{"id":347,"date":"1997-05-15T14:00:21","date_gmt":"1997-05-15T18:00:21","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=347"},"modified":"2015-05-18T09:52:36","modified_gmt":"2015-05-18T13:52:36","slug":"quand-lecriture-suggere-ce-quil-nous-reste-a-ecrire-sur-le-partenariat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=347","title":{"rendered":"Quand l\u2019\u00c9criture sugg\u00e8re ce qu\u2019il nous reste \u00e0 \u00e9crire sur le partenariat"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small; line-height: 1.714285714;\"><a href=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/Olivette-Genest.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"  wp-image-3061 alignleft\" src=\"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/Olivette-Genest.jpg\" alt=\"Olivette Genest\" width=\"81\" height=\"94\" \/><\/a>Mon mandat dans ce Symposium consiste \u00e0 \u00ab\u00a0pr\u00e9senter un examen des textes bibliques controvers\u00e9s, utilis\u00e9s dans le pr\u00e9sent d\u00e9bat sur le statut et les relations hommes-femmes en \u00c9glise\u00a0\u00bb. On sait que \u00able pr\u00e9sent d\u00e9bat\u00bb \u00e9clate surtout autour du partenariat dans la participation aux minist\u00e8res et, principalement, \u00e0 cause de conditions syst\u00e9miques dans la structure de l&rsquo;\u00c9glise, autour de l&rsquo;ordination sacerdotale. Nous pourrions rejoindre directement les textes-cl\u00e9s dans les documents\u00a0<\/span><i style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small; line-height: 1.714285714;\">ad hoc\u00a0<\/i><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small; line-height: 1.714285714;\">de Paul VI et de Jean-Paul ll, mais la probl\u00e9matique vis\u00e9e ici est plus large, fid\u00e8le en cela aux intentions de ce Symposium et \u00e0 la Bible elle-m\u00eame.<!--more--><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Andr\u00e9 Myre nous a expos\u00e9 deux fa\u00e7ons d&rsquo;interroger la Bible \u00e0 partir de questions eccl\u00e9siales pr\u00e9sentes. Pour ma part, je partirai d&rsquo;une formulation du document de la Commission biblique pontificale sur\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>L&rsquo;interpr\u00e9tation de la Bible dans l&rsquo;\u00c9glise,\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">d&rsquo;avril 1993, aux colonnes qui concernent l&rsquo;op\u00e9ration herm\u00e9neutique d&rsquo;actualisation de la Bible[1].<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Cette op\u00e9ration comporte trois \u00e9tapes, dit le document\u00a0:<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">l. \u00e9couter la Parole \u00e0 partir de la situation pr\u00e9sente;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">2. discerner les aspects de la situation pr\u00e9sente que le texte biblique \u00e9claire ou met en question;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">3. tirer de la pl\u00e9nitude de sens du texte biblique les \u00e9l\u00e9ments susceptibles de faire \u00e9voluer la situation pr\u00e9sente d&rsquo;une mani\u00e8re f\u00e9conde, conforme \u00e0 la volont\u00e9 salvifique de Dieu dans le Christ.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">J&rsquo;attire votre attention sur la deuxi\u00e8me \u00e9tape. Les questions soulev\u00e9es par la situation pr\u00e9sente, nous les connaissons. Pos\u00e9es \u00e0 la Bible, ces questions sont-elles \u00e9clair\u00e9es par celle-ci ? sont-elles mises en question? Or, nous sommes devant un probl\u00e8me majeur c&rsquo;est la Bible elle-m\u00eame qui, sous ces interrogations, appara\u00eet en mal d&rsquo;\u00e9clairage et de remise en question sur ce point.