{"id":2452,"date":"2004-01-01T12:01:53","date_gmt":"2004-01-01T17:01:53","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=2452"},"modified":"2014-11-13T09:46:28","modified_gmt":"2014-11-13T14:46:28","slug":"colloque-virage-2000-discours-douverture-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=2452","title":{"rendered":"Colloque Virage 2000 &#8211; Discours d\u2019ouverture"},"content":{"rendered":"<p class=\"petit tab\">C\u2019est pour moi un honneur, un privil\u00e8ge et une grande joie que de vous accueillir et de vous souhaiter la bienvenue en cette soir\u00e9e d\u2019ouverture de Virage 2000 mis sur pied par le regroupement <span style=\"font-style: italic;\">Femmes et Minist\u00e8res.<\/span><br style=\"font-style: italic;\" \/> <!--more--><br \/>\nAux yeux des organisatrices de cet \u00e9v\u00e9nement, les questions dont nous d\u00e9battrons ensemble, durant ces trois jours, rev\u00eatent un ind\u00e9niable caract\u00e8re d\u2019urgence. Le choix du titre\u00a0: \u00ab\u00a0Virage\u00a0\u00bb, est loin d\u2019\u00eatre anodin\u00a0: car qui dit \u00ab\u00a0virage\u00a0\u00bb dit \u00ab\u00a0changement de cap\u00a0\u00bb. Ce n\u2019est pas rien !<\/p>\n<p>Consid\u00e9rons un moment la documentation qu\u2019on nous a remise. On y voit que des chr\u00e9tiennes, agentes de pastorales, th\u00e9ologiennes, femmes profond\u00e9ment engag\u00e9es dans leur \u00c9glise, en sont venues \u00e0 identifier leur situation \u00e0 celle de \u00ab\u00a0captives\u00a0\u00bb qu\u2019il faudrait lib\u00e9rer et m\u00eame \u2013 selon leurs propres termes \u2013 soustraire \u00e0 la \u00ab\u00a0violence\u00a0\u00bb. On peut imaginer que ces chr\u00e9tiennes ont bien pes\u00e9 leurs mots\u00a0: \u00ab\u00a0captives\u00a0\u00bb, \u00ab violence\u00a0\u00bb sont des substantifs lourds de sens et qu\u2019on n\u2019emploie pas \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Devant pareil constat, le moment est donc depuis longtemps pass\u00e9 de leur parler de \u00ab\u00a0patience\u00a0\u00bb et de leur pr\u00eacher la \u00ab\u00a0confiance en l\u2019\u00e9volution\u00a0\u00bb. Quand on parle de \u00ab\u00a0captivit\u00e9\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0violence\u00a0\u00bb dans l\u2019\u00c9glise, chacun en conviendra, c\u2019est qu\u2019il faut agir, et agir vite avant qu\u2019il ne soit trop tard !<\/p>\n<p>Les chr\u00e9tiennes de ma g\u00e9n\u00e9ration ont sans doute pratiqu\u00e9 trop longtemps cette vertu de patience. Adolescentes, nous avons lu Simone de Beauvoir en m\u00eame temps que toutes nos contemporaines. \u00c0 la lecture du <span style=\"font-style: italic;\">Deuxi\u00e8me sexe<\/span>, nous avons facilement reconnu l\u2019ali\u00e9nation sp\u00e9cifique dont nous \u00e9tions l\u2019objet du seul fait de notre adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019institution religieuse catholique romaine. Dans la cit\u00e9 s\u00e9culi\u00e8re \u2013 plus sp\u00e9cifiquement dans la province de Qu\u00e9bec \u2013 on nous avait reconnu le droit de vote depuis 1940. Mais dans notre \u00c9glise, nous demeurions sans voix et priv\u00e9es d\u2019acc\u00e8s aux postes d\u00e9cisionnels r\u00e9serv\u00e9s aux minist\u00e8res ordonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Lorsque, vingt ans plus tard, l\u2019\u00c9tat qu\u00e9b\u00e9cois achevait de nous \u00e9manciper totalement en amendant le Code civil <small>(par la loi 40)<\/small> pour nous accorder la pl\u00e9nitude de nos droits de citoyennes, nous avons doublement ressenti cette sorte de schizophr\u00e9nie mentale \u00e0 laquelle nous vouait encore notre appartenance \u00e0 la communaut\u00e9 des croyants. \u00c0 nos yeux, il paraissait d\u00e9j\u00e0 \u00e9vident, \u00e0 l\u2019or\u00e9e des ann\u00e9es \u201860, que la g\u00e9n\u00e9ration de nos filles, n\u00e9es libres et \u00e9gales dans la soci\u00e9t\u00e9 civile, accepteraient tr\u00e8s mal cette dichotomie qui avait \u00e9t\u00e9 le lot de leurs m\u00e8res.