{"id":1938,"date":"2014-06-11T10:46:52","date_gmt":"2014-06-11T14:46:52","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1938"},"modified":"2015-10-16T10:38:41","modified_gmt":"2015-10-16T14:38:41","slug":"le-deni-enquete-sur-leglise-et-legalite-des-sexes-recension","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1938","title":{"rendered":"Le D\u00e9ni. Enqu\u00eate sur l\u2019\u00c9glise et l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes &#8211; recension"},"content":{"rendered":"<p class=\"western\" lang=\"en-US\"><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span lang=\"fr-FR\"><a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/COUV-Le-Deni-e1402497928780.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1941 \" src=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/COUV-Le-Deni-e1402497928780.jpg\" alt=\"COUV Le Deni\" width=\"71\" height=\"92\" \/><\/a>Une recension du livre de Maud Amandier et Alice Chablis, <strong><em>Le d\u00e9ni\u00a0: Enqu\u00eate sur l&rsquo;\u00c9glise et l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 de sexes<\/em><\/strong>,\u00a0\u00c9ditions <\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span lang=\"fr-FR\">Bayard\/<\/span><\/span><span style=\"font-family: Calibri, sans-serif;\"><span lang=\"fr-FR\">Novalis, 2014, 394 pages<br \/>\n<\/span><\/span>par <em>Gonzague JD\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"en-US\"><span style=\"font-size: 8pt;\"><strong style=\"color: #373737;\">Cette recension a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e sur le site\u00a0<a href=\"http:\/\/fhedles.fr\/affiche\/le-deni-enquete-sur-leglise-et-legalite-des-sexes-gonzague-jd\/\">FHEDLES<\/a>\u00a0et est reproduite avec les permissions requises.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\u00ab Ils sont au pouvoir, elles sont au service \u00bb. Voici comment Maud Amandier et Alice Chablis d\u00e9crivent l\u2019institution catholique dans un livre tranchant comme l\u2019\u00e9p\u00e9e, pr\u00e9fac\u00e9 par le grand th\u00e9ologien Joseph Moingt. Les deux auteures ont \u00e9tudi\u00e9 tout le magist\u00e8re r\u00e9cent concernant la diff\u00e9rence des sexes, ce discours d\u2019hommes sur les femmes dont ils d\u00e9finissent la compl\u00e9mentarit\u00e9, et elles en d\u00e9montent les proc\u00e9d\u00e9s rh\u00e9toriques comme on abat des idoles de bois, avec l\u2019urgence \u00e9thique de redresser les femmes courb\u00e9es et la soif de retrouver J\u00e9sus lib\u00e9rateur derri\u00e8re les discours opprimants.<!--more--><\/p>\n<p>Devant l\u2019abondance de citations accablantes, certains seront choqu\u00e9s que les auteures ne cherchent pas d\u2019abord \u00e0 sauver l\u2019autorit\u00e9 des papes, comme le fit Mgr Dupanloup au XIXe si\u00e8cle en interpr\u00e9tant avec largesse l\u2019imbuvable \u00ab Catalogue des erreurs modernes \u00bb du pape Pie IX. D\u2019autres regretteront que les paroles des papes ne soient pas plus mises en contexte de mani\u00e8re acad\u00e9mique. D\u2019autres enfin pr\u00e9f\u00e8reront retenir plut\u00f4t les compliments des papes envers les femmes et leur intention proclam\u00e9e de d\u00e9fendre l\u2019\u00e9gale dignit\u00e9 des femmes et des hommes. Mais on comprend \u00e0 demi-mot que les auteures envisagent les manifestations d\u2019estime et la glorification des femmes comme une tactique magist\u00e9rielle, comme un rideau de fum\u00e9e permettant de pr\u00e9server les in\u00e9galit\u00e9s entre les sexes. Au risque de certains raccourcis, elles s\u2019attardent donc peu sur les nuances et les contradictions des textes de Jean-Paul II.