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La Bible ne nous pr\u00e9sente pas de mod\u00e8le de partenariat homme-femme, mais, au contraire, des \u00e9l\u00e9ments qui ont servi pendant des si\u00e8cles \u00e0 confirmer, \u00e0 \u00absanctifier\u00bb en tant que volont\u00e9 de Dieu, la domination des hommes sur les femmes. C&rsquo;est ce que je tenterai de montrer, trop bri\u00e8vement h\u00e9las! pour rendre justice aux travaux s\u00e9rieux \u00e0 la base de mes affirmations. J&rsquo;essaierai aussi de d\u00e9gager ce qu&rsquo;annonce le titre de mon expos\u00e9 : \u00abQuand l&rsquo;\u00c9criture\u00a0<i>sugg\u00e8re<\/i>\u00a0ce qu&rsquo;il\u00a0<i>nous<\/i>\u00a0reste \u00e0 \u00e9crire\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 d\u00e9duire de ses lignes, \u00e0 mettre en acte et \u00e0 formuler sur le partenariat hommes-femmes.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>Le partenariat dans la Bible?<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le rapport hommes-femmes dans la Bible n&rsquo;est pas celui du partenariat, mais bien celui qui d\u00e9coule d&rsquo;une structure sociale de type patriarcal. La Bible nous renvoie l&rsquo;image d&rsquo;un patriarcat \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur, c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9e sur l&rsquo;autorit\u00e9 du p\u00e8re, gouvern\u00e9e par une hi\u00e9rarchie de p\u00e8res et compl\u00e8tement androcentrique. Et cela du point de vue culturel comme du point de vue religieux. La femme y est une mineure \u00e0 vie, possession du p\u00e8re, du mari, du fr\u00e8re ou du fils advenant la mort des p\u00e8re et mari.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">D\u00e9pourvue de droits civils et juridiques, sauf la veuve, derni\u00e8re de la lign\u00e9e, la femme ne peut disposer des biens \u00e0 son usage. prendre la parole en public, t\u00e9moigner en justice, \u00eatre comptabilis\u00e9e pour le quorum l\u00e9gal de dix personnes -donc de dix hommes- \u00e0 l&rsquo;assembl\u00e9e de la synagogue, encore moins acc\u00e9der \u00e0 des fonctions publiques. Les cas d&rsquo;exception, comme celui de D\u00e9borah, Juge en Isra\u00ebl, sont transitoires et ne changent rien \u00e0 la condition des autres femmes. Marie, m\u00e8re de J\u00e9sus, vit sous ce r\u00e9gime.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\">\u00a0<span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Au plan religieux, c&rsquo;est son \u00e9poux qui porte, par d\u00e9finition biologique, le signe de l&rsquo;appartenance \u00e0 l&rsquo;Alliance. La femme n&rsquo;est pas astreinte \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la Loi, \u00e0 la participation aux f\u00eates liturgiques publiques; elle est cependant tenue responsable et coupable de ses transgressions \u00e9ventuelles. Elle n&rsquo;acc\u00e8de jamais non plus aux fonctions du culte officiel, encore moins \u00e0 la pr\u00eatrise, m\u00eame si elle est de la tribu de L\u00e9vi. Cette mise \u00e0 part juridique n&rsquo;exclut pas que certaines femmes de la Bible aient eu avec Dieu une relation particuli\u00e8re, fort profonde, et que Dieu soit venu \u00e0 elles. Mais leur aventure spirituelle, rapport\u00e9e, tue ou inconnue, n&rsquo;efface pas le cadre de vie qui leur \u00e9tait d\u00e9volu.