{"id":2071,"date":"2014-09-11T09:57:10","date_gmt":"2014-09-11T13:57:10","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=2071"},"modified":"2014-11-12T19:42:38","modified_gmt":"2014-11-13T00:42:38","slug":"vers-la-restauration-du-diaconat-pour-les-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=2071","title":{"rendered":"Vers la restauration du diaconat pour les femmes"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><em><strong>En janvier 1982, nos \u00e9v\u00eaques s&rsquo;int\u00e9ressaient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la question de l&rsquo;acc\u00e8s des femmes au diaconat. Gis\u00e8le Turcot y pr\u00e9sentait le document pr\u00e9par\u00e9 par\u00a0Gertrude McLaughlin, S.N.J.M. \u00e0 leur demande.<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><em>L\u2019Ex\u00e9cutif de l\u2019Assembl\u00e9e des \u00e9v\u00eaques du Qu\u00e9bec a invit\u00e9 une bibliste de chez nous, Gertrude McLaughlin, S.N.J.M., \u00e0 pr\u00e9parer un document de travail sur les diaconesses dans l\u2019\u00c9glise. L\u2019\u00e9clairage biblique et l\u2019histoire du diaconat dans les premiers si\u00e8cles du christianisme sont compl\u00e9t\u00e9s par une description du renouveau d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le diaconat f\u00e9minin dans les \u00c9glises s\u0153urs au XIX<sup>e<\/sup> et au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<!--more--><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><em>L\u2019auteur est en relation avec les diaconesses depuis dix-sept ans. Elle a particip\u00e9 \u00e0 leurs sessions d\u2019\u00e9tudes et \u00e0 leurs congr\u00e8s; elle a pr\u00each\u00e9 des retraites \u00e0 ces femmes engag\u00e9es dans le minist\u00e8re. Elle est membre du Conseil d\u2019administration de <\/em>Diakonia of the Americas<em>, l\u2019association des diaconesses de onze \u00c9glises protestantes.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><em>\u00c9ducatrice de carri\u00e8re, auteur de nombreux articles, Sr McLaughlin a dirig\u00e9 le Centre biblique du dioc\u00e8se de Montr\u00e9al \u2014 secteur anglais. R\u00e9dactrice du feuillet <\/em>Discover the Bible<em> de 1965 \u00e0 1974, elle y contribue encore. Elle est pr\u00e9sidente de la Soci\u00e9t\u00e9 biblique canadienne, r\u00e9gion de Montr\u00e9al, et membre de l\u2019Ex\u00e9cutif national. En 1978, elle recevait la m\u00e9daille <\/em>Pro Ecclesia et Pontifice<em> pour son \u0153uvre biblique. Elle d\u00e9tient un Magister de l\u2019Institut Regina Mundi de Rome.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><strong>Vers la restauration du diaconat pour les femmes<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">I. Introduction<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">II. Emploi du terme \u201cdiakonos\u201d et les mots de m\u00eame famille<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">III. Emploi du terme\u00a0\u201cdiakonos\u201d dans le Nouveau Testament<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">IV. Appellation des minist\u00e8res dans le Nouveau Testament<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">a. \u201ctravailleuses\u201d<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> b. ap\u00f4tres<br \/>\nc. proph\u00e8tes<br \/>\nd. couples mari\u00e9s<br \/>\ne. maisons\u2014\u00e9glises<br \/>\nf. \u201cveuves\u201d<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">V. Diakonos \u2014 diakonissa dans les trois premiers si\u00e8cles<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">VI. a. Diaconesses dans l\u2019\u00c9glise orientale<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 b. D\u00e9clin des diaconesses<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">VII. Renouveau de l\u2019Ordre des diaconesses au 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/span><\/p>\n<p class=\"p18\" style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">&#8211; dans les \u00c9glises protestantes de l\u2019Europe<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> &#8211; dans les pays d\u2019expression anglaise<\/span><\/p>\n<p class=\"p19\" style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">VIII. Recrudescence du diaconat permanent et les aspirations des femmes<\/span><\/p>\n<hr style=\"font-family: Arial;\" \/>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>I. INTRODUCTION<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Il y avait dans les communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes du Nouveau Testament et dans l\u2019\u00c9glise primitive des minist\u00e8res pour les femmes appel\u00e9s <span style=\"font-style: italic;\">diakonos<\/span>. Nous poss\u00e9dons plusieurs t\u00e9moignages relatifs \u00e0 cette situation. Ces femmes \u00e9taient tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9es et leur travail est clairement attest\u00e9. Cependant, quand il s\u2019agit d\u2019obtenir une description pr\u00e9cise de leur r\u00f4le, de leurs fonctions et de leur place dans l\u2019\u00c9glise, on rencontre les m\u00eames difficult\u00e9s que dans l\u2019\u00e9tude de tout autre minist\u00e8re. Par contre, la connaissance de\u00a0son \u00e9volution reste incompl\u00e8te \u00e0 cause du manque de documentation valable et de la multiplicit\u00e9 des t\u00e9moignages contradictoires.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Le cas du minist\u00e8re des femmes est doublement difficile. Premi\u00e8rement, parce que la m\u00e9fiance \u00e0 l\u2019endroit des femmes semble caract\u00e9riser la plupart des ordonnances eccl\u00e9siastiques. Deuxi\u00e8mement, parce qu\u2019\u00e0 peu pr\u00e8s tout ce que nous savons nous vient sous forme de d\u00e9fenses et d\u2019interdictions laissant chacun soup\u00e7onner que son r\u00f4le \u00e9tait plus important qu\u2019\u00e0 premi\u00e8re vue. On n\u2019interdit pas ce qui n\u2019existe pas.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Une des caract\u00e9ristiques du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est l\u2019\u00e9mergence des femmes\u00a0dans tous les champs de la soci\u00e9t\u00e9. Elles ont eu acc\u00e8s \u00e0 des positions\u00a0qui, il y a peu de temps, auraient \u00e9t\u00e9 inimaginables. Les femmes veulent maintenant la m\u00eame reconnaissance dans l&rsquo;\u00c9glise. Comme l\u2019\u00e9minent liturgiste, Cypriano Vagaggini, O.S.B., le dit dans un article r\u00e9cent<a href=\"#doc1\" name=\"ret1\"><sup>1<\/sup><\/a>, ce n\u2019est pas un minist\u00e8re pour les femmes dans l\u2019\u00c9glise qui est demand\u00e9 car il a toujours exist\u00e9. Les femmes ont toujours eu un r\u00f4le et une place dans l\u2019\u00c9glise. Ce qu\u2019elles demandent aujourd\u2019hui c\u2019est que ce minist\u00e8re soit confirm\u00e9 [par] l\u2019ordination. La plus humble de ces requ\u00eates propose que le diaconat restaur\u00e9 pour les hommes par Vatican II et par le<i> motu proprio<\/i> du Pape Paul VI, <i>Sacrum diaconatus ordinam<\/i> de juin 1967, soit aussi appliqu\u00e9 pour les femmes.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Le minist\u00e8re diaconal est d\u00e9j\u00e0 exerc\u00e9 par des femmes dans l\u2019\u00c9glise. Et cette r\u00e9alit\u00e9 n\u2019existe pas seulement dans les pays o\u00f9 s\u00e9vit une grande p\u00e9nurie de pr\u00eatres comme en Am\u00e9rique latine, mais m\u00eame ici, au Canada et au Qu\u00e9bec. Une \u00e9tude pouss\u00e9e sur ce sujet prouve que l\u2019ordination des femmes au diaconat n\u2019est pas une innovation mais un retour \u00e0 une ancienne tradition. Aussi, comme le P\u00e8re Yves Congar, O.P.<a href=\"#doc2\" name=\"ret2\"><sup>2<\/sup><\/a>\u00a0le fait remarquer, le diaconat n\u2019ajoute aucun nouveau pouvoir ou fonction que tout la\u00efque baptis\u00e9 peut exercer, mais il le consacre par le t\u00e9moignage d\u2019un engagement permanent.