<\/p>\n<p>Ces contradictions, d\u2019autres critiques les ont analys\u00e9es plus explicitement comme les \u00ab \u00e9l\u00e9ments disparates \u00bb d\u2019un \u00ab document de transition \u00bb entre une mentalit\u00e9 patriarcale et une mentalit\u00e9 \u00e9galitaire (Kari E. Borresen<a href=\"#doc1\" name=\"ret1\"> <sup>1<\/sup> <\/a>) ou bien ont pris le temps de d\u00e9masquer la strat\u00e9gie pontificale de \u00ab camouflage \u00bb de l\u2019antif\u00e9minisme (Denise Couture<a href=\"#doc2\" name=\"ret2\"> <sup>2<\/sup> <\/a>). Quant \u00e0 nos deux auteures, elles se concentrent sur une description convaincante des effets de cette rh\u00e9torique sur les femmes. Elles pointent avec justesse que la glorification de \u00ab la femme \u00bb en Marie vient rabaisser les femmes concr\u00e8tes. Sid\u00e9r\u00e9es par cette fausse exaltation d\u2019elles-m\u00eames, elles sont tr\u00e8s exactement sous emprise. R\u00e9duites par Jean-Paul II \u00e0 la sp\u00e9cificit\u00e9 corporelle de leur maternit\u00e9, les femmes se voient attribuer pour mod\u00e8le Marie exalt\u00e9e comme vierge et m\u00e8re. Vierges et m\u00e8res, voici les femmes priv\u00e9es deux fois d\u2019humanit\u00e9 : r\u00e9duites \u00e0 leur sexe, elles sont aussi entrav\u00e9es dans leur sexualit\u00e9, la virginit\u00e9 de Marie \u00e9tant donn\u00e9e en exemple comme la vertu d\u2019un c\u0153ur enti\u00e8rement ouvert \u00e0 Dieu. Vierge et m\u00e8re, voici aussi une injonction paradoxale ! Puisqu\u2019il est impossible d\u2019\u00eatre les deux \u00e0 la fois, les femmes, toujours en faute, se consument dans le d\u00e9sir de bien faire et la culpabilit\u00e9 de ne jamais y parvenir.<\/p>\n<p>Parmi les nombreuses et riches analyses de ce livre, je retiens particuli\u00e8rement la lecture de deux textes du Nouveau Testament qui s\u2019\u00e9clairent mutuellement : J\u00e9sus lavant les pieds de ses disciples (\u00c9vangile selon saint Jean) et l\u2019analogie des \u00e9pousailles (Lettre aux \u00c9ph\u00e9siens).<\/p>\n<p>A la veille de sa passion, J\u00e9sus se d\u00e9pouille de son manteau, se ceint d\u2019un linge et lave les pieds de ses disciples en un geste de soin et de service traditionnellement d\u00e9volu aux femmes. \u00ab Le lavement des pieds d\u00e9fait la r\u00e9partition des r\u00f4les impos\u00e9e aux sexes par le patriarcat. \u00bb Par ce geste, J\u00e9sus \u00ab ne dit pas des femmes que ce qu\u2019elles sont est exceptionnel, ni qu\u2019elles ont une capacit\u00e9 particuli\u00e8re de l\u2019autre : une aptitude f\u00e9minine au service qui leur serait exclusivement r\u00e9serv\u00e9e. Mais il commande \u00e0 tous d\u2019agir comme elles \u00bb. Au grand scandale de Pierre, si bien qu\u2019aujourd\u2019hui la pr\u00e9sentation des minist\u00e8res comme un service sert trop souvent \u00e0 camoufler et justifier un pouvoir sur les femmes et sur les la\u00efcs en g\u00e9n\u00e9ral. Et celles qui servent effectivement sont emp\u00each\u00e9es de laver les pieds et de c\u00e9l\u00e9brer l\u2019Eucharistie : \u00ab Les clercs sont habilit\u00e9s \u00e0 symboliser le service qu\u2019ils ne font pas dans la r\u00e9alit\u00e9, puisque ce sont les femmes qui les servent. Il est m\u00eame interdit \u00e0 la femme d\u2019\u00eatre \u00e0 la place qui repr\u00e9sente ce service et ce soin des autres : la c\u00e9l\u00e9bration de l\u2019Eucharistie. En la c\u00e9l\u00e9brant, le masculin s\u2019approprie la gloire du don alors que, dans la vie de tous les jours, ce sont les femmes qui l\u2019accomplissent. \u00bb Un service v\u00e9ritable ne peut pas \u00eatre une occasion d\u2019exclusion et de pouvoir les uns sur les autres. Il ne suffit donc pas de dire que le presbyt\u00e9rat est un service, il doit le devenir pleinement.