{"id":3022,"date":"1995-01-01T11:00:06","date_gmt":"1995-01-01T16:00:06","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=3022"},"modified":"2016-07-27T09:02:23","modified_gmt":"2016-07-27T13:02:23","slug":"le-partenariat-comme-expression-privilegiee-du-nous-ecclesial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=3022","title":{"rendered":"Le partenariat comme expression privil\u00e9gi\u00e9e du \u00ab nous \u00bb eccl\u00e9sial"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\">Extrait 2, p. 190 \u00e0 200 de <em><strong>Voix de femmes, voies de passage<\/strong><br \/>\n<\/em>par <strong><em>Lise Baroni, Yvonne Bergeron,<\/em> <\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;\"><em><strong>Pierrette Daviau<\/strong> et <strong>Micheline Lagu\u00eb<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/COUV-Voix-de-femmes-e1431613832981.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" wp-image-3012 alignleft\" src=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/COUV-Voix-de-femmes-e1431613832981.jpg\" alt=\"COUV Voix de femmes\" width=\"91\" height=\"128\" \/><\/a>L\u2019agir pastoral des personnes interview\u00e9es renvoie assez g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 cette forme particuli\u00e8re d\u2019un vivre-ensemble caract\u00e9ris\u00e9 par les relations associatives. Ici encore rien ne se fait magiquement: il s\u2019agit d\u2019un d\u00e9placement qui s\u2019effectue progressivement et avec beaucoup de difficult\u00e9s. Fond\u00e9 \u00e0 la fois sur le fait de la dignit\u00e9 des personnes et sur celui de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des baptis\u00e9s, le partenariat diff\u00e8re de la collaboration (importante elle aussi<a href=\"#note84\"><sup>84<\/sup><\/a> <a name=\"ret84\"><\/a>et pour laquelle les r\u00e9pondantes sont tr\u00e8s souvent sollicit\u00e9es). II implique un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 de part et d\u2019autre dans la reconnaissance fondamentale et explicite de la valeur \u00e9gale de chaque partie et dans le respect de leurs diff\u00e9rences et de leurs responsabilit\u00e9s. Le partenariat correspond ainsi \u00e0 <span class=\"italique\">une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre et de vivre en \u00c9glise<\/span> entre femmes et hommes, entre croyantes, entre croyants, entre ministres et baptis\u00e9s, entre communaut\u00e9s. Une mani\u00e8re naturelle de vivre ensemble. Une r\u00e9alit\u00e9 tout simplement, y compris pour les femmes&#8230; Ne sont-elles pas <span class=\"italique\">un des deux<\/span> genres humains? Et, pour \u00eatre bien servi, l\u2019\u00c9vangile ne doit-il pas l\u2019\u00eatre par les hommes et par les femmes?<!--more--><\/p>\n<p>Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la notion de partenariat \u00e9voque une attitude qui pr\u00e9side \u00e0 des rapports de <span class=\"italique\">r\u00e9ciprocit\u00e9<\/span> entre hommes et femmes. Or, dans leurs pratiques, les travailleuses en \u00c9glise sont encore habituellement confront\u00e9es \u00e0 l\u2019argument de la compl\u00e9mentarit\u00e9 des sexes. Plusieurs (dont une majorit\u00e9 se retrouvent sous le profil d\u2019assimilation) l\u2019endossent sans trop le questionner ou avec plus ou moins de conviction. D\u2019autres, plus nombreuses, le refusent parce que, sous une forme d\u00e9guis\u00e9e, il ressemble \u00e0 celui de l\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 f\u00e9minine. A leurs yeux, ce concept g\u00e9n\u00e9ralement pi\u00e9g\u00e9 tient souvent d\u2019une anthropologie selon laquelle la femme demeure toujours relative \u00e0 l\u2019homme et jamais l\u2019inverse, de telle sorte que la femme devient \u00ab une part de l\u2019homme consid\u00e9r\u00e9 comme prototype de l\u2019humanit\u00e9 \u00bb. Elles rejettent cette compl\u00e9mentarit\u00e9 des sexes, \u00abpr\u00e9sent\u00e9e de telle fa\u00e7on que les r\u00f4les et les fonctions des femmes dans l\u2019\u00c9glise et dans la soci\u00e9t\u00e9 soient consid\u00e9r\u00e9s comme de nature essentiellement diff\u00e9rente de ceux des hommes84\u00bb. Bref, une