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Les travaux de l&rsquo;historiographie nous ont transmis et confirm\u00e9 ces donn\u00e9es, dont d&rsquo;ailleurs la Bible reste le principal t\u00e9moin. La subordination et l&rsquo;inf\u00e9riorisation des femmes y sont abondamment illustr\u00e9es par les textes narratifs[2]. Un p\u00e8re peut lancer sa fille vierge, ou un l\u00e9vite sa concubine, en p\u00e2ture aux vauriens de la ville, comme un os \u00e0 une meule de chiens, plut\u00f4t que de manquer aux lois de l&rsquo;hospitalit\u00e9 (Jg 19). En Jn 4, les disciples s&rsquo;\u00e9tonnent de ce que J\u00e9sus parle \u00e0 une\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>femme<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">; ils ne disent pas \u00ab\u00e0 une Samaritaine\u00bb, ce qui serait pourtant l&rsquo;\u00e9quivalent de \u00ab\u00e0 une h\u00e9r\u00e9tique\u00bb. L&rsquo;annonce de la r\u00e9surrection de J\u00e9sus par les femmes revenant du tombeau est re\u00e7ue pr\u00e9cis\u00e9ment comme \u00abradotage de femmes\u00bb. \u00c0 partir des ann\u00e9es 60 (voir l&rsquo;\u00e9p\u00eetre aux Colossiens, r\u00e9dig\u00e9e entre l&rsquo;an 54 et l&rsquo;an 63), on pourra couper les femmes de la pleine participation \u00e0 la vie de la communaut\u00e9 dans l&rsquo;exercice des minist\u00e8res, au nom et profit des codes domestiques du monde gr\u00e9co-romain.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Les textes \u00e0 dominante discursive nous renvoient la m\u00eame image. Si la bien-aim\u00e9e du Cantique jouit d&rsquo;une grande autonomie, les autres livres de la tradition sapientielle regorgent de d\u00e9clarations misogynes, voire cruelles, sur la \u00abnature\u00bb des femmes. Qoh\u00e9let 7,27 en donne un condens\u00e9 saisissant : \u00abVoici ce que je trouve en les additionnant toutes. Au-del\u00e0, j&rsquo;ai bien cherch\u00e9, mais sans succ\u00e8s. Un homme sur mille, je l&rsquo;aper\u00e7ois bien; une femme, sur toutes les femmes, je n&rsquo;en trouve pas.\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Dans le Nouveau Testament, tout le monde conna\u00eet maintenant Ga 3,28, gr\u00e2ce aux f\u00e9ministes. \u00ab Il n&rsquo;y a ni Juif ni Grec ; il n&rsquo;y a ni esclave ni homme libre; il n&rsquo;y a ni m\u00e2le et\u00a0<i>(sic)<\/i>\u00a0femelle, car tous vous \u00eates un en Christ J\u00e9sus. \u00bb Qui s&rsquo;\u00e9tait servi de ce verset avant elles? Eut-il jamais un quelconque impact aux \u00c9tats-Unis protestants et bibliques sur les diff\u00e9rences raciales, sur le rapport ma\u00eetre\/esclave ?\u00a0 \u00c0 propos des femmes, on a plut\u00f4t employ\u00e9 dans les \u00e9glises et les soci\u00e9t\u00e9s 1 Tm 2,11-15 :<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Pendant l&rsquo;instruction, la femme doit rester tranquille, en toute soumission. Je ne permets pas \u00e0 la femme d&rsquo;enseigner ni de dominer l&rsquo;homme. Qu&rsquo;elle se tienne donc en silence. C&rsquo;est Adam, en effet, qui fut form\u00e9 le premier. \u00c8ve ensuite. Et ce n&rsquo;est pas Adam qui fut s\u00e9duit, mais la femme qui, s\u00e9duite, tomba dans la transgression. Cependant, elle sera sauv\u00e9e par sa maternit\u00e9, \u00e0 condition qu&rsquo;elles\u00a0<i>(sic)<\/i>\u00a0pers\u00e9v\u00e8rent dans la loi, l&rsquo;amour et la saintet\u00e9, avec modestie.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le rapport hommes-femmes dans l&rsquo;Ancien et le Nouveau Testaments n&rsquo;est certes pas celui du partenariat. Devant ce tableau qui suscite d\u00e9j\u00e0 bien des perplexit\u00e9s, une remarque s&rsquo;impose. Jamais l&rsquo;\u00c9glise n&rsquo;a enseign\u00e9 que la situation sociale d&rsquo;Isra\u00ebl v\u00e9hiculait un poids de r\u00e9v\u00e9lation et que les chr\u00e9tiens devaient s&rsquo;efforcer de vivre comme les H\u00e9breux de la Bible. Or, pendant des si\u00e8cles, elle a tenu ce discours \u00e0 propos de la condition sociale et eccl\u00e9siale des femmes. Il a fallu attendre\u00a0<i>Mulieris dignitatem<\/i>\u00a0de Jean-Paul ll, en 1988, pour qu&rsquo;un document officiel stipule que le devoir de soumission unilat\u00e9rale de la femme \u00e0 l&rsquo;homme n&rsquo;existait pas.