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0, \u00e0 cette \u00e9poque, une Simone Monet-Chartrand et ses contemporaines disaient haut et fort qu\u2019il fallait agir et agir vite! L\u2019\u00c9glise, qui avait perdu la classe ouvri\u00e8re au X1X<sup>e<\/sup> si\u00e8cle risquait fort de perdre les femmes au XX<sup>e<\/sup>. La d\u00e9saffection f\u00e9minine massive qui devait suivre la publication d\u2019<span style=\"font-style: italic;\">Humanae vitae<\/span>, en 1968, allait leur donner en partie raison.<\/p>\n<p>Plus de trente ans apr\u00e8s <span style=\"font-style: italic;\">Humanae vitae<\/span>, force nous est de constater que tr\u00e8s peu de pas d\u00e9cisifs ont \u00e9t\u00e9 franchis dans la voie de la d\u00e9mocratisation des prises de d\u00e9cisions et du partage r\u00e9el du pouvoir avec les femmes. On a certes multipli\u00e9 les instances consultatives \u00e0 tous les niveaux et rendu une multitude d\u2019hommages aux travailleuses d\u2019\u00c9glise ! Mais, apr\u00e8s les ann\u00e9es proph\u00e9tiques de Vatican II, l\u2019Institution s\u2019est \u00e0 nouveau cramponn\u00e9e aux anciennes fa\u00e7ons de faire g\u00e9n\u00e9ratrices de marginalisation pour les femmes.<\/p>\n<p>Or, les femmes engag\u00e9es en \u00c9glise assurent actuellement en grand nombre, dans nos communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes, la rel\u00e8ve pastorale que les s\u00e9minaires dioc\u00e9sains ne sont plus en mesure de fournir, suite au tarissement des vocations.<\/p>\n<p>Dans un grand nombre de dioc\u00e8ses du Qu\u00e9bec, \u2013 et cela doit se v\u00e9rifier ailleurs \u2013 un nombre impressionnant \u2013 sinon la majorit\u00e9 \u2013 de communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes priv\u00e9es de responsable pr\u00eatre, sont anim\u00e9es et prises en charge par des femmes religieuses ou la\u00efques. L\u2019\u00e2ge de ces femmes oscille autour de la cinquantaine. Mais nous savons tous que cette g\u00e9n\u00e9ration de femmes famili\u00e8res du b\u00e9n\u00e9volat ne sera probablement pas remplac\u00e9e, \u00e0 moins qu\u2019un virage consid\u00e9rable ne soit pris \u00e0 l\u2019\u00e9gard de leur statut au sein de l\u2019institution eccl\u00e9siale. L\u2019avenir pastoral de nos communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes, nous le voyons, est \u00e9troitement, sinon indissociablement li\u00e9 \u00e0 une transformation profonde du r\u00f4le des femmes dans l\u2019\u00c9glise.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sistances syst\u00e9miques auxquelles se heurte la volont\u00e9 de changement des femmes sont fort anciennes. Tr\u00e8s souvent elles \u00e9chappent \u00e0 la conscience m\u00eame de d\u00e9cideurs form\u00e9s dans un syst\u00e8me de r\u00e9f\u00e9rences de type monarchique. Aussi \u2013 ne nous y trompons pas \u2013 la cause des femmes dans l\u2019\u00c9glise est-elle li\u00e9e \u00e0 l\u2019instauration de la d\u00e9mocratie dans nos pratiques eccl\u00e9siales. Notre cause n\u2019\u00e9volue pas en vase clos. Elle chemine en parall\u00e8le, par exemple, avec la cause des th\u00e9ologiennes et th\u00e9ologiens dont les recherches sont actuellement restreintes, o\u00f9 la parole musel\u00e9e par des proc\u00e9dures arbitraires et autocratiques que d\u00e9savouerait sans doute le moindre tribunal civil d\u2019une contr\u00e9e d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Au tournant du mill\u00e9naire \u2013 on le voit \u2013 l\u2019\u00c9glise-institution n\u2019a pas encore liquid\u00e9 le contentieux qui l\u2019avait oppos\u00e9e \u2013 au cours des XVIII et XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle \u2013 \u00e0 l\u2019av\u00e8nement des nouvelles r\u00e9publiques europ\u00e9ennes. Cette \u00c9glise, construite sur le mod\u00e8le des monarchies qui lui \u00e9taient contemporaines, r\u00e9pugne encore \u00e0 int\u00e9grer dans son fonctionnement les pratiques d\u00e9mocratiques qui sont pourtant entr\u00e9es aujourd\u2019hui dans les m\u0153urs d\u2019une \u00e9crasante majorit\u00e9 de ses fid\u00e8les. Cette \u00c9glise est demeur\u00e9e crisp\u00e9e sur le mod\u00e8le pyramidal h\u00e9rit\u00e9 de l\u2019\u00e9poque constantinienne. Et il n\u2019est pas indiff\u00e9rent, pour les femmes, de se rappeler que ce mod\u00e8le historique consacrait le principe\u00a0 de la supr\u00e9matie h\u00e9r\u00e9ditaire des m\u00e2les.