compl\u00e9mentarit\u00e9 qui renvoie aux st\u00e9r\u00e9otypes coutumiers de la \u00ab femme-coeur \u00bb et de 1\u2019\u00abhomme-t\u00eate \u00bb avec tout ce que ces sch\u00e8mes peuvent encore entra\u00eener comme domination ou exclusion \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes<a href=\"#note85\"><sup>85<\/sup><\/a> <a name=\"ret85\"><\/a>. Enfin, c\u2019est surtout en vivant des rapports de mutualit\u00e9 que les r\u00e9pondantes refusent effectivement une telle compl\u00e9mentarit\u00e9. Au quotidien elles initient et renforcent les relations qui, tout en valorisant franchement les diff\u00e9rences et les libert\u00e9s, s\u2019opposent cat\u00e9goriquement \u00e0 toute esp\u00e8ce de mise en tutelle quelle qu\u2019en soit la source : sexe, classe sociale, cl\u00e9ricalisme, pouvoir&#8230;<\/p>\n<p>Finalement, les rapports de partenariat leur apparaissent conditionnels \u00e0 la force de la solidarit\u00e9. Faite d\u2019amiti\u00e9, de connivence, de complicit\u00e9 et d\u2019une reconnaissance concr\u00e8te de la pr\u00e9sence de Dieu dans les autres, l\u2019action des femmes interview\u00e9es r\u00e9affirme que ni la soci\u00e9t\u00e9 ni l\u2019\u00c9glise ne peuvent fabriquer leur unit\u00e9 sans la solidarit\u00e9. Leurs pratiques t\u00e9moignent d\u2019une solidarit\u00e9 essentiellement li\u00e9e \u00e0 la responsabilit\u00e9 d\u2019une m\u00eame mission eccl\u00e9siale \u00e0 porter au coeur de l\u2019histoire. Solidarit\u00e9 lib\u00e9ratrice et englobante soucieuse d\u2019\u00e9viter le pi\u00e8ge toujours possible d\u2019un amour universel qui chute dans l\u2019abstraction faute de lieux pr\u00e9cis o\u00f9 il se donne et se re\u00e7oit. Plus explicitement encore, solidarit\u00e9 qui renvoie prioritairement au choix des personnes et des groupes marginalis\u00e9s par nos soci\u00e9t\u00e9s et nos Eglises<a href=\"#note86\"><sup>86<\/sup><\/a> <a name=\"ret86\"><\/a>. Lieux privil\u00e9gi\u00e9s o\u00f9 se b\u00e2tit la communion eccl\u00e9siale, ces alliances avec d\u2019autres humains laiss\u00e9s pour compte permettent \u00e0 plusieurs femmes \u00e0 la fois d\u2019harmoniser leurs revendications communes d\u2019\u00e9galit\u00e9, de justice, de libert\u00e9 et de mener un combat identique contre la domination sous toutes ses formes. Ce faisant, elles sondent toute la profondeur de l\u2019oppression humaine particuli\u00e8rement associ\u00e9e au racisme, \u00e0 la lutte des classes, au sexisme et \u00e0 l\u2019\u00e9litisme. Et elles comprennent davantage leur lutte comme symbole de celle que soutiennent d\u2019autres groupes plus ou moins exclus de la vie eccl\u00e9siale et sociale<a href=\"#note87\"><sup>87<\/sup><\/a> <a name=\"ret87\"><\/a>. Enfin la solidarit\u00e9 s\u2019av\u00e8re une condition essentielle pour que s\u2019op\u00e8rent dans l\u2019\u00c9glise des changements majeurs: une solidarit\u00e9 entre femmes bien s\u00fbr, mais une solidarit\u00e9 ouverte offrant \u00e0 toute bonne volont\u00e9 de participer \u00e0 la prise en charge collective du renversement.<\/p>\n<p class=\"centre\">UNE \u00c9GLISE ESSENTIELLEMENT PLURIELLE<\/p>\n<p>Les femmes r\u00eavent de l\u2019\u00c9glise comme d\u2019une \u00ab grande famille \u00bb, d\u2019un groupe \u00ab tricot\u00e9 avec un paquet de monde de toutes sortes \u00bb, d\u2019un \u00ab regroupement de communaut\u00e9s \u00bb. Mais elles savent aussi que la communion eccl\u00e9siale n\u2019est pas une r\u00e9alit\u00e9 imm\u00e9diate. Bien au contraire. De fa\u00e7on multiple et avec lucidit\u00e9, elles font \u00e9tat de ses grandes pauvret\u00e9s et des nombreux obstacles qui emp\u00eachent ou retardent sa venue : les accrochages quotidiens, les hauts et les bas de la vie communautaire, les rapports avec les coll\u00e8gues, les difficult\u00e9s relationnelles particuli\u00e8res avec des pr\u00eatres, le manque d\u2019accueil des diff\u00e9rences et quoi encore&#8230; Quotidiennement elles constatent que l\u2019\u00c9glise-communion n\u2019a pas d\u2019autres visages que ceux des personnes et des communaut\u00e9s qui se pr\u00e9occupent de la faire exister. Et parce qu\u2019elles <span class=\"italique\">re\u00e7oivent aujourd\u2019hui l\u2019invitation \u00e0 la faire advenir<\/span>, ces femmes cherchent, par l\u2019ensemble de leurs pratiques, \u00e0 construire une \u00c9glise dont la communion ne veut <span class=\"italique\">rien perdre de la pluralit\u00e9<\/span>.