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00c0 notre inventaire de textes, il faut encore ajouter les passages de facture litt\u00e9raire symbolique ou m\u00e9taphorique. J&rsquo;entends principalement par l\u00e0 la repr\u00e9sentation des relations Yahv\u00e9-Isra\u00ebl, Christ-\u00c9glise, comme relation \u00e9poux-\u00e9pouse. Sublimes par certains c\u00f4t\u00e9s, quand on consid\u00e8re la distance entre Dieu et l&rsquo;humanit\u00e9, ces passages n&rsquo;en sont pas moins calqu\u00e9s sur le rapport homme-femme du mariage patriarcal. Peuvent-ils servir directment \u00e0 statuer sur la place des femmes dans l&rsquo;\u00c9glise et la soci\u00e9t\u00e9, ces rapports entre l&rsquo;<i>Amen<\/i>\u00a0et la\u00a0<i>bas\u00e2r<\/i>, o\u00f9 la femme, via le mod\u00e8le patriarcal, repr\u00e9sente forc\u00e9ment la partie faible et d\u00e9ficiente? Quelle peut \u00eatre la pertinence pour aujourd&rsquo;hui de 1P 3,5-6 : \u00ab C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;autrefois se paraient [de vertus int\u00e9rieures] les saintes femmes qui esp\u00e9raient en Dieu, \u00e9tant soumises \u00e0 leurs maris, telle Sara, qui ob\u00e9issait \u00e0 Abraham, l&rsquo;appelant son seigneur, elle dont vous \u00eates devenues les filles en faisant le bien&#8230;\u00a0\u00bb?<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Hors de Ep 5.21-33, o\u00f9 le symbolisme conjugal fonctionne \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;une comparaison terme \u00e0 terme entre le masculin et le f\u00e9minin, d&rsquo;ailleurs au prix de quelques distorsions discursives[3], le p\u00f4le de l&rsquo;\u00e9pouse pose en relation \u00e0 Dieu et au Christ l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re, femmes et hommes, l&rsquo;\u00c9glise enti\u00e8re, femmes et hommes. Le discours du magist\u00e8re officiel contre l&rsquo;ordination sacerdotale des femmes le r\u00e9duit cependant \u00e0 celui des femmes. En tant que biologiquement femmes, elles ne peuvent repr\u00e9senter le Christ-\u00e9poux, et curieusement, pas davantage l&rsquo;\u00c9glise-\u00e9pouse[4]. Ici comme en d&rsquo;autres domaines, la \u00abchosification\u00bb des m\u00e9taphores bibliques a beaucoup pes\u00e9 sur la christologie et l&rsquo;eccl\u00e9siologie.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">De la m\u00eame mani\u00e8re, dans le discours pontifical, le symbolisme conjugal draine-t-il \u00e0 lui toute la notion d&rsquo;Alliance. Cet effet d&rsquo;attraction de termes manifeste \u00e9loquemment quelle place majeure occupe dans la discussion minist\u00e9rielle la simple distinction homme-femme. Car la Bible parle beaucoup plus largement d&rsquo;Alliance, au sens unilat\u00e9ral ou bilat\u00e9ral du terme. De sa pleine initiative, Dieu offre son alliance \u00e0 un peuple qu&rsquo;il se cr\u00e9e lui-m\u00eame, sans aucun m\u00e9rite de la part de ce peuple. Le contrat devient bilat\u00e9ral quand il engage les deux partis dans un rapport de fid\u00e9lit\u00e9, de f\u00e9odalit\u00e9.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">C&rsquo;est sa dimension affective, dans son intensit\u00e9, que viendra exprimer la m\u00e9taphore nuptiale. Dans le Nouveau Testament, le r\u00e9sultat de la mort de J\u00e9sus en tant que sacrifice d&rsquo;Alliance, inscrit dans la C\u00e8ne et dans l&rsquo;eucharistie, s&rsquo;exprimera en adoption de l&rsquo;humanit\u00e9 dans la famille divine par identification au Fils v\u00e9ritable et par don de son esprit, plut\u00f4t qu&rsquo;en \u00e9pousailles. Si on voulait poursuivre sur le m\u00eame registre m\u00e9taphorique, il faudrait dire que l&rsquo;union matrimoniale est d\u00e9pass\u00e9e en don de la consanguinit\u00e9 divine dans le partage de la coupe du sang de l&rsquo; Alliance[5].