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>II. L \u2018EMPLOI DU MOT <i>DIAKONOS <\/i>ET DES MOTS DE M\u00caME FAMILLE<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Le mot <i>diakonos<\/i><a href=\"#doc3\" name=\"ret3\"><sup>3<\/sup><\/a>\u00a0et les mots de m\u00eame famille sont propres au Nouveau Testament. Bien que connu depuis H\u00e9rodote dans le Grec classique, <i>diakonos<\/i> n\u2019est ordinairement\u00a0pas \u00a0employ\u00e9 dans le sens de <span style=\"font-style: italic;\">serviteur<\/span>. On ne le rencontre jamais dans la version de la Septante, mais on le trouve fr\u00e9quemment dans le Nouveau Testament et dans les textes de la plupart des \u00e9crivains du Nouveau Testament<a href=\"#doc4\" name=\"ret4\">\u00a0<sup>4<\/sup><\/a>. \u00a0<i>Diakonos<\/i> a cette particularit\u00e9 d\u2019indiquer le service rendu \u00e0 un autre tr\u00e8s personnellement. Il y a un rapprochement plus \u00e9troit \u00e0 \u00e9tablir avec l\u2019id\u00e9e de \u00ab\u00a0service dans l\u2019amour\u00a0\u00bb<a href=\"#doc5\" name=\"ret5\"><sup>5<\/sup><\/a>. \u00a0Dans les \u00c9vangiles il est maintes fois employ\u00e9 dans son sens \u00e9tymologique: au sujet de la belle-m\u00e8re de Pierre (Mc 1, 31), de Marthe (Lc 10,40; Jn 12,2), des serviteurs de Cana (Jn 2, 5,9), des femmes \u00ab qui les assistaient de leurs biens\u00a0\u00bb (Lc 8,3; 23,49).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Les Actes des Ap\u00f4tres et les \u00c9pitres emploient le mot <i>diakonos<\/i> au sens large de <span style=\"font-style: italic;\">serviteur<\/span> et dans le sens plus restreint de <span style=\"font-style: italic;\">collaborateur sp\u00e9cial<\/span> \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l\u2019\u00c9glise. L\u2019emploi indiscut\u00e9 de ce dernier sens est plut\u00f4t rare. Dans les Actes 6,1-6, p\u00e9ricope g\u00e9n\u00e9ralement cit\u00e9e comme principe fondamental du minist\u00e8re du <i>diakonos, <\/i>le terme lui-m\u00eame n\u2019apparait pas. Les mots de la m\u00eame famille sont employ\u00e9s dans les deux sens pour identifier les travaux des Douze, \u00ab\u00a0le minist\u00e8re (<i>diakonia<\/i>) du Verbe\u00a0\u00bb (6,4) et des Sept \u00ab\u00a0pour servir aux tables\u00a0\u00bb (<i>diakonein<\/i>) (6,2). Etienne et Philippe ne sont jamais appel\u00e9s <i>diakonos<\/i>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Paul attribue \u00e0 plusieurs personnes le titre de <i>diakonos<\/i>. Il l\u2019utilise quand il parle d\u2019Apollos et de lui- m\u00eame (I Co 3,5). Il l\u2019emploie pour ses collaborateurs Tychius (Ep 6,21), Epaphras (Co 1,7), Timoth\u00e9e (1 Ti 4,6) ainsi que tous les chr\u00e9tiens (2Co 6,4; 11,23; Ep 3,7). En g\u00e9n\u00e9ral, dans toutes ces circonstances, on emploie le sens de serviteur. On respecte ainsi le commandement de J\u00e9sus: \u00ab\u00a0Il ne doit pas en \u00eatre ainsi parmi vous\u00a0: au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, se fera votre serviteur&#8230; Aussi bien, le Fils de l\u2019homme lui-m\u00eame n\u2019est pas venu pour \u00eatre servi, mais pour servir et donner sa vie en ran\u00e7on pour une multitude\u00a0\u00bb. (Mc 10,143).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Le premier usage que Paul fait de ce mot pour d\u00e9terminer une fonction sp\u00e9cifique se trouve dans la salutation de l&rsquo;\u00e9pitre aux chr\u00e9tiens de Philippes\u00a0: \u00ab\u00a0&#8230; \u00e0 tous les saints dans le Christ J\u00e9sus qui sont \u00e0 Philippes, avec leurs \u00e9piscopes et leurs diacres\u00a0\u00bb (Ph 1,1). Les deux mots sont au pluriel, chose surprenante pour un aussi petit groupe de chr\u00e9tiens que celui de l\u2019\u00c9glise de Philippes. Phoeb\u00e9e est appel\u00e9e <span class=\"s1\"><i>diakonos<\/i><\/span> (Rm 16,3). Ce cas sera \u00e9tudi\u00e9 plus tard.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">La r\u00e9f\u00e9rence la plus pr\u00e9cise et la plus d\u00e9taill\u00e9e relative \u00e0 <i>diakonos<\/i> se rencontre dans la premi\u00e8re lettre\u00a0\u00e0 Timoth\u00e9e. Cette lettre r\u00e9v\u00e8le l\u2019organisation pastorale de l\u2019\u00c9glise en Asie Mineure \u00e0 la fin du 1<sup>er<\/sup> si\u00e8cle.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">D\u2019abord, les qualit\u00e9s requises pour devenir <span class=\"s1\"><i>episkopos<\/i><\/span> sont \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans 1 Tm 3,2. Elles sont en accord avec sa charge de responsable ou de surveillant dans l\u2019\u00c9glise. 1 Tm 3,2 se lit ainsi: \u00ab\u00a0Qu\u2019il soit mari d\u2019une seule femme\u00a0\u00bb. Puis les qualit\u00e9s d\u2019un <span class=\"s1\"><i>diakonos<\/i><\/span> sont d\u00e9taill\u00e9es (1 Tm 3,8-13). Ce passage se lit\u00a0: \u00ab\u00a0Les diacres, eux aussi, seront des hommes dignes, n\u2019ayant qu\u2019une parole, mod\u00e9r\u00e9s dans l\u2019usage du vin, fuyant les profits malhonn\u00eates, Qu\u2019ils gardent le myst\u00e8re de la foi dans une conscience pure. On commencera par les mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, et ensuite, si on n\u2019a rien \u00e0 leur reprocher, on les admettra aux fonctions de diacres. Que pareillement les femmes soient dignes, point m\u00e9disantes, sobres, fid\u00e8les en tout. Les diacres doivent n\u2019avoir \u00e9t\u00e9 mari\u00e9s qu\u2019une fois, savoir bien diriger leurs enfants et leur propre maison.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Leur r\u00f4le est compar\u00e9 \u00e0 celui des <span class=\"s1\"><i>episkopos<\/i><\/span>, \u00ab\u00a0Les diacres, eux aussi&#8230;\u00a0\u00bb comme leurs qualifications sont en accord avec leurs fonctions de collaborateurs des <span class=\"s1\"><i>\u00e9piskopos<\/i><\/span> et qu\u2019ils assument les responsabilit\u00e9s des \u0153uvres de charit\u00e9. Mais la description est interrompue au verset II.\u00a0\u00ab\u00a0Les femmes aussi&#8230;\u00a0\u00bb comme <span class=\"s1\"><i>diakonoi<\/i><\/span> sont compar\u00e9es aux <span class=\"s1\"><i>episkopoi<\/i><\/span>, ainsi les femmes sont-elles compar\u00e9es aux <span class=\"s1\"><i>diakonoi<\/i><\/span>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>III. L\u2019EMPLOI DE <i>DIAKONOS<\/i> POUR LES FEMMES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Qui sont ces femmes? Saint Jean Chrysostome a r\u00e9pondu \u00e0 cette question dans son commentaire de 1 Tm\u00a0: \u00ab\u00a0Certains ont pens\u00e9 que ce terme est employ\u00e9 pour les femmes en g\u00e9n\u00e9ral, mais ce n\u2019est pas le cas; pourquoi Paul ins\u00e9rerait-il quoi que ce soit au sujet des femmes pour interrompre son propos? Il parle des femmes qui assument la fonction de diacre\u00a0\u00bb<a href=\"#doc7\" name=\"ret7\"> <sup>7<\/sup><\/a>. Cependant, plusieurs traductions conservent encore l\u2019expression \u00ab\u00a0leurs femmes\u00a0\u00bb mais ce n\u2019est pas la version commun\u00e9ment admise. Ce texte est consid\u00e9r\u00e9 comme la r\u00e9f\u00e9rence la plus explicite de tout le Nouveau Testament en ce qui a trait \u00e0 la charge de diaconesse. Il y a plusieurs raisons de pr\u00e9f\u00e9rer cette interpr\u00e9tation\u00a0:<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">(1) Le mot est au pluriel. Il est par cons\u00e9quent \u00e9quivoque d\u2019y voir une r\u00e9f\u00e9rence aux \u00ab\u00a0femmes\u00a0\u00bb des diacres. Le verset suivant est plus clair, l\u00e0 le mot femme est au singulier. \u00ab\u00a0Les diacres doivent \u00eatre le mari d\u2019une seule femme\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">(2) L\u2019adverbe <em>pareillement<\/em> \u00e9tablit une relation avec diacres comme le m\u00eame adverbe met <em>diacres<\/em> en parall\u00e8le avec <em>\u00e9v\u00eaques<\/em> quand il pr\u00e9sente une nouvelle cat\u00e9gorie de personnes.<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">(3) Les qualit\u00e9s requises pour les femmes sont les m\u00eames que celles qui sont exig\u00e9es pour les hommes.