<\/p>\n<p class=\"gras\">Un vivre-ensemble centr\u00e9 sur la personne<\/p>\n<p>Refusant le dualisme anthropologique dont les st\u00e9r\u00e9otypes nuisent aussi bien aux hommes qu\u2019aux femmes, les pratiques de la majorit\u00e9 s\u2019orientent surtout vers <span class=\"italique\">la globalit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience humaine<\/span>. Si certaines travailleuses consentent encore aux id\u00e9ologies patriarcales, dans l\u2019ensemble, les autres r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 cette anthropologie unique, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une seule nature, selon laquelle \u00ab\u00a0il n\u2019y a de r\u00f4les ou fonctions pr\u00e9ordonn\u00e9s au-del\u00e0 du biologique, ni pour les hommes, ni pour les femmes, puisque les activit\u00e9s propres \u00e0 l\u2019individu sont extrapol\u00e9es \u00e0 partir des caract\u00e9ristiques spirituelles et personnelles<a href=\"#note88\"><sup>88<\/sup><\/a> <a name=\"ret88\"><\/a>\u00bb. Elles prennent alors davantage en compte l\u2019ensemble des donn\u00e9es de l\u2019exp\u00e9rience et elles accordent une grande importance \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9, \u00e0 la libert\u00e9 active et \u00e0 la responsabilit\u00e9 lucide. La vari\u00e9t\u00e9 des r\u00f4les de leadership qu\u2019elles assument montre une fois de plus que les notions fixistes (sur la nature, la place et les fonctions des femmes et des hommes) ne sont ni universelles, ni justifiables. Parce que la personne est riche de tout l\u2019\u00e9ventail des possibilit\u00e9s humaines, ses choix reposent sur les dons, les int\u00e9r\u00eats et les attraits plut\u00f4t que sur les st\u00e9r\u00e9otypes de classe, de sexe, ou autres. Cela permet de lib\u00e9rer la sexualit\u00e9 d\u2019une fausse valorisation sociale ou religieuse et de transformer les dualismes traditionnels au profit d\u2019une pluralit\u00e9 qui n\u2019a rien \u00e0 voir avec la r\u00e9alit\u00e9 anatomique.<\/p>\n<p>Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant que, dans leurs pratiques, ces croyantes valorisent constamment <span class=\"italique\">les personnes dans leur autonomie, leurs diff\u00e9rences et leur unicit\u00e9<\/span>. La primaut\u00e9 des personnes et de leurs relations, voil\u00e0 une pr\u00e9occupation qui ne se d\u00e9ment pas. Et majoritairement elles exp\u00e9rimentent au sein de leurs engagements un enrichissement de leurs personnalit\u00e9s. Fid\u00e8les \u00e0 leur propre v\u00e9cu et \u00e0 leur conscience, un grand nombre consid\u00e8rent que leur existence, porteuse et cr\u00e9atrice de sens humain, s\u2019av\u00e8re un lieu privil\u00e9gi\u00e9 o\u00f9 se vit et s\u2019apprend la communion eccl\u00e9siale. Lieu qui doit aussi devenir une source fondamentale de r\u00e9flexion chr\u00e9tienne et th\u00e9ologique. Car comment les croyantes et les croyants peuvent-ils vouloir \u00ab faire communion \u00bb sans avoir d\u2019abord le courage d\u2019assumer toute leur humanit\u00e9 avec ses grandeurs et ses limites? On le voit ici encore, l\u2019avenir de l\u2019\u00c9glise est de plus en plus concern\u00e9 par les pratiques des femmes. Leur mouvement entra\u00eene une sorte de d\u00e9lestage des rep\u00e8res habituels et s\u00e9curisants qui balisent le vivre-ensemble eccl\u00e9sial. Oui la communion en \u00c9glise d\u00e9pend du sens humain que les femmes et les hommes sont en train de fabriquer.