<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Derni\u00e8re touche \u00e0 ce panorama biblique : les grands textes de lib\u00e9ration, invoqu\u00e9s par la th\u00e9ologie du m\u00eame nom, s&rsquo;appliquent-ils \u00e0 l&rsquo;oppression des femmes? Rien ne permet de l&rsquo;affirmer. La femme pauvre continue \u00e0 \u00eatre pauvre apr\u00e8s les grands Exodes qui n&rsquo;ont rien chang\u00e9 \u00e0 la structure patriarcale. Dans un Isra\u00ebl libre et lib\u00e9r\u00e9, elle demeure dans la m\u00eame case de soumission et d&rsquo;ali\u00e9nation. Et c&rsquo;est ici que la Bible est mise en question, dans cette injustice l\u00e9galis\u00e9e socialement et religieusement.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Nous connaissons tous les r\u00e9ponses commodes \u00e0 nos perplexit\u00e9s ex\u00e9g\u00e9tiques. Devant tel texte probl\u00e9matique de l&rsquo;Ancien Testament, nous disons volontiers : \u00abMais il y a le Nouveau&#8230;\u00bb qui n&rsquo;est pourtant pas exempt de passages probl\u00e9matiques, et devant telle duret\u00e9 de Paul envers les femmes, nous disons : \u00abMais il s&rsquo;agit de Pastorales, qui ne sont pas de Paul&#8230;\u00bb, alors que les remarques n\u00e9gatives de l&rsquo;Ap\u00f4tre ne proviennent pas toutes de la premi\u00e8re et de la deuxi\u00e8me lettre \u00e0 Timoth\u00e9e et de celle \u00e0 Tite. Surtout, et l&rsquo;Ancien Testament et les Pastorales font partie du canon chr\u00e9tien et, au-del\u00e0 de cette perspective canonique, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble de la Bible qui est le texte v\u00e9cu par l&rsquo;\u00c9glise.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>La Bible et le partenariat que nous souhaitons<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Si la Bible ne nous donne pas la recette du partenariat hommes-femmes, sur ce point comme sur bien d&rsquo;autres, elle offre des suggestions que nous pouvons et devons mettre en oeuvre. Toutefois, quel peut \u00eatre le statut th\u00e9ologique d&rsquo;une suggestion biblique? \u00c0 cause du poids de la Bible elle-m\u00eame, nous avons tendance \u00e0 rendre vite normative la moindre de ses d\u00e9clarations. Dans le cas des relations hommes-femmes, o\u00f9 commence et o\u00f9 cesse la normativit\u00e9, o\u00f9 s&rsquo;ouvre et o\u00f9 s&rsquo;efface la suggestion de nouvelles avenues?<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le statut des hommes et des femmes les uns par rapport aux autres, dans l&rsquo;univers biblique, a-t-il valeur de norme pour celui des hommes et des femmes du xx<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle? Ne sont certes pas normatifs les\u00a0<i>mod\u00e8les sociologiques<\/i>\u00a0o\u00f9 se vivent ces statuts, et qui se d\u00e9voilent \u00e0 nous \u00e0 la lecture de la Bible. Le syst\u00e8me patriarcal ne porte aucun poids de r\u00e9v\u00e9lation ou d&rsquo;inspiration divines, ne constitue pas un support n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement du Royaume. Ne sont pas non plus normatifs les\u00a0<i>mod\u00e8les narratifs<\/i>\u00a0obtenus par l&rsquo;analyse et la position de leurs acteurs f\u00e9minins et masculins. N&rsquo;ont pas valeur d&rsquo;expression de la volont\u00e9 de Dieu les\u00a0<i>mod\u00e8les discursifs -les d\u00e9clarations sur les femmes-, produits d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 androcentrique, de la mentalit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9poque, de cat\u00e9gories plus ou moins conscientes, de genres litt\u00e9raires \u00e0 r\u00f4les th\u00e9matiques invariables. Ne sont pas non plus normatives, enfin, les donn\u00e9es dites contre-culturelles au sujet des femmes, qui \u00e9chappent \u00e9pisodiquement \u00e0 cette toile de fond, mais ne la modifient pas.