<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">(4) Puisque les qualit\u00e9s n\u00e9cessaires pour la femme d\u2019un \u00e9v\u00eaque ne sont pas mentionn\u00e9es, il n\u2019y a pas de raison que la femme d\u2019un fonctionnaire subalterne doive faire preuve des qualit\u00e9s \u00e9num\u00e9r\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px; font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">(5) Dans le Nouveau Testament le mot grec <span class=\"s1\"><i>diakonos<\/i><\/span> est f\u00e9minin et masculin. Quant au terme <span class=\"s1\"><i>diakonissa<\/i><\/span>, il n\u2019est pas apparu dans le Grec eccl\u00e9siastique avant la fin du troisi\u00e8me si\u00e8cle<a href=\"#doc8\" name=\"ret8\"><sup>8<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Par cons\u00e9quent, il est donc pr\u00e9f\u00e9rable de conclure avec les commentaires modernes, y compris Ceslas Spicq<a href=\"#doc9\" name=\"ret9\"> <sup>9<\/sup><\/a>, qu\u2019on trouve ici une r\u00e9f\u00e9rence directe aux femmes diacres.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">C\u2019est dans cet \u00e9clairage qu\u2019on doit lire en Romains 16,1: \u00ab\u00a0Je vous recommande Ph\u00e9b\u00e9e, notre s\u0153ur, diaconesse de l\u2019\u00c9glise de Cenchr\u00e9es\u00a0\u00bb. Il faut noter ici, l\u2019emploi de <span class=\"s1\"><i>diakonos<\/i><\/span> dans son sens strict comme le donnent les notes n) et o) de TOB: \u00ab\u00a0qui exerce la fonction dans l\u2019assembl\u00e9e de Cenchr\u00e9es\u00a0\u00bb. Il met en \u00e9vidence le sens du verset qui suit. Ph\u00e9b\u00e9e est appel\u00e9e <i>prostasis<\/i> (protectrice) de l\u2019\u00c9glise, ce mot est employ\u00e9 seulement ici dans le Nouveau Testament. Il est traduit de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons dans les diverses versions, on trouve donc <em>ami<\/em>, <em>secoureur<\/em>,\u00a0<em>aide<\/em>. \u00c9tymologiquement il signifie \u00ab\u00a0se tenir devant, se tenir en avant\u00a0\u00bb. Et Thayer, dans son dictionnaire grec-anglais du Nouveau Testament, le traduit comme \u00ab\u00a0une femme plac\u00e9e au-dessus des autres\u00a0\u00bb i.e. exer\u00e7ant une certaine influence dans la communaut\u00e9. On peut conclure que Ph\u00e9b\u00e9e avait de l\u2019importance et de l\u2019autorit\u00e9 dans son milieu, sans toutefois laisser croire qu\u2019elle participait \u00e0 un minist\u00e8re institutionnel tel que l\u2019\u00c9glise ult\u00e9rieure l\u2019aurait reconnu<a href=\"#doc10\" name=\"ret10\"><sup>10<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>IV. LE MINIST\u00c8RE DES FEMMES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><i>Travailleuses, ap\u00f4tres, proph\u00e8tes, couples-mari\u00e9s, maisons-\u00e9glises, veuves. <\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">\u00ab\u00a0Il n\u2019y a ni Juif ni Grec, il n\u2019y a ni esclave ni homme libre, il n\u2019y a ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu\u2019un dans le Christ J\u00e9sus\u00a0\u00bb. (Gal 3,28) Les lettres de Paul prouvent avec \u00e9vidence que l\u2019\u00c9glise primitive a v\u00e9cu conform\u00e9ment \u00e0 cette parole. \u00c0 travers\u00a0ses lettres, nous connaissons quelques-uns de ses collaborateurs. C\u2019est dans l\u2019\u00e9p\u00eetre aux Philippiens\u00a0: Evodie et Syntich\u00e8 qui ont \u00ab\u00a0travaill\u00e9 c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te avec moi pour l\u2019\u00c9vangile\u00a0\u00bb (Phil 4,2). Par les Actes, nous apprenons qu\u2019\u00e0 Philippes, l\u2019\u00c9glise se rencontrait dans la maison de \u00ab Lydia, la marchande en pourpre\u00a0\u00bb, une femme qui avait des moyens (Act 16, 14, 40). Les noms de plusieurs apparaissent \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9p\u00eetre aux Romains\u00a0: \u00ab\u00a0Marie qui s\u2019est bien fatigu\u00e9e pour vous\u00a0\u00bb (16,6); \u00ab\u00a0Saluez Tryph\u00e8ne et Tryphose qui se fatiguent dans le Seigneur\u00a0\u00bb (16,12); \u00ab Saluez ma ch\u00e8re Persis qui s\u2019est beaucoup fatigu\u00e9e dans le Seigneur\u00a0\u00bb (16,12) et plusieurs autres. Il imite ainsi J\u00e9sus qui selon les \u00c9vangiles acceptait l\u2019aide des femmes; celles qui l\u2019ont accompagn\u00e9 dans son minist\u00e8re (Lc 8,1-3; 23,49). Elles sont ses disciples (Lc 10,39; Jn 4,21), ses premi\u00e8res missionnaires (Jn 14,28-30,42; Mt 28,10) et aussi\u00a0les fondatrices de l\u2019\u00c9glise \u00e0 la Pentec\u00f4te (Ac 1, 12-14; 2,1).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Paul \u00e9num\u00e8re les minist\u00e8res qui \u00e9taient connus dans les \u00c9glises qu\u2019il fonda. \u00ab\u00a0Il en est que Dieu a \u00e9tablis dans l\u2019\u00c9glise, premi\u00e8rement comme ap\u00f4tres, deuxi\u00e8mement comme proph\u00e8tes, troisi\u00e8mement contre docteurs&#8230; \u00bb (1 Co 12,28). \u00ab\u00a0Car la construction que vous \u00eates a pour fondations les ap\u00f4tres et les proph\u00e8tes, et pour pierre d\u2019angle le Christ J\u00e9sus lui-m\u00eame\u00a0\u00bb. (Eph 2,20). A part son fid\u00e8le compagnon Timoth\u00e9e, Paul donne le nom \u00ab\u00a0d\u2019ap\u00f4tre\u00a0\u00bb uniquement au couple de nouveaux convertis Andronicus et Junie, \u00ab\u00a0mes parents et mes compagnons de captivit\u00e9; ce sont des ap\u00f4tres marquants qui m\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans le Christ\u00a0\u00bb (Rm 16,7)<sup><span style=\"font-size: 8pt;\"><a href=\"#doc11\" name=\"ret11\">11<\/a><\/span><\/sup>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\">Paul reconna\u00eet que les femmes \u00ab\u00a0proph\u00e9tisent et prient\u00a0\u00bb (l Co 11,5). M\u00eame si dans un long commentaire il leur recommande de rester voil\u00e9es, il ne leur d\u00e9fend pas de proph\u00e9tiser. On doit distinguer entre \u00ab\u00a0proph\u00e9tie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0prendre la parole dans l\u2019\u00c9glise\u00a0\u00bb; ce qui est d\u00e9fendu (1 Co 14,34; 1Tim 2,11). Les quatre filles de Philippe, l\u2019\u00e9vang\u00e9liste, sont pr\u00e9sent\u00e9es comme \u00ab\u00a0proph\u00e8tes\u00a0\u00bb (Ac 21,9). On doit interpr\u00e9ter ce mot selon le sens que Paul lui donne\u00a0: \u00ab\u00a0Celui qui proph\u00e9tise au contraire parle aux hommes; il \u00e9difie, exhorte, console. Celui qui parle en langue s\u2019\u00e9difie lui-m\u00eame, celui qui proph\u00e9tise \u00e9difie l\u2019assembl\u00e9e\u00a0\u00bb (1 Co 14,3-4). Dans leur\u00a0travail \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00c9glise, les femmes sont vues m\u00eame comme ap\u00f4tres et proph\u00e8tes.<\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Il y avait des couples mari\u00e9s qui exer\u00e7aient ensemble un minist\u00e8re dans l\u2019\u00c9glise du Nouveau Testament. En<i> <\/i>t\u00eate de liste, apparaissent Aquila et Prisca. On les voit \u00e0 Corinthe o\u00f9 ils \u00e9taient r\u00e9cemment arriv\u00e9s de Rome (Ac 18,2); plus tard nous les rencontrons \u00e0 \u00c9ph\u00e8se. L\u00e0, ils sont les professeurs d\u2019Apollos, \u00ab\u00a0et lui expos\u00e8rent plus exactement la Voie\u00a0\u00bb (Ac 18,26). Leur maison devient le lieu de r\u00e9union pour les chr\u00e9tiens comme Paul l\u2019\u00e9crit d\u2019\u00c9ph\u00e8se\u00a0: \u00ab\u00a0Aquila et Prisca vous saluent bien dans le Seigneur ainsi que l\u2019assembl\u00e9e qui se r\u00e9unit chez eux\u00a0\u00bb (1 Co 16,19). Plus tard, apr\u00e8s avoir vant\u00e9 le z\u00e8le de ce couple, Paul \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Saluez aussi l\u2019\u00c9glise qui se r\u00e9unit chez eux\u00a0\u00bb (Rm 16,5). Dans sa courte lettre \u00e0 Phil\u00e9mon, il commence par le saluer, lui, et \u00ab Apphia notre s\u0153ur et l\u2019\u00c9glise qui s\u2019assemble dans ta maison\u00a0\u00bb (Phm 1,2). Le premier endroit de r\u00e9union pour les chr\u00e9tiens \u00e9tait la maison des croyants. Les convertis de la Pentec\u00f4te\u00a0: \u00ab\u00a0Jour apr\u00e8s jour, d\u2019un seul c\u0153ur, ils fr\u00e9quentaient assid\u00fbment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons\u00a0\u00bb (Ac 2,46). \u00ab\u00a0La fraction du pain\u00a0\u00bb est le plus ancien nom donn\u00e9 \u00e0 l\u2019eucharistie. Les maisons des femmes influentes devinrent les premi\u00e8res \u00e9glises\u00a0: Lydie de Philippes (Ac 17,5,40), Pho\u00e9b\u00e9e de Cenchr\u00e9es (Ro 16,1), Nymphe de Colosse (ou Laodic\u00e9e) (Col 14,15), et combien d\u2019autres? Il n\u2019y a qu\u2019un autre groupe de femmes dont le minist\u00e8re est mentionn\u00e9 dans le Nouveau Testament, ce sont les \u00ab veuves\u00a0\u00bb cit\u00e9es dans la premi\u00e8re lettre\u00a0\u00e0 Timoth\u00e9e (5,3-16). Ce que Paul veut dire par \u00ab\u00a0inscrite\u00a0\u00bb au verset 9 n\u2019est pas clair, mais dans l\u2019\u00c9glise ult\u00e9rieure la fonction de \u00ab\u00a0veuves et vierges\u00a0\u00bb semble importante; cette fonction \u00e9tait souvent confondue avec celle des diaconesses et parfois elle en \u00e9tait la rivale.