<\/p>\n<p>Affirmer la place centrale des personnes \u00e9quivaut \u00e0 les poser comme sujets v\u00e9ritables de la communaut\u00e9. L\u2019ensemble des entrevues analys\u00e9es, nous l\u2019avons signal\u00e9, parle de responsabilit\u00e9 de tous les membres, de lien avec le monde, de mission communautaire, de libert\u00e9 chr\u00e9tienne. Or prendre au s\u00e9rieux, dans les <span class=\"italique\">faits<\/span>, ces \u00e9l\u00e9ments eccl\u00e9siologiques majeurs cr\u00e9e chez les r\u00e9pondantes l\u2019impatience et la d\u00e9termination<a href=\"#note89\"><sup>89<\/sup><\/a> <a name=\"ret89\"><\/a>. Pour elles, les femmes n\u2019ont pas \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es par l\u2019\u00c9glise et la th\u00e9ologie comme \u00ab un cas particulier\u00bb. Comme personnes, elles sont \u2014 et doivent \u00eatre \u2014 de droit et de fait des sujets \u00e0 part enti\u00e8re dont la participation \u00e0 la mission, \u00e0 la vie et aux fonctions eccl\u00e9siales, peut aller jusqu\u2019\u00e0 l\u2019exercice du minist\u00e8re ordonn\u00e9. Elles rejoignent en cela la conviction de tous ceux et celles qui refusent une eccl\u00e9siologie g\u00e9n\u00e9ratrice d\u2019exclusion. Eccl\u00e9siologie cherchant \u00e0 justifier une \u00c9glise hi\u00e9rarchis\u00e9e et sacramentelle qui maintient un double sacerdoce \u00abdiff\u00e9rent par nature\u00bb : le sacerdoce ordonn\u00e9 repr\u00e9sentant le Christ (ou Dieu) comme masculin et actif et le sacerdoce des la\u00efques en relation avec la communaut\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme f\u00e9minine et passive<a href=\"#note90\"><sup>90<\/sup><\/a> <a name=\"ret90\"><\/a>.<\/p>\n<p>Convaincues qu\u2019il n\u2019existe qu\u2019une mission pour l\u2019ensemble des croyants et des croyantes, la plupart des intervenantes rencontr\u00e9es (sp\u00e9cialement celles du profil de transformation) renforcent par leurs pratiques et leur discours le travail lib\u00e9rateur de ceux et celles qui, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la Bible, \u00e0 l\u2019histoire du christianisme, \u00e0 la r\u00e9flexion th\u00e9ologique et \u00e9thique, s\u2019opposent au r\u00f4le biais\u00e9 et limit\u00e9 que l\u2019\u00c9glise accorde aux femmes. Les humains, rappelons-le, sont susceptibles de d\u00e9velopper leurs dimensions religieuse et morale en proportion avec leur degr\u00e9 de libert\u00e9 et de responsabilit\u00e9. C\u2019est pourquoi, comme le souligne Anne Carr, \u00ab\u00a0le mouvement f\u00e9ministe a mis au premier plan de la conscience des femmes, qui inclut leur conscience dans 1\u2019Eglise, la signification morale importante de l\u2019action humaine en les exhortant \u00e0 valoriser leur vie d\u2019acteurs moraux et religieux, par opposition aux attitudes passives et r\u00e9sign\u00e9es<a href=\"#note91\"><sup>91<\/sup><\/a> <a name=\"ret91\"><\/a>\u00bb. Dans cette foul\u00e9e, les femmes engag\u00e9es en \u00c9glise confirment le passage d\u2019une conception du \u00abfid\u00e8le objet de l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation\u00bb \u00e0 la \u00abpersonne croyante sujet de l\u2019activit\u00e9 \u00e9vang\u00e9lisatrice\u00bb. Rejet de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie du clerc et valorisation de la responsabilit\u00e9-en-acte des la\u00efques<a href=\"#note92\"><sup>92<\/sup><\/a> <a name=\"ret92\"><\/a>.<\/p>\n<p class=\"gras\">Les autres\u00a0: un d\u00e9centrement b\u00e9n\u00e9fique<\/p>\n<p>Si la personne est premi\u00e8re, c\u2019est en fonction d\u2019une communaut\u00e9 \u00e0 b\u00e2tir, voil\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 du v\u00e9cu des r\u00e9pondantes dont l\u2019importance sollicite singuli\u00e8rement la r\u00e9flexion chr\u00e9tienne et surtout la pratique de l\u2019unit\u00e9 eccl\u00e9siale. Bien s\u00fbr, nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9, le fait de vouer \u00e0 chaque personne et donc \u00e0 soi-m\u00eame la reconnaissance et le respect de son humanit\u00e9 constitue une condition primordiale de communion. Celle-ci, comme d\u2019ailleurs la coresponsabilit\u00e9, ne peut se b\u00e2tir sur la disparition des autres. Mais il nous faut aller plus loin et voir comment la rencontre des autres<a href=\"#note93\"><sup>93<\/sup><\/a> <a name=\"ret93\"><\/a>peut servir la t\u00e2che de l\u2019unit\u00e9 eccl\u00e9siale.