<\/p>\n<p>En ne voyant pas que J\u00e9sus s\u2019est d\u00e9pouill\u00e9 de toute pr\u00e9rogative virile, le magist\u00e8re peut pr\u00e9tendre qu\u2019il faut \u00eatre un homme pour repr\u00e9senter J\u00e9sus dans l\u2019Eucharistie. Nos deux auteures citent ainsi Jean-Paul II : \u00ab dans l\u2019eucharistie s\u2019exprime avant tout sacramentellement l\u2019acte r\u00e9dempteur du Christ-\u00c9poux envers l\u2019\u00c9glise-\u00c9pouse. Cela devient transparent et sans \u00e9quivoque lorsque le service sacramentel de l\u2019Eucharistie, o\u00f9 le pr\u00eatre agit <i>in persona christi<\/i>, est accompli par l\u2019homme \u00bb. Cette th\u00e9ologie d\u2019un salut du f\u00e9minin par le masculin s\u2019appuie sur la double analogie des \u00e9pousailles dans le chapitre 5 de l\u2019<i>\u00c9pitre aux \u00c9ph\u00e9siens<\/i> dont l\u2019interpr\u00e9tation est peut-\u00eatre le n\u0153ud du probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re analogie : \u00ab Comme l\u2019\u00c9glise est soumise au Christ, que les femmes soient soumises en tout \u00e0 leur mari \u00bb. Deuxi\u00e8me analogie : \u00ab Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aim\u00e9 l\u2019\u00c9glise. \u00bb Les auteures montrent que la seconde analogie peut venir subvertir la premi\u00e8re ou au contraire la sacraliser. Ainsi Jean-Paul II affirme-t-il d\u2019un c\u00f4t\u00e9 que \u00ab dans la relation mari-femme, la \u02ddsoumission\u02dd n\u2019est pas unilat\u00e9rale, mais bien r\u00e9ciproque \u00bb mais, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, il s\u2019appuie tout de m\u00eame sur cette conception profond\u00e9ment in\u00e9galitaire du mariage pour r\u00e9partir les r\u00f4les entre femmes et hommes : \u00ab Si l\u2019auteur de la lettre aux \u00c9ph\u00e9siens appelle le Christ l\u2019\u00c9poux, il confirme indirectement par cette analogie <i>la v\u00e9rit\u00e9 sur la femme en tant qu\u2019\u00e9pouse<\/i>. L\u2019\u00c9poux est celui qui aime. L\u2019\u00e9pouse est aim\u00e9e. Elle est celle qui re\u00e7oit l\u2019amour pour aimer \u00e0 son tour \u00bb. Maud Amandier et Alice Chablis ont raison de r\u00e9pondre : \u00ab aujourd\u2019hui o\u00f9 la relation conjugale n\u2019est id\u00e9alement plus fond\u00e9e sur l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019un et la soumission de l\u2019autre, mais sur l\u2019affection r\u00e9ciproque, que devient l\u2019analogie paulinienne? \u00c9claire-t-elle vraiment les rapports entre les hommes et les femmes? \u00bb<\/p>\n<p>Leur conviction est que \u00ab la relation humaine n\u2019est pas d\u2019abord sexu\u00e9e, [elle] est d\u2019abord de personne \u00e0 personne, comme l\u2019\u00e9tait celle de J\u00e9sus avec ceux et celles qu\u2019il rencontrait. \u00bb Et leur question finale m\u00e9rite une r\u00e9ponse plus s\u00e9rieuse de notre \u00c9glise : \u00ab Comment quitter cette tentation tr\u00e8s humaine de la sup\u00e9riorit\u00e9 et la peur corr\u00e9lative de ne plus exister si, de sup\u00e9rieur, on devient \u00e9gal et si ma\u00eetres et serviteur deviennent amis ? \u00bb<\/p>\n<hr \/>\n<p>NOTES<\/p>\n<p><a href=\"#ret1\" name=\"doc1\"> 1- <\/a> B\u00d8RRESEN Kari Elisabeth, \u00ab Image ajust\u00e9e, typologie arr\u00eat\u00e9e : analyse critique de <i>Mulieris dignitatem<\/i> \u00bb, in Joseph Dore et al. (eds.). <i>M\u00e9langes en l\u2019honneur de Joseph Moingt<\/i>, Paris 1992. \u00ab La lettre apostolique <i>Mulieris