{"id":467,"date":"2002-11-15T12:00:14","date_gmt":"2002-11-15T16:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=467"},"modified":"2013-08-20T15:34:46","modified_gmt":"2013-08-20T19:34:46","slug":"femmes-et-celebration-eucharistique-jalons-historiques-et-symbolisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=467","title":{"rendered":"Femmes et c\u00e9l\u00e9bration eucharistique,  jalons historiques et symbolisme."},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">D\u2019entr\u00e9e de jeu, il nous faut affirmer que les femmes n\u2019ont aucun rapport sp\u00e9cial \u00e0 l\u2019Eucharistie. Comme tous les membres de la communaut\u00e9 eccl\u00e9siale, les chr\u00e9tiennes confessent la foi au Ressuscit\u00e9, pr\u00e9sent au milieu de l\u2019assembl\u00e9e qui fait \u00ab m\u00e9moire de la C\u00e8ne \u00bb. Le Pain eucharistique est nourriture spirituelle et source de vie venues d\u2019En-Haut qui les soutient dans leur marche vers plus d\u2019humanit\u00e9. Par le bapt\u00eame, les chr\u00e9tiennes ont \u00ab rev\u00eatu le Christ \u00bb (Ga 3,27) et elles sont appel\u00e9es \u00e0 Le configurer. Cette vocation est commune \u00e0 tous les baptis\u00e9s ; elle engage tout l\u2019\u00eatre afin qu\u2019il soit sans cesse \u00ab renouvel\u00e9\u00a0<i>\u00e0 l\u2019image de son cr\u00e9ateur<\/i>\u00a0\u00bb (Col 3, 10).<!--more--><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">D\u00e8s lors, pourquoi faudrait-il traiter les femmes diff\u00e9remment des hommes dans l\u2019\u00c9glise de Dieu en ce qui a trait \u00e0 leur capacit\u00e9 de repr\u00e9senter le Christ ? Une question sans cesse soulev\u00e9e par les catholiques, femmes et hommes, et qui s\u2019est retrouv\u00e9e au coeur de la\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Premi\u00e8re conf\u00e9rence internationale sur l\u2019ordination des femmes<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">. On y a rappel\u00e9, une fois de plus, que les vocations minist\u00e9rielles ne sauraient \u00eatre conditionn\u00e9es par le sexe[1]\u00a0.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u2019exclusion des femmes de la charge presbyt\u00e9rale est un fruit de l\u2019\u00e9volution historique plut\u00f4t que d\u2019une fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la volont\u00e9 du Christ. Car du point de vue de l\u2019ex\u00e9g\u00e8se aucun argument d\u00e9cisif ne peut \u00eatre avanc\u00e9 dans ce sens ni dans l\u2019autre, d\u2019ailleurs. Le pr\u00e9sent article ne cherche pas tant \u00e0 d\u00e9battre des tenants et des aboutissants de la question de l\u2019ordination des femmes au minist\u00e8re presbyt\u00e9ral, il vise plut\u00f4t \u00e0 mettre en \u00e9vidence comment le sacrement de l\u2019Eucharistie repr\u00e9sente la pierre de touche de l\u2019inclusion des femmes dans les minist\u00e8res eccl\u00e9siaux.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le premier point de cet article tente de mesurer le chemin parcouru entre\u00a0<i>l\u2019exclusion des femmes<\/i>\u00a0de toutes les fonctions liturgiques jusqu\u2019\u00e0 leur\u00a0<i>inclusion actuelle<\/i>, aussi partielle soit-elle. Le second point porte sur quelques aspects du rituel eucharistique en rapport avec la part accord\u00e9e aux femmes. Quant au troisi\u00e8me point, il s\u2019interroge sur les images du Christ \u00c9poux et T\u00eate de l\u2019\u00c9glise en lien tant avec le r\u00f4le de la pr\u00e9sidence de la c\u00e9l\u00e9bration eucharistique que celui de l\u2019assembl\u00e9e. Finalement, une br\u00e8ve conclusion propose de retenir le sens biblique de l\u2019expression\u00a0<i>in persona Christi<\/i>\u00a0non seulement par fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la pens\u00e9e de saint Paul qui l\u2019emploie, mais pour en \u00e9liminer l\u2019interpr\u00e9tation discriminatoire \u00e0 l\u2019\u00e9gard des chr\u00e9tiennes.