<\/p>\n<p>Les pratiques des femmes, quelles que soient leurs configurations, mettent en perspective de fa\u00e7on r\u00e9aliste que \u00ab les autres \u00bb nous orientent vers la d\u00e9couverte des possibles (ou des impossibles) de la communion eccl\u00e9siale. Ces autres (coll\u00e8gues, pasteurs, groupes, communaut\u00e9s&#8230;) ne confirment-ils pas par leurs propres choix, souvent si diff\u00e9rents les uns des autres, que nul\u2014 <span class=\"italique\">ni personne ni communaut\u00e9<\/span> \u2014 n\u2019a le droit d\u2019absolutiser ses perceptions, ses engagements, ses d\u00e9cisions, ses mod\u00e8les, etc? Ne renvoient-ils pas finalement \u00e0 la conscience de ses propres limites? Ainsi, seule une relation vraie avec autrui peut permettre d\u2019\u00e9viter la tyrannie des pratiques et des discours particuliers, qu\u2019ils viennent des individus ou des institutions. De la m\u00eame fa\u00e7on, seule une relation authentique avec autrui peut permettre de mesurer l\u2019attachement r\u00e9el \u00e0 la t\u00e2che de la communion. Alors surgissent des visages d\u2019\u00c9glise qu\u2019il nous para\u00eet d\u00e9sormais possible de faire na\u00eetre. N\u2019est-ce pas ce que laissent percevoir les avanc\u00e9es soulign\u00e9es par certaines intervenantes? N\u2019est-ce pas \u00e9galement ce qui les confirme dans l\u2019importance d\u2019habiter leurs r\u00eaves?<\/p>\n<p>Et parce que la rencontre des autres ouvre la porte \u00e0 ce qu\u2019il y a d\u2019\u00e9tranger en eux, il serait illusoire de s\u2019attendre \u00e0 une coexistence \u00e0 jamais lib\u00e9r\u00e9e des tensions et des conflits. En \u00e9voquant fr\u00e9quemment ces situations, les travailleuses en \u00c9glise attestent <span class=\"italique\">le r\u00e9alisme d\u2019une alt\u00e9rit\u00e9<\/span> qui inqui\u00e8te, d\u00e9sar\u00e7onne, d\u00e9range et fait violence par son invitation au d\u00e9paysement<a href=\"#note94\"><sup>94<\/sup><\/a> <a name=\"ret94\"><\/a>. D\u00e9paysement par l\u2019abandon des rep\u00e8res et des s\u00e9curit\u00e9s (mesures disciplinaires, normes, traditions&#8230;), par le renoncement au savoir cristallis\u00e9 et au pouvoir centralisateur (qui infantilise ou asphyxie la communaut\u00e9 dans son ensemble) et, globalement, par le refus d\u2019une unit\u00e9 scl\u00e9ros\u00e9e en uniformit\u00e9. D\u00e9paysement surtout lorsque la communion se fait solidarit\u00e9 avec les laiss\u00e9s pour compte, solidarit\u00e9 que <span class=\"italique\">Matthieu<\/span> pr\u00e9sente comme l\u2019attitude fondamentale donnant acc\u00e8s au Royaume (25, 31-36). Tout cela fait peur. Les femmes en connaissent long \u00e0 ce chapitre. Or, on le sait, la peur entra\u00eene moult r\u00e9actions dont celle, fr\u00e9quente, de chercher \u00e0 r\u00e9duire la gravit\u00e9 des questions soulev\u00e9es. La rencontre prend alors habituellement l\u2019allure d\u2019une joute intellectuelle, d\u2019une guerre de concepts ou d\u2019un \u00e9change d\u2019abstractions laissant toujours la possibilit\u00e9 de repli sur ses positions. Mais, par leurs pratiques eccl\u00e9siales, les r\u00e9pondantes rappellent avec lucidit\u00e9 qu\u2019on ne peut, comme \u00c9glise, se payer le luxe d\u2019\u00e9changes aussi futiles en laissant la peur paralyser la vie. Oui, nous y insistons de nouveau ici, il faudra bien cesser un jour de refouler le c\u00f4t\u00e9 obscur de nos belles intentions communionnelles. Par la force et l\u2019ampleur de leurs r\u00e9criminations, ces croyantes ne nous en laissent pas le choix.<\/p>\n<p>Au contraire, si les autres, dont les femmes particuli\u00e8rement, sont vraiment accueillis dans leur originalit\u00e9, ils seront reconnus dans leurs responsabilit\u00e9s particuli\u00e8res, selon la couleur de leurs engagements et leurs mani\u00e8res de vivre la communion eccl\u00e9siale. \u00abIl faut insister, dira une intervenante, seules ces rencontres en v\u00e9rit\u00e9 peuvent amener les personnes, les communaut\u00e9s et l\u2019institution \u00e0 sortir de l\u2019illusion d\u2019une communion historiquement accomplie et \u00e0 accepter d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9es par et avec d\u2019autres.