dignitatem<\/i> de 1988 se pr\u00e9sente comme une m\u00e9ditation, ayant l\u2019apparence d\u2019un trait\u00e9 \u00e9difiant. Le contenu doctrinal de ce texte est remarquablement incoh\u00e9rent : L\u2019auteur s\u2019efforce de combiner une anthropologie th\u00e9ologique partiellement ajust\u00e9e \u00e0 la culture post-patriarcale, avec la synth\u00e8se fonci\u00e8rement androcentrique du christianisme traditionnel, d\u00e9ploy\u00e9e dans la christologie, l\u2019eccl\u00e9siologie et la mariologie. Il s\u2019agit donc d\u2019un document de transition, o\u00f9 les \u00e9l\u00e9ments disparates correspondent aux diff\u00e9rents niveaux d\u2019inculturation. \u00bb<\/p>\n<p><a href=\"#ret2\" name=\"doc2\"> 2- <\/a> COUTURE Denise, \u00ab L\u2019antif\u00e9minisme du \u00ab nouveau f\u00e9minisme \u00bb pr\u00e9conis\u00e9 par le Saint-Si\u00e8ge \u00bb, <i>Recherches f\u00e9ministes<\/i>, Volume 25, num\u00e9ro 1, 2012, p. 15-35. http:\/\/id.erudit.org\/iderudit\/1011114ar. \u00ab Il a \u00e9labor\u00e9 un discours phallocentrique exemplaire, nouveau et adapt\u00e9 \u00e0 son temps, qui r\u00e9utilise des concepts f\u00e9ministes en inversant leur signification. La strat\u00e9gie de camouflage de son propre phallocentrisme fonctionne en partie : elle r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9viter l\u2019opposition d\u2019un auditoire, tant catholique que citoyen, pour qui la th\u00e8se de la subordination sociale des groupes des femmes aux groupes des hommes est inaudible et inacceptable. \u00bb<\/p>\n<p>Voir aussi notre bibliographie critique \u00e0 propos du r\u00f4le attribu\u00e9 aux femmes dans les documents magist\u00e9riels. <a href=\"http:\/\/fhedles.fr\/wp-content\/uploads\/@Biblio_critique_magistere1.pdf\">A t\u00e9l\u00e9charger ici.<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une recension du livre de Maud Amandier et Alice Chablis, Le d\u00e9ni\u00a0: Enqu\u00eate sur l&rsquo;\u00c9glise et l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 de sexes,\u00a0\u00c9ditions Bayard\/Novalis, 2014, 394 pages par Gonzague JD\u00a0 Cette recension a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e sur le site\u00a0FHEDLES\u00a0et est reproduite avec les permissions requises. &hellip; <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1938\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":163,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"ppma_author":[300],"class_list":["post-1938","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recensions","author-jobbe-duval_gonzague"],"authors":[{"term_id":300,"user_id":163,"is_guest":0,"slug":"jobbe-duval_gonzague","display_name":"Gonzague JD","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/2a02713ebe9a8472d9386eff83944e266bab682b0a109893991907e2ea9ba9db?s=96&d=wp_user_avatar&r=g","user_url":"","last_name":"JD","first_name":"Gonzague","description":"Gonzague JD est vice-pr\u00e9sident de l'association f\u00e9ministe catholique FHEDLES  (Femmes et hommes, \u00e9galit\u00e9, droits et libert\u00e9s dans les \u00c9glises et la soci\u00e9t\u00e9)."}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1938","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/163"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1938"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1938\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1938"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1938"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1938"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=1938"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}