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>V. <i>DIAKONOS<\/i> \u2014 <i>DIAKONISSA<\/i> AUX TROIS PREMIERS SI\u00c8CLES<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">On doit attendre jusqu\u2019au troisi\u00e8me si\u00e8cle avant de trouver une r\u00e9f\u00e9rence pr\u00e9cise relative au r\u00f4le, \u00e0 la fonction et au statut de diacres dans l\u2019\u00c9glise, m\u00eame si cet \u00ab\u00a0ordre\u00a0\u00bb existait depuis les premiers temps. La <em><span class=\"s1\">Didach\u00e8<\/span><\/em> ou Enseignement des Douze Ap\u00f4tres mentionne seulement les \u00e9v\u00eaques et les diacres comme ministres (l5:1-2) et ne va pas plus loin que ce qui est prescrit en 1 Tm 3. Dans la premi\u00e8re\u00a0lettre de Cl\u00e9ment, vers l\u2019an 100, l\u2019\u00c9glise semble \u00eatre organis\u00e9e comme une arm\u00e9e imp\u00e9riale, \u00ab\u00a0Fr\u00e8res, servons dans notre arm\u00e9e\u00a0\u00bb (37,1). L\u2019\u00e9crivain voit l\u2019ordre des \u00e9v\u00eaques et des diacres \u00e9tabli par les Ap\u00f4tres (42,4), il remonte m\u00eame \u00e0 l\u2019Ancien Testament (42,5; citant Isa\u00efe 60,17 dans la traduction des Septante). Il nous dit tr\u00e8s peu de choses au sujet des diacres parce qu\u2019il semble d\u00e9sireux de rectifier les \u00e9carts des \u00e9v\u00eaques de Corinthe.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Dans les premiers \u00e9crivains tels Cl\u00e9ment de Rome, Ignace d\u2019Antioche, Polycarpe de Smyrne, nous constatons qu\u2019une hi\u00e9rarchie d\u2019\u00e9v\u00eaques et de diacres &#8211; habituellement cit\u00e9s ensemble &#8211; et de presbytres est fermement \u00e9tablie. Leur point de vue peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9 dans l\u2019exhortation de saint Ignace\u00a0: \u00ab\u00a0Respectons les diacres comme J\u00e9sus-Christ, de m\u00eame que l\u2019\u00e9v\u00eaque est aussi l\u2019image du P\u00e8re et les presbytres comme le Conseil de Dieu et le Coll\u00e8ge des Ap\u00f4tres. Sans eux le nom de l\u2018\u00c9glise ne peut pas \u00eatre donn\u00e9\u00a0\u00bb<a href=\"#doc12\" name=\"ret12\"><sup>12<\/sup><\/a>. La seule femme nomm\u00e9e comme ministre par les P\u00e8res apostoliques est la \u00ab\u00a0veuve\u00a0\u00bb dont le travail est de \u00ab\u00a0prier sans cesse pour tous les hommes\u00a0\u00bb; d\u00e8s lors Polycarpe les appelle \u00ab\u00a0l\u2019autel de Dieu\u00a0\u00bb<a href=\"#doc13\" name=\"ret13\"><sup>13<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">La plus ancienne mention des diaconesses apr\u00e8s le Nouveau Testament se trouve dans la lettre num\u00e9ro 96 de Pline, gouverneur de Bithynie, \u00e0 Trajan vers 111 A.D. Cette lettre est un important t\u00e9moin de la chr\u00e9tient\u00e9 primitive. L\u2019auteur \u00e9crit en partie: \u00ab\u00a0\u2026Je juge plus n\u00e9cessaire de trouver la v\u00e9rit\u00e9 par l\u2019examen m\u00eame sous la torture de deux femmes qui \u00e9taient appel\u00e9es diaconesses (<i>ministrae)<\/i>\u00a0\u00bb<a href=\"#doc14\" name=\"ret14\"> <sup>14<\/sup> <\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Deux commentateurs \u00e9minents des \u00c9critures nous donnent un aper\u00e7u de\u00a0la compr\u00e9hension du minist\u00e8re des femmes. Le premier, Cl\u00e9ment d\u2019Alexandrie (155-220) en charge de l\u2019\u00e9cole cat\u00e9ch\u00e9tique d\u2019Alexandrie, interpr\u00e8te la 1<sup>re<\/sup> \u00e9p\u00eetre \u00e0 Timoth\u00e9e 3,11 comme une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 \u00ab\u00a0femmes diacres\u00a0\u00bb. Il \u00e9crit \u00ab\u00a0Les Ap\u00f4tres prirent des femmes avec eux, non comme \u00e9pouses, mais comme s\u0153urs pour partager leur minist\u00e8re (<i>syndiakonos<\/i>) aupr\u00e8s des femmes demeurant \u00e0 la maison; par leur interm\u00e9diaire l\u2019enseignement sur le Seigneur atteignit les quartiers des femmes sans \u00e9veiller de soup\u00e7on\u00a0\u00bb<a href=\"#doc15\" name=\"ret15\"><sup>15<\/sup><\/a>. Orig\u00e8ne, son successeur \u00e9crit au sujet de l\u2019\u00e9p\u00eetre aux Romains 16,2\u00a0: \u00ab\u00a0Ce passage d\u00e9montre avec une autorit\u00e9 tout apostolique que les femmes \u00e9taient d\u00e9sign\u00e9es au minist\u00e8re de l\u2019\u00c9glise\u00a0\u00bb. Paul recommande et loue Ph\u00e9b\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en charge de\u00a0l\u2019\u00c9glise de Cenchr\u00e9es\u2026 Ce texte r\u00e9v\u00e8le deux choses\u00a0: la premi\u00e8re, qu\u2019il y avait, comme nous l\u2019avons dit, des femmes ministres; la deuxi\u00e8me, qu\u2019on s\u2019attendait \u00e0 ce que ceux qui, par leur collaboration, avaient \u00e9t\u00e9 d\u2019un assez grand secours pour m\u00e9riter l\u2019\u00e9loge de l\u2019\u00c9glise, soient compt\u00e9s au nombre des ministres<a href=\"#doc16\" name=\"ret16\"><sup>16<\/sup><\/a>. Cependant, ces \u00e9crivains nous disent peu de choses au sujet des usages de l\u2019\u00c9glise contemporaine de leur temps.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Avec le troisi\u00e8me si\u00e8cle nous avons le d\u00e9but des <em>Constitutions de l\u2019\u00c9glise<\/em>\u00a0qui expliquent les c\u00e9r\u00e9monies liturgiques et l\u2019\u00e9tablissement hi\u00e9rarchique pour aider les \u00e9v\u00eaques dans leur minist\u00e8re. Le plus ancien <em><span class=\"s1\">La Tradition apostolique<\/span><\/em>\u00a0parut \u00e0 Rome vers 215. Ce texte fut \u00e9crit en grec par Hippolyte, un pr\u00eatre de Rome en d\u00e9saccord avec le pape saint Calliste. Il contient plusieurs r\u00e9f\u00e9rences quant \u00e0 l\u2019ordination des diacres et de leurs fonctions dans l\u2019\u00c9glise comme collaborateurs de l\u2019\u00e9v\u00eaque et vou\u00e9s au service des pauvres<sub>. <\/sub>Il insiste pour que le diacre soit ordonn\u00e9 \u00ab\u00a0<i>non in sacerdotio sed in ministerio <\/i>\u00bb<a href=\"#doc17\" name=\"ret17\"><sup>17<\/sup><\/a>. \u00a0Avant que ce texte soit \u00e9crit, le pouvoir des diacres \u00e0 Rome rivalisait avec celui des pr\u00eatres et m\u00eame des \u00e9v\u00eaques. Gr\u00e9gory Dix, qui a \u00e9dit\u00e9 ce document, dit\u00a0: \u00ab\u00a0<span class=\"s1\">La Tradition apostolique<\/span> peut \u00eatre vue comme une attaque \u00e0 l\u2019endroit des diacres sous le couvert d\u2019un r\u00e9sum\u00e9 de leurs devoirs, et une glorification analogue des presbytres\u00a0\u00bb<a href=\"#doc18\" name=\"ret18\"><sup>18<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">La seule r\u00e9f\u00e9rence au minist\u00e8re des femmes, touche les \u00ab\u00a0veuves\u00a0\u00bb dont il dit qu\u2019elles ne sont point ordonn\u00e9es mais \u00ab\u00a0d\u00e9sign\u00e9es\u00a0\u00bb<a href=\"#doc19\" name=\"ret19\"> <sup>19<\/sup> <\/a>, tout comme les veuves de la premi\u00e8re\u00a0\u00e9p\u00eetre \u00e0 Timoth\u00e9e en 5,19 qui \u00e9taient \u00ab\u00a0inscrites\u00a0\u00bb. Il n\u2019y a aucune mention des femmes diacres<span style=\"line-height: 10px;\">. <\/span>Il est \u00e9trange qu\u2019Hippolyte donne en d\u00e9tail le rite du bapt\u00eame<span style=\"line-height: 13.3333px;\">.