<\/p>\n<p>Or les femmes sont pr\u00e9sentement \u00e0 la recherche de l\u2019\u00e9galit\u00e9 dans leur \u00c9glise. Elles \u00e9prouvent le d\u00e9sir l\u00e9gitime d\u2019\u00eatre partenaires \u00e0 part enti\u00e8re des d\u00e9cisions qui les concernent \u2013 non seulement comme femmes \u2013 mais aussi comme croyantes. Elles veulent pouvoir acc\u00e9der un jour aux minist\u00e8res qui leur permettent de ne plus scinder parole et sacrements dans leur pratique pastorale. Toutes ces requ\u00eates des femmes tirent leur fondement de la lecture \u00e9vang\u00e9lique qu\u2019elles font de l\u2019agir du Christ \u00e0 leur \u00e9gard. Quant \u00e0 la source de leur argumentaire, on la retrouve dans l\u2019exp\u00e9rience des pratiques d\u00e9mocratiques et des valeurs r\u00e9publicaines que les femmes exp\u00e9rimentent depuis longtemps dans la soci\u00e9t\u00e9 civile. \u00ab\u00a0Libert\u00e9, \u00e9galit\u00e9 fraternit\u00e9, est-ce l\u00e0 un id\u00e9al rassembleur auquel il faudrait ajouter des b\u00e9mols du seul fait qu\u2019on franchisse le seuil de l\u2019\u00c9glise du Christ?\u00a0\u00bb Telle est la question \u00e0 laquelle nous nous sentons renvoy\u00e9s. Mais l\u2019\u00c9glise- institution a oppos\u00e9 jusqu\u2019ici une fin de non-recevoir aux requ\u00eates de plus en plus pressantes des femmes. Et ce faisant, elle se r\u00e9f\u00e8re, moins \u00e0 une eccl\u00e9siologie privil\u00e9gi\u00e9e par le Christ, son fondateur, qu\u2019\u00e0 un mod\u00e8le de gouvernement temporel r\u00e9volu et de moins en moins compatible avec le respect des droits de la personne laquelle proscrit \u2013 on le sait \u2013 toutes formes de discrimination bas\u00e9e sur le sexe.<\/p>\n<p>Certes, en les reconnaissant comme personne pour la premi\u00e8re fois, l\u2019\u00c9glise des premiers si\u00e8cles, s\u2019\u00e9tait montr\u00e9 proph\u00e9tique et lib\u00e9ratrice \u00e0 l\u2019endroit des femmes assujetties \u00e0 la loi juive, puis au droit romain.\u00a0\u00a0 Selon le mot de saint Paul, elle les avait reconnues comme enfants de Dieu et, \u00e0 ce titre, indistinctes et \u00e9gales des hommes. Aujourd\u2019hui cependant, cette m\u00eame \u00c9glise se retrouve, au contraire, \u00e0 la remorque de la soci\u00e9t\u00e9 civile quant \u00e0 leur pleine reconnaissance comme partenaires d\u2019inspiration et d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation.\u00a0 C\u2019est bien ce que les organisatrices de cette rencontre ont voulu signifier, lorsqu\u2019elles ont choisi d\u2019inscrire la d\u00e9marche de Virage 2000 dans le m\u00eame sillon ouvert par le projet de la Marche mondiale des femmes pour l\u2019\u00e9limination de la pauvret\u00e9 et de la violence.<\/p>\n<p>L\u2019invitation lanc\u00e9e par le colloque \u00e0 diverses personnalit\u00e9s impliqu\u00e9es dans cette d\u00e9marche mondiale de conscientisation et d\u2019action f\u00e9ministes indique assez clairement la voie privil\u00e9gi\u00e9e par les femmes en \u00c9glise. Cette voie sera celle de la solidarit\u00e9 f\u00e9minine \u00e0 l\u2019\u00e9gard de tous les combats qui se livreront, cette ann\u00e9e dans le monde, dans l\u2019\u00c9glise et hors de l\u2019\u00c9glise, contre toutes les formes physiques ou psychologiques de pauvret\u00e9 et de violence. \u00ab\u00a0La lib\u00e9ration des captives\u00a0\u00bb pour employer les mots de <span style=\"font-style: italic;\">Femmes et Minist\u00e8res<\/span> adviendra gr\u00e2ce au ph\u00e9nom\u00e8ne des vases communicants qui relient d\u00e9sormais, en une m\u00eame fraternit\u00e9 de destins, r\u00e9alit\u00e9 eccl\u00e9siale et r\u00e9alit\u00e9 citoyenne.