<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\">\u00a0<span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La normativit\u00e9 r\u00e9side dans ce que J\u00e9sus a apport\u00e9 et laiss\u00e9 pour que nous acc\u00e9dions \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 nouvelle et pleine. C&rsquo;est \u00e0 cette aune qu&rsquo;il faut mesurer tout le reste, y compris le reste de la Bible. Et ce que J\u00e9sus a laiss\u00e9, en ce qui concerne les hommes et les femmes, c&rsquo;est:<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8211; leur \u00e9galit\u00e9 en tant qu&rsquo;images de Dieu, r\u00e9alit\u00e9 qui fonde, pour les deux, la dignit\u00e9 de leur statut de personne humaine;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8211; leur \u00e9galit\u00e9 dans le bapt\u00eame, en tant que r\u00e9cipiendaires d&rsquo;un m\u00eame bapt\u00eame ;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8211; leur \u00e9galit\u00e9 dans la r\u00e9ception des dons de l&rsquo;Esprit et des charismes publics qui en d\u00e9coulent, comme l&rsquo;illustre l&rsquo;histoire des premi\u00e8res communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes dans le Nouveau Testament;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8211; leur \u00e9galit\u00e9 dans la trajectoire de saintet\u00e9 en germe dans le bapt\u00eame ;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8211; leur \u00e9galit\u00e9 dans le sacerdoce royal ;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8211; leur \u00e9galit\u00e9 dans la puret\u00e9 rituelle, alors que le tabou du sang a tellement pes\u00e9 sur les femmes, les excluant des fonctions et des espaces sacr\u00e9s.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00c0 cette aune, nous pouvons mesurer le statut r\u00e9ciproque des hommes et des femmes. \u00c0 nous de d\u00e9duire ce qui en d\u00e9coule comme rajustement n\u00e9cessaire et de l&rsquo;instaurer dans les faits. Au risque m\u00eame de mettre en question quelques versets bibliques, voire n\u00e9otestamentaires, non encore christianis\u00e9s, et de devoir r\u00e9\u00e9valuer tout notre rapport au texte biblique, car c&rsquo;est jusque-l\u00e0 que nous entra\u00eene le sujet br\u00fblant du partenariat. \u00c0 cette aune, nous sommes \u00e9galement mesur\u00e9s et est jaug\u00e9 notre degr\u00e9 de christianisation.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00c0 nous de d\u00e9duire ce qui s&rsquo;impose et de l&rsquo;instaurer dans les faits, et si possible avant la Parousie. Si elle allait nous doubler de vitesse et qu&rsquo;\u00e0 la suite de Mt 25,43 &#8211; \u00ab j&rsquo;\u00e9tais \u00e9tranger et vous ne m&rsquo;avez pas recueilli; nu, et vous ne m&rsquo;avez pas v\u00eatu ; malade et en prison, et vous ne m&rsquo;avez pas visit\u00e9 \u00bb\u00a0-, \u00a0nous entendions : \u00ab J&rsquo;\u00e9tais femme, et vous n&rsquo;avez m\u00eame pas vu ma situation de suj\u00e9tion et d&rsquo;inf\u00e9riorisation\u00a0\u00bb! Sans recourir \u00e0 la paraphrase apocalyptique, nous pouvons nous r\u00e9jouir d&rsquo;avoir vu ce que n&rsquo;ont pas soup\u00e7onn\u00e9 les g\u00e9n\u00e9rations eccl\u00e9siales ant\u00e9rieures. Elles \u00e9taient de leur temps, avec l&rsquo;angle de vision de ce temps. \u00catre du n\u00f4tre implique que nous ne pouvons pas ne pas voir la n\u00e9cessit\u00e9 de rajuster le rapport hommes-femmes. Les outres neuves adapt\u00e9es au vin nouveau de Mt 9,17 ne sont pas \u00e0 rechercher derri\u00e8re nous, m\u00eame pas, encore une fois, dans tout verset de la Bible, mais autour de nous dans la croissance de l&rsquo;\u00c9glise.