\u00bb Consentir \u00e0 la pluralit\u00e9 exige donc un d\u00e9centrement qui non seulement fait recevoir les autres \u00abcomme autres\u00bb, mais favorise au maximum le d\u00e9ploiement de leurs diff\u00e9rences et de leur unicit\u00e9. Ce consentement est toujours trompeur s\u2019il ne cherche pas \u00e0 faire na\u00eetre les individus et les collectivit\u00e9s \u00e0 leur propre v\u00e9rit\u00e9. Aussi sommes-nous de plus en plus nombreux, croyantes et croyants, \u00e0 partager cette affirmation de Ilse Sch\u00fcllner: \u00ab [&#8230;] une \u00c9glise qui se prive d\u2019une importante participation des femmes pour sa pastorale et son minist\u00e8re n\u2019a que peu d\u2019avenir<a href=\"#note95\"><sup>95<\/sup><\/a> <a name=\"ret95\"><\/a>(&#8230;) \u00bb.<\/p>\n<p><span class=\"italique\">Enfin<\/span>, recevant la mission \u00e0 la fois comme un don et une t\u00e2che, la plupart des femmes interview\u00e9es inscrivent leurs pratiques dans le processus qui permet aux baptis\u00e9s de se r\u00e9approprier le pouvoir correspondant \u00e0 leur responsabilit\u00e9. Et parce que l\u2019accomplissement de la mission demeure li\u00e9 au mode de pr\u00e9sence de l\u2019\u00c9glise dans le monde, <span class=\"italique\">elles questionnent son visage institutionnel en r\u00e9f\u00e9rence au myst\u00e8re de communion qui la constitue<\/span>. \u00c0 leur point de vue, le d\u00e9fi majeur de l\u2019\u00c9glise consiste non seulement \u00e0 faire en sorte que le cadre institutionnel ne bloque pas le dynamisme de la mission, mais surtout \u00e0 rendre visible, dans sa structure organisationnelle, la communion eccl\u00e9siale. Ainsi l\u2019\u00e9galit\u00e9 radicale des disciples (femmes et hommes) doit-elle se refl\u00e9ter dans le rassemblement eccl\u00e9sial jusque dans la conception et l\u2019expression des fonctions minist\u00e9rielles. Celles-ci en effet, \u00e9tant relatives \u00e0 l\u2019ensemble de la communaut\u00e9, englobent symboliquement les hommes et les femmes, car c\u2019est dans l\u2019\u00eatre personnel et spirituel des humains (et non dans les diff\u00e9rences biologiques ou physiques) que s\u2019enracinent les r\u00f4les et les fonctions au sein de l\u2019Eglise. Une telle participation des deux sexes, en plus de rendre 1\u2018\u00c9glise plus v\u00e9ridique, enrichirait le sacrement de l\u2019unique sacerdoce du Christ et le t\u00e9moignage \u00e9vang\u00e9lique lui-m\u00eame. Conviction qui rejoint une affirmation de la th\u00e9ologienne Elisabeth Sch\u00fcssler Fiorenza: \u00ab\u00a0Tant que les femmes chr\u00e9tiennes sont exclues de l\u2019acte de rompre le pain et de d\u00e9cider de leurs propres bien-\u00eatre et engagements spirituels, l\u2019<span class=\"italique\">ekkl\u00e8sia<\/span> comme communaut\u00e9 de disciples \u00e9gaux n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9e et le pouvoir de l\u2019\u00c9vangile est fortement affaibli<a href=\"#note96\"><sup>96<\/sup><\/a> <a name=\"ret96\"><\/a>.\u00bb<\/p>\n<p>II nous reste \u00e0 esp\u00e9rer que l\u2019exp\u00e9rience des femmes soit mise \u00e0 profit pour corriger les lacunes du visage de l\u2019\u00c9glise et de son minist\u00e8re et ce, dans la perspective du Nouveau Testament comme dans le prolongement du renouvellement suscit\u00e9 par Vatican II. Alors la r\u00e9alit\u00e9 institutionnelle de l\u2019\u00c9glise se laisserait mesurer et juger par son myst\u00e8re qui est communion des femmes et des hommes dans le Christ. L\u2019institution deviendrait un signe authentique de cette communion.<\/p>\n<p>N\u2019est-ce pas d\u2019ailleurs l\u2019interpellation commune \u00e0 laquelle nous renvoient les trois cat\u00e9gories d\u00e9ploy\u00e9es dans ce chapitre? En effet, la premi\u00e8re questionne la th\u00e9ologie de l\u2019appel et des minist\u00e8res, la deuxi\u00e8me interroge l\u2018\u00c9glise dans sa pratique missionnaire et la troisi\u00e8me interpelle l\u2019institution eccl\u00e9siale dans sa r\u00e9alit\u00e9 communionnelle.