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>1. De l\u2019exclusion des femmes des fonctions liturgiques \u00e0 leur inclusion actuelle<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Dans la foul\u00e9e de Vatican II, des chr\u00e9tiennes exercent plusieurs fonctions qui, encore hier, \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es aux hommes, aux pr\u00eatres en particulier. Pour les personnes d\u2019un certain \u00e2ge qui viennent rarement \u00e0 l\u2019\u00e9glise, leur \u00e9tonnement est grand \u00e0 la vue d\u2019une femme qui pr\u00e9side\u00a0[2]\u00a0une liturgie du bapt\u00eame ou de fun\u00e9railles. Pour bien des gens, la surprise est aussi grande lorsque, par exemple, ils voient appara\u00eetre sur le seuil de leur chambre d\u2019h\u00f4pital \u00ab madame l\u2019aum\u00f4nier \u00bb. Pourtant ces sc\u00e8nes sont devenues famili\u00e8res et elles se r\u00e9p\u00e8tent partout dans les secteurs de la vie socio-eccl\u00e9siale, et ce aux quatre coins du monde. Mais de telles sc\u00e8nes ne doivent pas faire oublier que l\u2019acc\u00e8s des femmes aux fonctions liturgiques est une histoire toute r\u00e9cente.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>1.1 Interdiction d\u2019\u00eatre membre du choeur liturgique<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Il n\u2019est pas si lointain, en effet, le temps o\u00f9 il \u00e9tait interdit aux femmes d\u2019appartenir aux groupes de chantres liturgiques. Il ne leur \u00e9tait pas interdit cependant de chanter avec le reste de l\u2019assembl\u00e9e. Une touchante concession qui n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 certains \u00e9v\u00eaques du VIe si\u00e8cle de la restreindre : m\u00eame si le peuple chante avec les clercs, ils recommandaient aux femmes de se taire ou de chanter tout bas. Des \u00e9chos de ces enseignements se font encore entendre dans certaines directives du Pape Pie X au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. En tant que substitut des \u00ab l\u00e9vites \u00bb, \u00e9crivait-il, seuls les hommes et gar\u00e7ons doivent faire partie de la schola ou choeur d\u2019\u00e9glise, parce que le chant<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>est un v\u00e9ritable office liturgique, et les femmes \u00e9tant incapables d\u2019un tel office, il s\u2019ensuit que celles-ci ne peuvent \u00eatre admises \u00e0 faire partie du choeur ou de la chapelle musicale. Si donc on veut employer les voix aigu\u00ebs de soprani ou de contralto, cela devra \u00eatre des voix d\u2019enfants, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019usage tr\u00e8s ancien de l\u2019\u00c9glise[3].<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Donc, pas de femmes chantres, pas de femmes m\u00eal\u00e9es au choeur liturgique, telle est la port\u00e9e de la norme \u00e9dict\u00e9e. Mais des \u00c9glises locales ont pass\u00e9 outre \u00e0 la directive, tant et si bien que devant le fait accompli, le Pape Pie XII accepte que les femmes et jeunes filles soient admises \u00e0 coop\u00e9rer, mais uniquement hors des limites du choeur et compl\u00e8tement s\u00e9par\u00e9es des hommes et des gar\u00e7ons, par quoi on \u00e9viterait toute inconvenance (1955)[4]\u00a0.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>1.2 D\u00e9fense d\u2019entrer au sanctuaire<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Jusqu\u2019\u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente, les femmes ne sont pas admises \u00e0 entrer dans le sanctuaire[5]\u00a0.