<\/span> Les cat\u00e9chum\u00e8nes doivent entrer dans l\u2019eau compl\u00e8tement d\u00e9v\u00eatus, et une des premi\u00e8res fonctions r\u00e9serv\u00e9es aux diaconesses \u00e9tait d\u2019assister les femmes au bapt\u00eame \u00ab\u00a0par souci des convenances\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>VI. \u00a0 \u00a0A) DIACONESSE DANS L\u2019\u00c9GLISE ORIENTALE<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">\u00c0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque o\u00f9 \u00e0 Rome paraissait <span class=\"s1\"><em>La Tradition apostolique<\/em>, <\/span>l\u2019Orient, probablement en Syrie, produisait un document dont l\u2019influence sera consid\u00e9rable sur les <em>Constitutions<\/em> dans l\u2019\u00c9glise des si\u00e8cles qui suivront. <span class=\"s1\">La <em>Didascalia Apostolorum<\/em><\/span> pr\u00e9tend avoir \u00e9t\u00e9 l\u2019enseignement des Ap\u00f4tres, mais elle refl\u00e8te l\u2019\u00c9glise orientale du temps. Dans ce texte on trouve en d\u00e9tail les devoirs de tous les \u00e9chelons de la hi\u00e9rarchie. Dans un chapitre sur le respect d\u00fb aux \u00e9v\u00eaques (ch XXV) nous lisons\u00a0: \u00ab\u00a0Parce que dans votre milieu l\u2019\u00e9v\u00eaque repr\u00e9sente Dieu tout-puissant. Mais le diacre repr\u00e9sente le Christ; et aimez-le. Les diaconesses devraient \u00eatre honor\u00e9es comme l\u2019Esprit Saint, et les presbytres, \u00eatre pour vous semblables aux Ap\u00f4tres\u00a0\u00bb. La citation trahit l\u2019origine du terme parce qu\u2019en syriaque, <span style=\"font-style: italic;\">Esprit<\/span> est f\u00e9minin. Il t\u00e9moigne aussi de l\u2019estime pour les diaconesses. Les diaconesses sont toujours nomm\u00e9es parall\u00e8lement aux diacres (ch XVI, 3). \u00ab\u00a0Alors qu\u2019un \u00e9v\u00eaque nomme ouvriers de <span class=\"s1\">justice <\/span>des aides qui peuvent travailler avec lui pour le salut, ceux qui parmi le peuple lui plaisent, il peut les choisir et les nommer diacres; un homme pour l\u2019accomplissement d\u2019\u00e0 peu pr\u00e8s tout ce qui est \u00e0 faire mais une femme pour le minist\u00e8re des femmes<span style=\"line-height: 10px;\">. <\/span>Car il y a des maisons o\u00f9 l\u2019\u00e9v\u00eaque ne peut pas envoyer un diacre chez les femmes \u00e0 cause des pa\u00efens (barbares) mais o\u00f9 il peut envoyer une diaconesse. La pr\u00e9sence d\u2019une femme est requise dans bien d\u2019autres circonstances. D\u2019abord, quand les femmes descendent dans l\u2019eau \u2014celles qui descendent dans l\u2019eau doivent \u00eatre ointes par une diaconesse \u2014, qu\u2019une femme diacre oigne cette femme. Mais qu\u2019un homme prononce sur elle l\u2019invocation aux Noms divins. Il r\u00e9sume ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0qu\u2019une femme diacre soit ordonn\u00e9e au minist\u00e8re des femmes et un homme diacre au minist\u00e8re des hommes\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">La femme diacre doit compl\u00e9ter l\u2019instruction des nouveaux baptis\u00e9s et aider les n\u00e9cessiteux et les malades. On rappelle aux \u00e9v\u00eaques\u00a0: \u00ab\u00a0Car Notre-Seigneur et Sauveur \u00e9tait aussi secouru par des femmes ministres. Marie Madeleine\u2026 et toi aussi tu as besoin du minist\u00e8re des diaconesses en plusieurs occasions\u00a0\u00bb. Comme Cipriano Vagaggini le souligne, toutes les fois que la <em><span class=\"s1\">Didascalie<\/span><\/em> fait allusion au diacre on entend et les hommes et les femmes<a href=\"#doc20\" name=\"ret20\"> <sup>20<\/sup> <\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Au milieu du quatri\u00e8me si\u00e8cle parut en \u00c9gypte un \u00e9crit qui avait pour titre <span style=\"font-style: italic;\">Constitutions apostoliques<\/span><a href=\"#doc21\" name=\"ret21\"> <sup>21<\/sup><\/a>. C\u2019est une collection de la plupart des r\u00e8glements parus jusque l\u00e0. Les six premiers livres s\u2019inspirent de la <em><span class=\"s1\">Didascalie<\/span><\/em>. Ils contiennent la plupart des m\u00eames enseignements, mais affaiblis par la r\u00e9p\u00e9tition et la longueur du commentaire. On y semble effray\u00e9 par le r\u00f4le que jouent les femmes et on accorde beaucoup d\u2019importance aux prohibitions;\u00a0par exemple, d\u00e9fense aux femmes de baptiser (Livre 3).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Toutefois, il compl\u00e8te la <em><span class=\"s1\">Didascalie <\/span><\/em>au sujet d\u2019un point important. Il explique en d\u00e9tail le rite de l\u2019ordination des femmes diaconesses. Comme le diacre, elles sont ordonn\u00e9es par l\u2019\u00e9v\u00eaque en pr\u00e9sence de tout le clerg\u00e9. Il \u00e9tend les mains sur elle et prie\u2026 \u00ab Puisse Dieu jeter un regard sur sa servante qui doit \u00eatre ordonn\u00e9e \u00e0 la fonction de diaconesse et lui donner le Saint-Esprit&#8230;\u00a0\u00bb (VIII:20,21). Ce rite est semblable \u00e0 celui de l\u2019ordination des pr\u00eatres et, comme le clerg\u00e9, elle partage \u00e0 l\u2019<em>eulogia<\/em> des offrandes eucharistiques (VIII:31).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Dans l\u2019exercice des \u0153uvres de charit\u00e9, diacres et diaconesses sont sur un m\u00eame pied. \u00ab\u00a0Que les diacres soient en toutes choses, comme l\u2019\u00e9v\u00eaque lui-m\u00eame; seulement ils doivent \u00eatre plus actifs; que leur nombre soit proportionnel \u00e0 l\u2019importance de I\u2019\u00c9glise de sorte qu\u2019ils puissent accomplir leur minist\u00e8re aupr\u00e8s des malades en travailleurs qui n\u2019ont pas honte. Et que les diaconesses soient attentives \u00e0 prendre soin des femmes; mais que les deux, diacres et diaconesses, soient pr\u00eats \u00e0 porter les messages, \u00e0 voyager \u00e0 leur sujet, \u00e0 remplir leurs fonctions et \u00e0 rendre service&#8230;\u00a0\u00bb (III:30). Il y a aussi cette \u00e9trange consigne que les femmes ne doivent pas s\u2019adresser \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque ou \u00e0 un diacre si ce n\u2019est par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019une diaconesse (II:27).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Du quatri\u00e8me au dixi\u00e8me si\u00e8cle, le r\u00f4le de diaconesse connut son plus grand \u00e9panouissement, surtout en Orient. Le concile de Nic\u00e9e (canon 19) l\u00e9gif\u00e9ra \u00e0 ce sujet. Le concile de Chalc\u00e9doine (canon 15) est plus explicite. Il r\u00e9duit \u00e0 40 ans &#8211; parce que plus favorable &#8211; l\u2019\u00e2ge d\u2019admission d\u2019une diaconesse.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">\u00c0 la m\u00eame p\u00e9riode, les noms de plusieurs \u00e9minentes diaconesses sont connus par les \u00e9crits des P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise et par les inscriptions, Justinien dans ses <em>Novellas<\/em> (525 A.D.) prescrivit longuement \u00e0 ce sujet<a href=\"#doc22\" name=\"ret22\"> <sup>22<\/sup> <\/a>. Il emploie la singuli\u00e8re expression \u00ab\u00a0le sacerdoce des diaconesses\u00a0\u00bb. Il fixe \u00e0 quarante le nombre des diaconesses pour Sainte-Sophie de Constantinople<a href=\"#doc24\" name=\"ret24\"> <sup>24<\/sup> <\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Les diaconesses \u00e9taient-elles vraiment ordonn\u00e9es? Cette question n\u2019a jamais re\u00e7u de r\u00e9ponse pr\u00e9cise, mais aujourd\u2019hui, plusieurs croient que la r\u00e9ponse serait affirmative. Entre autres fonctions, elles devaient porter l\u2019eucharistie aux malades et la distribuer aux femmes et aux enfants. En d\u00e9pit des nombreuses d\u00e9fenses, un r\u00e9el d\u00e9bat peut \u00eatre men\u00e9 quant \u00e0 leur droit d\u2019administrer le bapt\u00eame. Dans les <em><span class=\"s1\">Constitutions Apostoliques<\/span><\/em> elles sont certainement compt\u00e9es parmi le clerg\u00e9; le mot employ\u00e9 pour leur ordination, le m\u00eame que dans le canon 19 du concile de Chalc\u00e9doine, <span style=\"font-style: italic;\">cheirotonia<\/span> ou\u00a0 <span style=\"font-style: italic;\">cheirathesia<\/span> est habituellement employ\u00e9 pour l\u2019ordination de l\u2019\u00e9v\u00eaque, des presbytres et des diacres. Le th\u00e9ologien grec orthodoxe, Evangelos Theodorou, soutient que dans son \u00c9glise les diaconesses ont toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es comme des ministres ordonn\u00e9s<a href=\"#doc23\" name=\"ret23\"><sup>23<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 B) R\u00c9GRESSION (D\u00c9CLIN) DES DIACONESSES<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Qu\u2019est-ce qui a amen\u00e9 le d\u00e9clin de la fonction des diaconesses? Il faut remarquer que les diaconesses \u00e9taient plus nombreuses et plus connues dans l\u2019Est que dans l\u2019Ouest. Elles \u00e9taient n\u00e9cessaires quand les chr\u00e9tiens \u00e9taient peu nombreux au milieu d\u2019une majorit\u00e9 de pa\u00efens. Avec l\u2019expansion du christianisme, le nombre de bapt\u00eames d\u2019adultes diminua et le service des diaconesses devint moins indispensable. Mais le facteur le plus important de leur graduelle disparition fut la mont\u00e9e du monachisme pour les femmes. Ces institutions monastiques monopolis\u00e8rent presque toutes les \u0153uvres caritatives confi\u00e9es aux diaconesses. L\u00e0 o\u00f9 les diaconesses ont surv\u00e9cu jusqu\u2019\u00e0 nos jours, c\u2019est dans I\u2019\u00c9glise d\u2019Orient o\u00f9 habituellement elles sont en m\u00eame temps religieuses.