choses \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la parole vivante qu\u2019elle nous faisait entendre. Le Seigneur lui avait donn\u00e9 une &hellip; <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1841\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"ppma_author":[198],"class_list":["post-1841","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-portraits","author-elisabeth-j-lacelle"],"authors":[{"term_id":198,"user_id":42,"is_guest":0,"slug":"elisabeth-j-lacelle","display_name":"\u00c9lisabeth J. 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