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u00e0 o\u00f9 achoppe cependant l&rsquo;\u00e9lan de cr\u00e9ativit\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 par la v\u00e9ritable normativit\u00e9, c&rsquo;est \u00e0 la structure actuelle de l&rsquo;\u00c9glise-institution, non en tant qu&rsquo;institution, mais en tant que\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>cette<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0institution, qui impose une stricte r\u00e9partition des hommes et des femmes[6]. Or, rajuster la position des femmes dans cette structure, c&rsquo;est toucher \u00e0 la th\u00e9ologie des minist\u00e8res. Par ailleurs, renouveler la th\u00e9ologie des minist\u00e8res, gravement d\u00e9ficiente, c&rsquo;est soulever la question de la participation des femmes qui, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, suppl\u00e9ent, sans titres canoniques et sans pouvoirs, \u00e0 tant de t\u00e2ches sacerdotales. Les deux pauvret\u00e9s sont reli\u00e9es en un sympt\u00f4me explosif d&rsquo;une s\u00e9rieuse crise de croissance. Peut-on \u00e9luder la question : \u00abLe partenariat homme-femme est-il possible \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la structure actuelle de l&rsquo;\u00c9glise?\u00bb<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>En guise de conclusion<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Ceux et celles qui ont parl\u00e9 latin \u00e0 un moment de leurs \u00e9tudes auront reconnu dans le titre de cette conf\u00e9rence un jeu de mot sur \u00c9critures ou Scriptura dans la langue des C\u00e9sars et de l&rsquo;\u00c9glise de Rome. Nous pouvons y lire le participe futur du verbe \u00e9crire, au neutre pluriel : les choses qui sont \u00e0 \u00e9crire. J&rsquo;ai voulu vous pr\u00e9senter ce que l&rsquo;\u00c9criture ne dit pas, n&rsquo;a pas \u00e9crit sur le partenariat hommes-femmes, mais qu&rsquo;elle nous invite \u00e0 dire (au sens biblique de \u00abparole\u00bb, o\u00f9 dire et faire s&rsquo;\u00e9quivalent), \u00e0 inscrire dans la vie, puis dans les documents qui nous d\u00e9crivent. Cette invitation scripturaire nous cat\u00e9gorise comme chr\u00e9tiens adultes ou comme chr\u00e9tiens infantiles, selon notre r\u00e9ponse positive ou notre retrait prudent, mais aussi scandaleux, devant une situation de d\u00e9s\u00e9quilibre et d&rsquo;injustice qui a trop longtemps dur\u00e9.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Olivette Genest,<br \/>\nprofesseure \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Montr\u00e9al<\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>Notes<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[1]\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Documentation catholique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, n\u00b0 2085, 2 janvier 1994. p. 39-40.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[2]\u00a0Voir Olivette GENEST, \u00ab\u00c9vangiles et femmes\u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Science et Esprit 33<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(1985), p. 275-295; \u00abLectures f\u00e9ministes de la Bible\u00bb, dans J. Duhaime, O. Mainville,dir.,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Entendre la voix du Dieu vivant<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Interpr\u00e9tations et pratiques de la Bible<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Montr\u00e9al, M\u00e9diaspaul, 1994, p. 316-321; \u00abTh\u00e9o\u00adries f\u00e9ministes dans l&rsquo;interpr\u00e9tation de la Bible\u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Des femmes aussi faisaient route avec lui<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Perspectives f\u00e9ministes sur la Bible<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Montr\u00e9al, M\u00e9diaspaul, 1995, p. 54-56.