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi une m\u00eame invitation au passage qui ressort des trois cat\u00e9gories, chacune nous montrant les femmes interview\u00e9es en situation de changement. Ainsi, dans l\u2019appel, nous les voyons dispos\u00e9es \u00e0 vivre autrement les minist\u00e8res. Dans l\u2019acculturation, elles cherchent \u00e0 relever les d\u00e9fis du changement que comporte l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation dans le monde contemporain. Dans l\u2019interd\u00e9pendance, elles travaillent \u00e0 \u00e9tablir les conditions n\u00e9cessaires pour qu\u2019advienne dans les faits la communion eccl\u00e9siale. Comment ne pas reconna\u00eetre dans cette double r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019interpellation et du passage la cons\u00e9quence inh\u00e9rente \u00e0 l\u2019accueil de l\u2019\u00c9vangile? Voil\u00e0 pourquoi nous affirmons que ces chr\u00e9tiennes sont <span class=\"italique\">en-acte-de-r\u00e9ception<\/span>.<\/p>\n<hr \/>\n<p class=\"gras\">NOTES<\/p>\n<p><a href=\"#ret84\"><sup>84<\/sup><\/a> <a name=\"note84\"><\/a>Anne CARR, La femme dans l\u2019\u00c9glise. Tradition chr\u00e9tienne et th\u00e9ologie f\u00e9ministe, Paris, Cerf, 1993, p. 71. Pour l\u2019auteure, une telle id\u00e9e \u00ab\u00a0contient des pr\u00e9suppositions et des st\u00e9r\u00e9otypes d\u00e9finissant les femmes comme particuli\u00e8rement humbles, sensibles, intuitives, douces, r\u00e9ceptives, passives, [&#8230;] en opposition avec l\u2019agressivit\u00e9, la rationalit\u00e9, l\u2019activit\u00e9, la force, etc., masculines\u00a0\u00bb, ibid. Cela rejoint d\u2019ailleurs essentiellement l\u2019affirmation de Elisabeth SCH\u00dcSSLER FI0RENZA: \u00ab\u00a0la th\u00e9orie f\u00e9ministe a montr\u00e9 qu\u2019Aristote a d\u00e9velopp\u00e9 le concept de \u201cnature sp\u00e9ciale de la femme\u201d afin de d\u00e9montrer pourquoi elle est exclue de la citoyennet\u00e9 de plein droit bien qu\u2019elle soit un \u00eatre rationnel [&#8230;]\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Revendiquer notre autorit\u00e9 et notre pouvoir. L\u2019eccl\u00e9sia des femmes et le patriarcat eccl\u00e9siastique\u00a0\u00bb, Concilium, 200, 1985, p. 69.<\/p>\n<p><a href=\"#ret85\"><sup>85<\/sup><\/a> <a name=\"note85\"><\/a>M\u00eame si, au plan du vocabulaire, certaines femmes parlent encore de compl\u00e9mentarit\u00e9, elles n\u2019accordent \u00e0 ce concept aucune connotation de subordination. Il demeure cependant souhaitable qu\u2019elles soient \u00e9veill\u00e9es au pi\u00e8ge d\u2019une telle argumentation.<\/p>\n<p><a href=\"#ret86\"><sup>86<\/sup><\/a> <a name=\"note86\"><\/a>Au chap. 2, le paragraphe \u00abDes pratiques de solidarit\u00e9\u00bb, p. 43, pose clairement la probl\u00e9matique eccl\u00e9siale sur cette question majeure. Il 1e fait \u00e0 partir de deux lieux d\u2019insertion de la pratique des femmes : la paroisse et la prison. Pour sa part, le chap. 3 reprend substantiellement cette m\u00eame probl\u00e9matique qui entra\u00eene chez de nombreuses r\u00e9pondantes un profond malaise (voir, \u00e0 titre d\u2019exemple, le paragraphe \u00abPratiques de justice sociale\u00bb, p. 141).<\/p>\n<p><a href=\"#ret87\"><sup>87<\/sup><\/a> <a name=\"note87\"><\/a>Il importe de rappeler ici cette faille d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9e relativement \u00e0 l\u2019analyse sociale. Nous reviendrons sur cette question quand nous aborderons les enjeux des pratiques des femmes.<\/p>\n<p><a href=\"#ret88\"><sup>88<\/sup><\/a> <a name=\"note88\"><\/a>Affirmation de Sara BUTLER, cit\u00e9e dans La femme dans l\u2019\u00c9glise, op. cit. p.164, note 15.<\/p>\n<p><a href=\"#ret89\"><sup>89<\/sup><\/a> <a name=\"note89\"><\/a>Mais comme il est long encore le chemin vers la reconnaissance effective des femmes-sujets ! \u00ab\u00a0Elles sont l\u00e0 dans le monde, dira Rita Gross, mais on en parle comme d\u2019un \u00abautre\u00bb sujet humain essayant de comprendre son monde\u2026comme d\u2019un co-sujet dans la tentative r\u00e9ciproque de compr\u00e9hension de la diff\u00e9renciation humaine, sexuelle, et de toutes ses manifestations\u00a0\u00bb Texte repris dans La femme dans l\u2019\u00c9glise, op. cit. p. 114.