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>A fortiori<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, elles n\u2019exercent pas les fonctions du service de la parole (lectorat) ou du service de l\u2019autel (acolytat). Du ressort des ordres mineurs, donc rattach\u00e9es au sacrement de l\u2019Ordre, seuls les hommes sont appel\u00e9s \u00e0 remplir ces fonctions, suivant la tradition universelle de l\u2019\u00c9glise. Paul VI, dans sa lettre apostolique\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Ministeria quaedam<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0publi\u00e9e en 1972[6]\u00a0, le rappelle avec fermet\u00e9 tout en assouplissant la r\u00e8gle en faveur des hommes la\u00efcs, m\u00eame s\u2019ils sont mari\u00e9s. Il importe de remarquer qu\u2019avec ce document la nature m\u00eame des ordres mineurs s\u2019en trouve chang\u00e9e. D\u00e9sormais, ces \u00ab minist\u00e8res institu\u00e9s \u00bb (lectorat et acolytat) sont consid\u00e9r\u00e9s comme distincts du minist\u00e8re ordonn\u00e9 (diacre, pr\u00eatre, \u00e9v\u00eaque). Mais du m\u00eame coup et sans ambigu\u00eft\u00e9 le changement confirme l\u2019exclusion des femmes. Curieusement, c\u2019est sous la rubrique \u00ab obligations et droits des fid\u00e8les \u00bb que le paragraphe 1 du canon 230 du\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Code du Droit canonique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0de 1983 \u00ab limite l\u2019aptitude d\u2019un membre des\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>christifideles laici<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0\u00e0 \u00eatre install\u00e9 dans les minist\u00e8res de lecteur et d\u2019acolyte en raison d\u2019une distinction juridique se fondant sp\u00e9cifiquement sur le sexe[7]\u00a0\u00bb \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Heureusement que le droit ne dicte pas la vie. Au contraire, il en d\u00e9coule g\u00e9n\u00e9ralement. Ainsi d\u00e8s les ann\u00e9es 1969-1970, les Conf\u00e9rences \u00e9piscopales pouvaient, \u00ab \u00e0 d\u00e9faut d\u2019un homme \u00bb, autoriser les femmes \u00e0 faire publiquement la lecture de la Parole de Dieu et des pri\u00e8res universelles, mais non de proclamer l\u2019\u00c9vangile. Une restriction n\u00e9anmoins est impos\u00e9e : les femmes ne peuvent pas exercer ces fonctions \u00e0 partir de l\u2019ambon du choeur. Puis, en 1972, la condition \u00ab \u00e0 d\u00e9faut d\u2019un homme \u00bb dispara\u00eet et la d\u00e9termination du lieu fut laiss\u00e9e aux conf\u00e9rences \u00e9piscopales[8]\u00a0.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Tandis que le service de l\u2019autel demeure toujours officiellement interdit aux femmes, par contre, la pratique de les admettre se r\u00e9pand de plus en plus dans les \u00c9glises locales. Une pratique qui n\u2019est pas \u00e9trang\u00e8re au changement de la l\u00e9gislation qui survient en 1994[9]\u00a0. La lenteur \u00e0 lever l\u2019interdiction trouverait une explication dans l\u2019exp\u00e9rience pastorale suivante : \u00ab le service de l\u2019autel a, du moins jusqu\u2019\u00e0 une \u00e9poque relativement r\u00e9cente, provoqu\u00e9 chez les enfants et les adolescents le d\u00e9sir du sacerdoce[10]\u00a0\u00bb. Faut-il conclure qu\u2019avec l\u2019arriv\u00e9e des fillettes et des adolescentes le d\u00e9sir n\u2019existerait plus ? Difficile \u00e0 dire ! De toute fa\u00e7on, la nouvelle l\u00e9gislation porte un grand coup au motif de \u00ab\u00a0convenance\u00a0\u00bb[11]\u00a0, \u00e9voqu\u00e9 pendant des si\u00e8cles, pour tenir \u00e0 distance les femmes du sanctuaire[12]\u00a0.