<\/p>\n<p>En retour, les femmes en \u00c9glise puiseront dans cette exp\u00e9rience rassembleuse, une lucidit\u00e9 et une \u00e9nergie nouvelles pour travailler \u00e0 l\u2019\u00e9limination de pratiques discriminatoires sources d\u2019immenses souffrances pour leurs s\u0153urs chr\u00e9tiennes, et obstacle certain \u2013 pour les temps pr\u00e9sents \u2013 \u00e0 l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation des jeunes femmes du second mill\u00e9naire<\/p>\n<p><small style=\"font-weight: bold;\">D\u00e9tentrice d\u2019une ma\u00eetrise de la facult\u00e9 des Lettres de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, Madame Pelletier-Baillargeon a poursuivi sa scolarit\u00e9 en vue d\u2019un Ph.D. (litt\u00e9rature fran\u00e7aise et linguistique). Boursi\u00e8re du Conseil de la Recherche sur les humanit\u00e9s (Ottawa). Elle a poursuivi sa formation \u00e0 l\u2019\u00c9cole pratique des Hautes \u00c9tudes \u00e0 la Sorbonne. Par la suite, on la retrouve successivement \u00e0 la revue Maintenant, au magazine Ch\u00e2telaine, \u00e0 La Presse et conseill\u00e8re au cabinet de l\u2019\u00c9ducation du Qu\u00e9bec. Dans l\u2019\u00c9glise, elle a \u00e9t\u00e9 collaboratrice au Comit\u00e9 des affaires sociales de l\u2019Assembl\u00e9e des \u00c9v\u00eaques du Qu\u00e9bec et co-pr\u00e9sidente avec Mgr Gilles Ouellet de la c\u00e9l\u00e9bration liturgique qui marqua les excuses des \u00e9v\u00eaques \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019anniversaire du droit de vote des femmes au Qu\u00e9bec. Elle a collabor\u00e9 comme pigiste pour diff\u00e9rentes publications et produit plusieurs \u0153uvres dont celle de <span style=\"font-style: italic;\">Marie G\u00e9rin-Lajoie, de m\u00e8re en fille, la cause des femmes<\/span>, Bor\u00e9al Express, 1985, 382 pages.\u00a0 Puis, <span style=\"font-style: italic;\">Simone Monet-Chartrand, un h\u00e9ritage et des projets<\/span>, sous la direction d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Pelletier-Baillargeon en collaboration avec Claudette Boivin, H\u00e9l\u00e8ne Chenier et Gis\u00e8le Turcot, \u00c9ditions Fides et Remue-m\u00e9nage, 1993.<\/small><\/p>\n<p><!--more--><!--more--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est pour moi un honneur, un privil\u00e8ge et une grande joie que de vous accueillir et de vous souhaiter la bienvenue en cette soir\u00e9e d\u2019ouverture de Virage 2000 mis sur pied par le regroupement Femmes et Minist\u00e8res.<\/p>\n","protected":false},"author":60,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[58],"tags":[],"ppma_author":[144],"class_list":["post-2452","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-virage-2000","author-helene-pelletier-baillargeon"],"authors":[{"term_id":144,"user_id":60,"is_guest":0,"slug":"helene-pelletier-baillargeon","display_name":"H\u00e9l\u00e8ne Pelletier-Baillargeon","avatar_url":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Helene-Pelletier-Baillargeon.png","user_url":"","last_name":"Pelletier-Baillargeon","first_name":"H\u00e9l\u00e8ne","description":"Femme de lettres qu\u00e9b\u00e9coise, journaliste, essayiste et biographe, H\u00e9l\u00e8ne Pelletier-Baillargeon occupe une place importante dans la soci\u00e9t\u00e9 et l'\u00c9glise du Qu\u00e9bec. Auteure de \u00ab Marie G\u00e9rin-Lajoie, de m\u00e8re en fille, la cause des femmes \u00bb (Bor\u00e9al Express, 1985), codirectrice de \u00ab Simone Monet-Chartrand, un h\u00e9ritage et des projets \u00bb (\u00c9ditions Fides et Remue-m\u00e9nage, 1993), elle est laur\u00e9ate du prix Rosaire-Morin 2011 de L'Action nationale. Elle devient chevali\u00e8re de l\u2019Ordre national du Qu\u00e9bec en 1999."}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2452","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/60"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2452"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2452\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2452"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2452"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2452"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=2452"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}