<\/p>\n<p><a href=\"#ret90\"><sup>90<\/sup><\/a> <a name=\"note90\"><\/a>Sur cette question voir, entre autres r\u00e9f\u00e9rences R\u00e9mi PARENT, Pr\u00eatres et \u00e9v\u00eaques. Le service de la pr\u00e9sidence eccl\u00e9siale, Montr\u00e9al Paris, \u00c9ditions Paulines\/Cerf, 1992, sp\u00e9cialement les p. 102-120<\/p>\n<p><a href=\"#ret91\"><sup>91<\/sup><\/a> <a name=\"note91\"><\/a>La femme dans l\u2019\u00c9glise, op. cit., p. 81.<\/p>\n<p><a href=\"#ret92\"><sup>92<\/sup><\/a> <a name=\"note92\"><\/a>Pour prolonger la r\u00e9flexion, de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences peuvent \u00eatre mentionn\u00e9es dont la suivante: Herv\u00e9 LEGRAND, \u00ab\u00a0La r\u00e9alisation de l\u2019\u00c9glise en un lieu\u00a0\u00bb, dans Initiation \u00e0 la pratique de la th\u00e9ologie, Dogmatique II, t. 3, Paris, Cerf, 1983, p. 143-345.<\/p>\n<p><a href=\"#ret93\"><sup>93<\/sup><\/a> <a name=\"note93\"><\/a>Le terme \u00ab\u00a0autres\u00a0\u00bb peut aussi renvoyer \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 d\u2019une communaut\u00e9 ou de communaut\u00e9s diff\u00e9rentes et non pas seulement \u00e0 celle des individus.<\/p>\n<p><a href=\"#ret94\"><sup>94<\/sup><\/a> <a name=\"note94\"><\/a>Trois profils sont ici particuli\u00e8rement en cause : celui des femmes en opposition, celui des ruptures et le profil de transformation. N\u2019est-ce pas d\u2019ailleurs cette importante r\u00e9alit\u00e9 du d\u00e9paysement qu\u2019\u00e9voque R\u00e9mi PARENT, dans sa profonde r\u00e9flexion sur la communion de l\u2019\u00c9glise concr\u00e8te, lorsqu\u2019il dit \u00ab\u00a0que de fois, par exemple, on fuit d\u00e8s que des conflits s\u2019annoncent en proclamant qu\u2019on n\u2019y peut rien, que la pluralit\u00e9 est ind\u00e9passable et que de toute fa\u00e7on chacun a droit \u00e0 ses opinions. Mais ces agissements tiennent de la d\u00e9robade et contribuent pauvrement \u00e0 alimenter une rencontre qui, en retour, serait chr\u00e9tiennement valorisante pour les parties en cause\u00a0\u00bb, Communion et pluralit\u00e9 dans l\u2019\u00c9glise. Pour une pratique de l\u2019unit\u00e9 eccl\u00e9siale, Montr\u00e9al, Fides, 1980, p. 164.<\/p>\n<p><a href=\"#ret95\"><sup>95<\/sup><\/a> <a name=\"note95\"><\/a>lIse SCH\u00dcLLNER, \u00ab\u00a0Vers une nouvelle identit\u00e9 de la femme dans l\u2019\u00c9glise\u00a0\u00bb, dans Communion et diaconie, 9, 1981, p. 20.<\/p>\n<p><a href=\"#ret96\"><sup>96<\/sup><\/a> <a name=\"note96\"><\/a>E. SCH\u00dcSSLER FI0RENZA, En m\u00e9moire d\u2019elle, op. cit., p. 470.<\/p>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extrait 2, p. 190 \u00e0 200 de Voix de femmes, voies de passage par Lise Baroni, Yvonne Bergeron, Pierrette Daviau et Micheline Lagu\u00eb L\u2019agir pastoral des personnes interview\u00e9es renvoie assez g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 cette forme particuli\u00e8re d\u2019un vivre-ensemble caract\u00e9ris\u00e9 par les &hellip; <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=3022\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":135,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[69],"tags":[],"ppma_author":[105],"class_list":["post-3022","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-voix-de-femmes","author-fetm"],"authors":[{"term_id":105,"user_id":135,"is_guest":0,"slug":"fetm","display_name":"Femmes et minist\u00e8res","avatar_url":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/FetM-Logo-96x96.png","user_url":"","last_name":"Femmes et minist\u00e8res","first_name":"","description":"Le r\u00e9seau Femmes et Minist\u00e8res travaille\r\n\u00e0 la reconnaissance de tous les minist\u00e8res exerc\u00e9s par des femmes\r\ndans une \u00c9glise dynamique et missionnaire."}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3022","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/135"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3022"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3022\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3022"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3022"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3022"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=3022"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}