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[3]\u00a0\u00c0 titre d&rsquo;exemple : le mari n&rsquo;est pas le sauveur de sa femme comme le Christ l&rsquo;est de son \u00c9glise.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[4]\u00a0Voir Paul VI,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Inter insigniores<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 15 octobre 1976, \u00a7 5; Jean-Paul II,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Mulieris dignitatem<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 15 ao\u00fbt 1988, \u00a7 26; Jean-Paul Il.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Christifideles laici<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 30 d\u00e9cembre 1988, \u00a7 51 ; Jean-Paul II,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Lettre aux femmes du<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>monde entier<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 29 juin 1995. \u00a7 11.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[5]\u00a0La m\u00e9taphore des \u00e9pousailles repara\u00eetra dans l&rsquo;Apocalypse. Il faudrait aussi l&rsquo;\u00e9tudier, mais en son lieu textuel.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[6]\u00a0Pour une analyse de la structure de l&rsquo;\u00c9glise catholique romaine selon la cat\u00e9gorie du genre, voir ma conf\u00e9rence \u00ab La violence syst\u00e9mique faite aux femmes : d\u00e9fis \u00e0 la d\u00e9finition et \u00e0 la th\u00e9orisation de la violence en g\u00e9n\u00e9ral \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Violence et coexistence humaine<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">. Actes du II<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">e<\/span><\/sup><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">congr\u00e8s mondial de l&rsquo;ASEVICO, t. III, Montr\u00e9al, \u00c9ditions Montmorency, 1994, p. 12-17.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Tir\u00e9 de\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Pleins feux sur le partenariat en \u00c9glise * Actes du symposium * Le partenariat hommes et femmes en \u00c9glise<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(p. 71-79). Montr\u00e9al, \u00c9ditions Paulines, 1997.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le partenariat hommes et femmes en \u00c9glise: quels progr\u00e8s avons-nous r\u00e9alis\u00e9s depuis 10 ans? <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=347\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":106,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[71,7],"tags":[],"ppma_author":[110],"class_list":["post-347","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-pleins_feux","category-la_bible_et_les_femmes","author-olivette-genest"],"authors":[{"term_id":110,"user_id":106,"is_guest":0,"slug":"olivette-genest","display_name":"Olivette Genest","avatar_url":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/Olivette-Genest.jpg","user_url":"","last_name":"Genest","first_name":"Olivette","description":"Olivette Genest, ex\u00e9g\u00e8te de renomm\u00e9e internationale, est professeure \u00e9m\u00e9rite de la facult\u00e9 de th\u00e9ologie et de sciences des religions de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al. 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