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>VII. RENOUVEAU DE L\u2019ORDRE DES DIACONESSES AU XIX<sup>e<\/sup> SI\u00c8CLE<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>&#8211; Dans les \u00c9glises protestantes d\u2019Europe<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Le renouveau co\u00efncide avec le travail de plusieurs ministres luth\u00e9riens surtout Th\u00e9odore Fliedner de Kaiserwerth, Allemagne en 1836, et \u00e0 Wilhem L\u00f6he de Suisse. En France les fondations furent r\u00e9alis\u00e9es, en 1841, par Caroline Malvesin et le pasteur r\u00e9form\u00e9 Antoine Vermeil. Les communaut\u00e9s qu\u2019ils ont fond\u00e9es et qui sont florissantes encore aujourd\u2019hui sont appel\u00e9es <span style=\"font-style: italic;\">Maison m\u00e8re, cat\u00e9gorie des diaconesses.<\/span> Les influences qui orient\u00e8rent leur fondation sont similaires<a href=\"#doc24\" name=\"ret24\"> <sup>24\u00a0<\/sup><\/a>:<\/span><\/p>\n<ol style=\"font-family: Arial;\">\n<li><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Les mouvements <i>revivalist<\/i> (renouveau religieux) et <span style=\"font-style: italic;\">pi\u00e9tiste<\/span> dans les \u00c9glises protestantes au d\u00e9but du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Les nombreuses fondations des catholiques \u00a0&#8211;<span style=\"font-style: italic;\">S\u0153urs de la Charit\u00e9<\/span>\u00a0 ou\u00a0 <span style=\"font-style: italic;\">S\u0153urs de la Mis\u00e9ricorde-<\/span> suscit\u00e9es pour venir en aide \u00e0 tous les besoins des hommes. Cet exemple orienta les fondateurs protestants vers le choix d\u2019une vie de communaut\u00e9 stable pour femmes c\u00e9libataires qui partageaient leurs gages et leurs possessions.<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">L\u2019acc\u00e8s des femmes aux diverses professions. La communaut\u00e9 permit aux femmes d\u2019exercer les professions d\u2019infirmi\u00e8res, de professeurs, etc., alors qu\u2019en m\u00eame temps elle leur assurait la <span style=\"font-style: italic;\">protection<\/span> que l\u2019atmosph\u00e8re sociale exigeait pour les femmes.<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Le r\u00f4le des diaconesses dans l\u2019\u00c9glise primitive. Ce fut la section allemande de la <span style=\"font-style: italic;\">Communaut\u00e9, cat\u00e9gorie des diaconesses<\/span>, de loin la plus nombreuse, qui se r\u00e9pandit rapidement en Hollande, dans les pays scandinaves, aux \u00c9tats-Unies\u00a0et dans les missions protestantes du Proche-Orient. Le nom de diaconesses fut choisi pour ces institutions plut\u00f4t que\u00a0 S\u0153urs de la Charit\u00e9\u00a0 ou quelque chose d\u2019analogue \u00e0 cause du sentiment g\u00e9n\u00e9ral, r\u00e9pandu chez les protestants, de rejet par les r\u00e9formateurs de tout ce qui ressemblait aux Institutions monastiques comme l\u2019avait d\u00e9clar\u00e9 Luther dans son <span class=\"s1\"><em>De Votis<\/em>,<\/span> et plus violemment Calvin dans <span class=\"s1\"><em>L\u2019institution de la religion chr\u00e9tienne<\/em>.<\/span>\u00a0Le mot <em>diaconesse<\/em> fut choisi pour rester fid\u00e8le au Nouveau Testament, bien que les associations diff\u00e8rent grandement du diaconat de l\u2019\u00c9glise primitive. Les diaconesses ne d\u00e9pendent pas de l\u2019\u00c9glise locale. Elles ne sont, d\u2019aucune mani\u00e8re, consid\u00e9r\u00e9es comme membres du clerg\u00e9. Elles sont en fait l\u2018\u00e9quivalent protestant des S\u0153urs de la Charit\u00e9 de Saint Vincent de Paul.<\/span><\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>&#8211; Dans les pays d\u2019expression anglaise<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Dans les pays anglophones, la situation est tr\u00e8s diff\u00e9rente. Puisqu\u2019il y avait une vraie renaissance de la vie religieuse surtout dans l\u2019\u00c9glise anglicane, la forme que prit le diaconat pour les femmes est plus pr\u00e8s des mod\u00e8les du Nouveau Testament. Cependant, la premi\u00e8re inspiration et fondation vint de la Maison m\u00e8re de Kaiserwerth, mais elle ne r\u00e9pondait pas aux besoins des Anglicans. La renaissance de l\u2019Ordre des diaconesses dans l\u2019\u00c9glise d\u2019Angleterre commen\u00e7a en 1862 quand Elizabeth Ferard fut consacr\u00e9e par l\u2019\u00e9v\u00eaque de Londres. En 1897, la conf\u00e9rence de Lambeth \u00a0\u00ab\u00a0reconnut avec gratitude la renaissance de la fonction de diaconesses\u00a0\u00bb, mais insista pour que le nom soit r\u00e9serv\u00e9 aux femmes consacr\u00e9es par l\u2019\u00e9v\u00eaque, et travaillant sous le contr\u00f4le du clerg\u00e9 paroissial.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">C\u2019est cette forme de diaconat qui de nos jours existe dans les \u00c9glises protestantes sauf sur le continent europ\u00e9en. Les diaconesses travaillent habituellement comme membres du clerg\u00e9 paroissial. Elles peuvent \u00eatre mari\u00e9es ou c\u00e9libataires, Elles sont consacr\u00e9es ou ordonn\u00e9es par leur \u00c9glise. Leur \u00e9ducation et leur formation sont sous le contr\u00f4le de l\u2019\u00c9glise. Elles sont particuli\u00e8rement actives dans l\u2019\u00e9ducation chr\u00e9tienne, dans la visite des h\u00f4pitaux, des prisons et dans les \u0153uvres sociales de leurs \u00c9glises. Quoique de nos jours leur situation est fr\u00e9quemment soumise \u00e0 un examen minutieux, elles demeurent un groupe actif de leur \u00c9glise respective.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>VIII. VERS LA DIACONAT POUR LES FEMMES DANS L\u2019\u00c9GLISE CATHOLIQUE<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><em>Recrudescence du diaconat permanent et les aspirations des femmes.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Une des plus importantes et clairvoyantes d\u00e9cisions prises par Vatican II est le r\u00e9tablissement de la charge de diacre permanent o\u00f9 un homme mari\u00e9 pourrait \u00eatre accept\u00e9. D\u00e8s le d\u00e9but on a pos\u00e9 la question au sujet du\u00a0r\u00e9tablissement\u00a0du diaconat pour les femmes. \u00c0 la conf\u00e9rence de presse hebdomadaire \u00a0tenue au Vatican, le 3 novembre 1971, apr\u00e8s le compte-rendu de la Commission d\u2019\u00e9tude sur le diaconat permanent, un des journalistes demanda si la restauration du diaconat pour les femmes avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e. Mgr Vallainc r\u00e9pondit que le sujet n\u2019avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 ni par le Concile ni par la Commission. Cependant, on a l\u2019impression que la r\u00e9forme est incompl\u00e8te, qu\u2019elle est infid\u00e8le aux habitudes de l\u2019\u00c9glise primitive, si les femmes ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9gal des hommes.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Dans le rapport sur la restauration du diaconat pr\u00e9par\u00e9 par un comit\u00e9 de la <em>Catholic Theological Society of America<\/em>, en mars 1971<a href=\"#doc25\" name=\"ret25\"> <sup>25<\/sup><\/a>, on proposait depuis le d\u00e9but d\u2019y inclure et les hommes et les femmes. La premi\u00e8re phrase est r\u00e9v\u00e9latrice\u00a0: \u00ab\u00a0Le second concile du Vatican pr\u00e9parait le terrain pour l\u2019introduction d\u2019une forme de minist\u00e8re o\u00f9 des personnes mari\u00e9es ou c\u00e9libataires pourraient \u00eatre ordonn\u00e9es\u00a0\u00bb. Plus loin, la teneur du texte est claire\u00a0: \u00ab\u00a0La personne qui re\u00e7oit l\u2019ordination comme diacre est officiellement d\u00e9sign\u00e9e par l\u2019\u00c9glise comme un collaborateur sp\u00e9cial et l\u2019\u00c9glise prie pour que lui ou elle re\u00e7oive le Saint-Esprit afin d\u2019\u00eatre fortifi\u00e9 pour ce service\u00a0\u00bb. Il est \u00e9vident que tous les chr\u00e9tiens \u00e0 travers le bapt\u00eame, la confirmation et l\u2019eucharistie sont appel\u00e9s au service de la communaut\u00e9. A moins de preuve de son d\u00e9vouement ant\u00e9rieur \u00e0 un tel service, l\u2019\u00c9glise locale ne serait pas apte \u00e0 d\u00e9signer, lui ou elle, pour endosser des responsabilit\u00e9s nouvelles et sp\u00e9cifiques en son nom (par 14). Cet extrait est m\u00eame plus fort que le plaidoyer contenu dans les paragraphes 28~34 pour obtenir le r\u00e9tablissement du diaconat pour les femmes.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Dans l\u2019\u00c9pilogue de <span class=\"s1\"><i>Guidelines on the formation and Ministry of Permanent Deacons in the United States<\/i><\/span> par la Conf\u00e9rence catholique des \u00c9tats-Unis en 1971, on trouve une argumentation en faveur de l\u2019ordination des femmes, religieuses et la\u00efques, comme diacres. La Conf\u00e9rence des \u00e9v\u00eaques cependant, n\u2019a pr\u00e9vu l\u2019ordination que pour les hommes<a href=\"#doc26\" name=\"ret26\"> <sup>26<\/sup><\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Au Canada le mouvement en faveur du diaconat permanent pour les femmes a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement actif. En 1970, un groupe install\u00e9 \u00e0 Toronto mais repr\u00e9sentant les femmes de tout le Canada, commen\u00e7a la publication occasionnelle d\u2019un bulletin d\u2019information appel\u00e9 <i>Diakonos<\/i>. Beaucoup de beaux textes parurent dans les seize publications qui se sont succ\u00e9d\u00e9es pendant sept ans. En avril 1971, un <a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=1203#doc1\">groupe de femmes<\/a> rencontra les \u00e9v\u00eaques canadiens pour discuter du statut des femmes dans l\u2019\u00c9glise. Cependant, m\u00eame si cette rencontre constitue un<span style=\"font-style: italic;\"> \u00e9v\u00e9nement historique<\/span> les participants furent d\u00e9\u00e7us parce que trop de sujets avaient \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s en trop peu de temps.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">On peut juger comme une cons\u00e9quence de cette rencontre la <a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=832\">proposition faite par le Cardinal Flahiff<\/a><a href=\"#doc27\" name=\"ret27\"> <sup>27<\/sup>\u00a0<\/a> au Synode des \u00e9v\u00eaques tenu \u00e0 Rome, en octobre 1971, pour discuter des minist\u00e8res dans l\u2019\u00c9glise, Il adressa cette question \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Ces nouveaux minist\u00e8res sont-ils r\u00e9serv\u00e9s aux hommes seulement?\u00a0\u00bb Apr\u00e8s la r\u00e9vision de la position traditionnelle de l\u2019\u00c9glise au sujet des femmes &#8211; r\u00e9p\u00e9t\u00e9e encore dans la \u00ab\u00a0D\u00e9claration sur la question de l\u2019admission des femmes au minist\u00e8re sacerdotal\u00a0\u00bb &#8211; il conclut\u00a0: \u00ab\u00a0Comme vous le savez tous, cette position historique n\u2019est plus estim\u00e9e valable aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb. Il condamne alors la discrimination bas\u00e9e sur le sexe qui est contraire au Nouveau Testament et aux d\u00e9crets de Vatican II. Au nom des \u00e9v\u00eaques du Canada, il demanda qu\u2019imm\u00e9diatement une commission mixte soit form\u00e9e pour \u00e9tudier, en profondeur, les minist\u00e8res des femmes dans l\u2019\u00c9glise. Il avertit que les \u00e9v\u00e9nements \u00e9volueraient plus vite que ses d\u00e9cisions puisque plusieurs femmes remplissent actuellement leurs minist\u00e8res avec beaucoup de comp\u00e9tence.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Les d\u00e9cisions officielles de l\u2019\u00c9glise n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s encourageantes. Dans le <i>Motu Proprio<\/i> sur les minist\u00e8res dans l\u2019\u00c9glise, <i>Ministeria Quaedam<\/i>, d\u2019ao\u00fbt 1972, Paul VI \u00e9crit: \u00ab\u00a0Ces minist\u00e8res (lecteur, acolyte, etc.) sont r\u00e9serv\u00e9s aux hommes\u00a0\u00bb (par. VII). En 1976, la Sacr\u00e9e Congr\u00e9gation pour la Doctrine de la Foi, avec l\u2019approbation du pape Paul VI, publia \u00a0<em><a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/roman_curia\/congregations\/cfaith\/documents\/rc_con_cfaith_doc_19761015_inter-insigniores_fr.html\">Une d\u00e9claration sur la question de l\u2019admission des femmes au sacerdoce minist\u00e9riel<\/a>.<\/em> Le texte r\u00e9p\u00e8te l\u2019enseignement que la restriction du sacerdoce aux hommes est conforme \u00e0 la volont\u00e9 du Christ. Bien que la D\u00e9claration n\u2019ouvre pas de nouvelles perspectives sur la place des femmes dans l\u2018\u00c9glise, n\u00e9anmoins elle a le m\u00e9rite de poser le probl\u00e8me et d\u2019exprimer clairement la position officielle.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>CONCLUSION<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">D\u00e8s les premiers mots du <i>Motu Proprio<\/i> <i>Sacrum diaconatus ordinam<\/i>, paru en juin 1967, le pape Paul VI \u00e9crit: \u00ab\u00a0Depuis le temps des Ap\u00f4tres, l\u2019\u00c9glise catholique a tenu en haute estime l\u2019ordre sacr\u00e9 du diaconat comme le t\u00e9moignait saint Paul lui-m\u00eame&#8230; J\u2019aimerais qu\u2019on se rappelle que ce diaconat fut \u00e9tabli et pour les hommes et pour les femmes. Je r\u00e9sumerais par ce que la <i>Didascalia Apostolorum<\/i> \u00e9crivait aux \u00e9v\u00eaques de ce temps-l\u00e0. \u00ab\u00a0Vous avez besoin du minist\u00e8re des diaconesses pour plusieurs raisons\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial; text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Gertrude McLaughlin. s.n.j.m.<br \/>\nMontr\u00e9al, janvier 1982<\/span><\/p>\n<p style=\"font-family: Arial; text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Texte original en anglais\u00a0: <em>Towards the restoration of the ordained diaconate for women<\/em><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"font-family: Arial; text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><b>R\u00e9f\u00e9rences:<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><a href=\"#ret1\" name=\"doc1\"> 1-\u00a0<\/a> Cipriano Vagaggini O.S.B., \u00ab\u00a0L\u2019ordinazione delle dioconesse nella tradizione grece e bizantina\u00a0\u00bb, <span class=\"s1\">Orientalia christiana periodica<\/span>, 40 (1974), p. 145<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret2\" name=\"doc2\"> 2 &#8211;\u00a0<\/a> Yves Congar, O .P. <span class=\"s1\">Pr\u00e9face de <em>Femmes et Minist\u00e8res dans l\u2019\u00c9glise<\/em><\/span> (traduit de l\u2019Am\u00e9ricain) (Casterman), Paris 1971<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret3\" name=\"doc3\"> 3-\u00a0<\/a> <i>Diakorios<\/i> est employ\u00e9 de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 diacre pour le Nouveau Testament parce que ce mot est f\u00e9minin et masculin,<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret4\" name=\"doc4\"> 4-\u00a0<\/a><b> <\/b>Herrrian Boyer, <span class=\"s1\">Theological Dictionary of the New Testament<\/span>, (Erdmans) Grands Rapids, Michigan, 1964, vol. II, p. 83. La version des Septante emploie ce mot une fois, Is 60;17.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret5\" name=\"doc5\"> 5- <\/a>Idem, p. 81.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret6\" name=\"doc6\"> 6-\u00a0<\/a><b> <\/b>Idem, p. 82.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret7\" name=\"doc7\"> 7- <\/a>St John Chrysostom, Commentary on I Timothy, Migne, P.G. LXII, p.551.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret8\" name=\"doc8\"> 8-<\/a><b> <\/b>Officiellement, il fut employ\u00e9 pour la 1\u00e8 re fois au Canon 19 du Concile de Nic\u00e9e.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret9\" name=\"doc9\"> 9-\u00a0<\/a><b> <\/b>Ceslas Spicq, O.P. <span class=\"s1\">Les \u00c9p\u00eetres pastorales<\/span> (Gabalda) Paris,1969, Tome I, 457, 460- 61<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret10\" name=\"doc10\"> 10-\u00a0<\/a><b> <\/b>Jean Dani\u00e9lou, <span class=\"s1\">The Ministry of Women In the Earl Church<\/span> (Faith Press), London 1961, p14.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret11\" name=\"doc11\"> 11-\u00a0<\/a><b> <\/b>Dans plusieurs traductions et par plusieurs commentateurs <span style=\"font-style: italic;\">Junias<\/span> fut trait\u00e9e comme un homme. Cependant, il serait pr\u00e9f\u00e9rable de la voir comme une femme parce que <span style=\"font-style: italic;\">Julias<\/span> au verset 16, est toujours consid\u00e9r\u00e9e comme une femme, <i>apostolos<\/i> attribu\u00e9 \u00e0 ceux-ci est \u00e0 la fois f\u00e9minin et masculin. Aussi la r\u00e8gle de grammaire \u00ab\u00a0quand deux noms unis par <span class=\"s1\">et <\/span>sont de diff\u00e9rent genre les mots qui s\u2019accordent avec eux doivent \u00eatre du masculin pluriel\u00a0\u00bb. Cette situation a suscit\u00e9 de multiples malentendus parce que les deux mots sont souvent masculins mais ce n\u2019est pas le cas ici. Voir aussi TOB N,T., p.487, note u).<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret12\" name=\"doc12\"> 12-\u00a0<\/a><b> <\/b>To the Trallians III: I Kirsopp Lake (trans) Loeb Classical Library<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret13\" name=\"doc13\"> 13-\u00a0<\/a> To the Philipplans IV: 3, Kirsopp Lake (trans) Loeb Classical Library<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret14\" name=\"doc14\"> 14-<\/a>\u00a0 La lettre compl\u00e8te peut \u00eatre trouv\u00e9e dans <i>Encyclop\u00e9dia Britanica<\/i> (1947) vol. l8, p. 79,<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret15\" name=\"doc15\"> 15-<\/a><b>\u00a0 <\/b>Migne, P.G. XIV\u00a0: 1278<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret16\" name=\"doc16\"> 16-<\/a>\u00a0 Migne<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret17\" name=\"doc17\"> 17-\u00a0<\/a><b> <\/b>Cit\u00e9 dans <i>Lumen Gentium<\/i>, par.29<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret18\" name=\"doc18\"> 18-<\/a><b>\u00a0 <\/b>Gregory Dix (ed and<b> <\/b><span class=\"s2\">tranz) <\/span><span class=\"s3\"><i>Apostolic Tradition of Hippolytus of Rome<\/i><\/span><span class=\"s2\">, <\/span>(SPCK) London, 2e ed., 1968.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret19\" name=\"doc19\"> 19-<\/a><b>\u00a0 <\/b>Richard Hugh Connoly (ed) (C1arendon), Oxfords, 1929.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret20\" name=\"doc20\"> 20-<\/a><b>\u00a0 <\/b>Loc. <span class=\"s2\">Cit. <\/span>p. 148, no.2<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret21\" name=\"doc21\"> 21-<\/a><b> <\/b>James Donaldson (ed) T &amp; T C1ark, Edinburg, Ante-Nicene Fathers, vol<sub>. <\/sub>VII.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret22\" name=\"doc22\"> 22-<\/a><b> <\/b>Louis Brehier, <span class=\"s1\">Le monde Byzantin<\/span>\u00a0: <span class=\"s1\">les institutions<\/span>, (Albin Michel) Paris l949.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret23\" name=\"doc23\"> 23-<\/a><b> <\/b>Evangelos Theodoro\u00a0: \u00ab\u00a0Le minist\u00e8re des diaconesses dans 1l\u2019\u00c9glise grecque orthodoxe\u00a0\u00bb dans <i>The Diaconess<\/i>, World Council of Churches Studies, No 4, (Concile mondial des \u00c9glise), Gen\u00e8ve, 1966. (N.B. \u00e0 une rencontre r\u00e9cente avec le th\u00e9ologien russe orthodoxe, Jean Meyendorff, j\u2019<span class=\"s2\">ai <\/span>demand\u00e9 si l\u2019ordination des diaconesses dans cette \u00c9glise \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme un sacrement. Il r\u00e9pondit\u00a0: \u00ab\u00a0Certainement, autrement elles n\u2019auraient pas pu apporter la communion aux malades, un de leurs principaux devoirs\u00a0\u00bb.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret24\" name=\"doc24\"> 24-<\/a><b> <\/b>Une bonne partie de cet extrait est tir\u00e9e de <span style=\"font-style: italic;\">The Diaconess<\/span> cit\u00e9 imm\u00e9diatement plus hauts, pp. 12-20.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret25\" name=\"doc25\"> 25-<\/a><b> <\/b>Compte-rendu sur la restauration de la charge de diacre perrnanent, donn\u00e9 par le tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9rend Ernest L. Unterkoefler, et le Comit\u00e9 des \u00e9v\u00eaques des \u00c9tats-Unis par un Comit\u00e9 <span class=\"s2\">de la <\/span>Soci\u00e9t\u00e9 th\u00e9ologique catholique d\u2019Am\u00e9rique, Crux, Mars 19, 1971.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret26\" name=\"doc26\"> 26-<\/a><b> <\/b>Publi\u00e9 par la Conf\u00e9rence catholique des \u00c9tats-Unis, Washington, D.C.<\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret27\" name=\"doc27\"> 27-<\/a><b> <\/b>Voir\u00a0: <span class=\"s1\">Documentation <\/span>catholique, no 1596, 7 nov. 1971, p. <span class=\"s2\">999.<\/span><\/span><br style=\"font-family: Arial;\" \/><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"> <a style=\"font-family: Arial;\" href=\"#ret28\" name=\"doc28\"> 28-<\/a> Marie Walter Flood, O.P. <i>The Place of Women in the ministerial Offices of the Church as witnessed by Ecclesial Tradition and<\/i> <span class=\"s2\"><i>Rites of ordination<\/i>, <\/span>une dissertation doctorale, Universit\u00e9 <span class=\"s2\">St <\/span>Michael\u2019s College, 1976, VII, &#8211;<span class=\"s2\">297 p. Pro <\/span>manuscrits.<span class=\"s2\"> Cet essai \u00e9tait <\/span>termin\u00e9 quand <span class=\"s2\">ce <\/span>dernier travail <span class=\"s2\">m\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9. Je n\u2019ai pas eu \u00e0 apporter de <\/span>modification \u00e0 <span class=\"s2\">mon <\/span>travail. Cependant, j\u2019aime la fa\u00e7on dont elle distingue la l\u00e9gislation orientale de celle des \u00c9glises de l\u2019Ouest.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En janvier 1982, nos \u00e9v\u00eaques s&rsquo;int\u00e9ressaient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la question de l&rsquo;acc\u00e8s des femmes au diaconat. Gis\u00e8le Turcot y pr\u00e9sentait le document pr\u00e9par\u00e9 par\u00a0Gertrude McLaughlin, S.N.J.M. \u00e0 leur demande. L\u2019Ex\u00e9cutif de l\u2019Assembl\u00e9e des \u00e9v\u00eaques du Qu\u00e9bec a invit\u00e9 une bibliste &hellip; <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=2071\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":165,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[62],"tags":[],"ppma_author":[302],"class_list":["post-2071","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-le-diaconat-pour-les-femmes","author-mclaughlin_gertrude"],"authors":[{"term_id":302,"user_id":165,"is_guest":0,"slug":"mclaughlin_gertrude","display_name":"Gertrude McLaughlin","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/6696936d791ced4e328ea665206ed4ce14462c5fbfaf52174e26f0ed478500dc?s=96&d=wp_user_avatar&r=g","user_url":"","last_name":"McLaughlin","first_name":"Gertrude","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2071","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/165"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2071"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2071\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2071"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2071"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2071"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=2071"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}