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Ce motif est li\u00e9, en partie, aux motivations archa\u00efques de l\u2019impuret\u00e9 du sang menstruel. Des textes d\u2019hommes d\u2019\u00c9glise montrent de fa\u00e7on tr\u00e8s claire la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce tabou qui s\u2019enracine dans la culture et la mentalit\u00e9 religieuse des peuples. On conna\u00eet, entre autres, celui qui demande aux chr\u00e9tiennes de \u00ab s\u2019abstenir d\u2019entrer dans la maison de Dieu&#8230; pendant toute la p\u00e9riode de leur menstruation et \u00e9galement de recevoir la communion[13]\u00a0\u00bb. Au XIIe si\u00e8cle, un canoniste byzantin propose une explication \u00e0 la disparition de l\u2019ordre des diaconesses. Il impute \u00e0 \u00ab la souillure des menstrues \u00bb le fait que leur minist\u00e8re ait \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9 du divin et saint sanctuaire[14]\u00a0. M\u00eame au XXe si\u00e8cle, des th\u00e9ologiens orthodoxes \u00e9voquent que \u00ab l\u2019\u00e9tat d\u2019impuret\u00e9 des femmes \u00bb ne leur permettrait pas d\u2019\u00ab accomplir les devoirs sacerdotaux[15]\u00a0\u00bb. Ce tabou archa\u00efque a aujourd\u2019hui totalement disparu de l\u2019argumentation orthodoxe officielle oppos\u00e9e \u00e0 l\u2019ordination des femmes. \u00c9lisabeth Behr-Sigel se pose tout de m\u00eame la question si elle a pour autant \u00ab disparu des mentalit\u00e9s populaires et des inconscients[16]\u00a0? \u00bb \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La th\u00e9ologienne orthodoxe n\u2019est pas la seule \u00e0 s\u2019interroger en ce sens. Il est \u00e0 se demander, en effet, si l\u2019on ne doit pas voir un dernier vestige de ce tabou dans le refus de catholiques de recevoir le pain eucharistique de la main des femmes ? La sc\u00e8ne se r\u00e9p\u00e8te en plusieurs endroits depuis 1962, p\u00e9riode o\u00f9 les la\u00efques sont autoris\u00e9es \u00e0 distribuer la communion. Faudrait-il, pour qu\u2019elles soient accept\u00e9es en ce r\u00f4le, ressusciter la r\u00e8gle ancienne du \u00ab linge blanc \u00bb exigeant qu\u2019on en couvre les mains des femmes au moment de communier[17]\u00a0? De m\u00eame, le tabou de l\u2019impuret\u00e9 n\u2019est \u00a0probablement pas \u00e9tranger \u00e0 l\u2019existence dans l\u2019\u00c9glise du rite de la purification de la m\u00e8re suite \u00e0 la naissance de son enfant[18]\u00a0. Un rite qui a subsist\u00e9 jusqu\u2019au XXe si\u00e8cle.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Toujours est-il qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9vidence, les changements dans la l\u00e9gislation des trois fonctions liturgiques du chant, du lectorat et de l\u2019acolytat, sont survenus \u00e0 la suite d\u2019initiatives prises par les \u00c9glises locales. Force est de constater que l\u2019inclusion graduelle des chr\u00e9tiennes dans ces fonctions a d\u00fb emprunter le chemin de la transgression des normes \u00e9tablies. Faut-il en conclure, que dans certaines circonstances, transgresser constitue une d\u00e9marche essentielle ? Celle qui consiste \u00e0 \u00ab s\u2019avancer au-del\u00e0 des chemins balis\u00e9s, attir\u00e9 par des valeurs nouvelles ou insuffisamment reconnues. Elle n\u2019est contre rien, elle \u00a0est pour une indispensable ouverture[19]\u00a0\u00bb. Si le symbole donne \u00e0 penser, l\u2019exp\u00e9rience le fait \u00e9galement !<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>1.3 Animation du rassemblement dominical<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Ainsi, \u00e0 la faveur de l\u2019\u00e9volution des mentalit\u00e9s, des femmes, toujours plus nombreuses exercent au sein de leur communaut\u00e9 chr\u00e9tienne diverses t\u00e2ches pastorales. Au nombre de ces derni\u00e8res, il y a celle de convoquer, en l\u2019absence d\u2019un ministre ordonn\u00e9, le rassemblement dominical de la communaut\u00e9. Les chr\u00e9tiennes et les chr\u00e9tiens se r\u00e9unissent pour \u00e9couter la Parole de Dieu et pour partager le pain eucharistique[20]\u00a0. Il revient \u00e0 l\u2019animatrice de pr\u00e9sider l\u2019assembl\u00e9e et de la guider dans l\u2019approfondissement des myst\u00e8res de la foi. Le souci est grand chez l\u2019animatrice de mener vers les sources vives de la foi la communaut\u00e9, dont elle a souvent la charge. La sollicitude qu\u2019elle manifeste n\u2019est pas sans \u00e9voquer celle du Christ Pasteur. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La c\u00e9l\u00e9bration du Jour du Seigneur sans le sacrement du m\u00e9morial de la P\u00e2ques met en \u00e9vidence l\u2019aptitude des femmes \u00e0 rassembler et animer la communaut\u00e9, \u00e0 commenter la Parole de Dieu. Cette situation engendre, par contre, un profond malaise, car elle \u00a0encourage une pratique \u00ab qui n\u2019est pas de tradition dans l\u2019\u00c9glise catholique[21]\u00a0\u00bb. Mais qu\u2019il nous suffise ici de rappeler la gravit\u00e9 du probl\u00e8me qui affecte la situation actuelle et l\u2019urgence d\u2019y rem\u00e9dier. Essentiellement, le probl\u00e8me tient au fait que de nombreuses communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes sont priv\u00e9es de l\u2019Eucharistie. Pourtant, ce sacrement structure la vie m\u00eame de l\u2019\u00c9glise. Il est, d\u00e9clare avec insistance le Concile Vatican II, \u00ab la racine, le centre et le sommet de la vie chr\u00e9tienne, de l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation[22]\u00a0\u00bb. Aussi l\u2019\u00e9tonnement est-il grand face \u00e0 une certaine relativisation de cet enseignement et du peu d\u2019attention qu\u2019on y apporte lorsqu\u2019elle prive des communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes de l\u2019Eucharistie sous pr\u00e9texte d\u2019un manque de pr\u00eatres. Cela ne peut \u00eatre que n\u00e9faste pour la vie de l\u2019\u00c9glise pour son avenir[23]\u00a0. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>2. L\u2019assembl\u00e9e : sujet de la c\u00e9l\u00e9bration et visibilit\u00e9 des femmes<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u2019assembl\u00e9e est le sujet de la c\u00e9l\u00e9bration. Le renouveau de la liturgie eucharistique a fait de cette donn\u00e9e l\u2019axe central des r\u00e9am\u00e9nagements survenus durant le XXe si\u00e8cle, notamment depuis le Concile Vatican II. Le rituel d\u00e9ploy\u00e9 lors des c\u00e9l\u00e9brations invite donc \u00e0 refl\u00e9ter l\u2019identit\u00e9 des membres de l\u2019assembl\u00e9e, du Corps du Christ. Comment expliquer alors que \u00ab c\u2019est dans la vie liturgique, pr\u00e9cis\u00e9ment, que les femmes sont devenues le plus manifestement \u00e9trang\u00e8res[24]\u00a0\u00bb ? Le langage, le choix tr\u00e8s limit\u00e9 d\u2019histoires des femmes dans le lectionnaire et l\u2019emploi des images masculines pour parler de Dieu, sont, outre la question minist\u00e9rielle, au coeur de la probl\u00e9matique actuelle.\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Un juste \u00e9quilibre entre les genres masculin et f\u00e9minin commence d\u2019abord par l\u2019emploi d\u2019un langage inclusif. Un nombre croissant de femmes partage cette conviction ainsi qu\u2019un grand nombre d\u2019hommes. \u00c0 ce chapitre, les femmes reconnaissent que leurs efforts pour un changement de mentalit\u00e9 ont d\u00e9j\u00e0 port\u00e9 fruit. En d\u00e9pit de r\u00e9sistances, manifest\u00e9es quelques fois avec virulence, l\u2019usage du langage inclusif se r\u00e9pand de plus en plus dans le monde eccl\u00e9sial. Sa pratique est m\u00eame devenue chez certaines personnes un r\u00e9flexe naturel. Expression d\u2019une sensibilit\u00e9 nouvelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes, le ph\u00e9nom\u00e8ne tend \u00e0 s\u2019\u00e9tendre \u00e0 d\u2019autres dimensions du rituel liturgique, en l\u2019occurrence dans le choix des lectures bibliques et des images de Dieu.\u00a0 \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">En effet, l\u2019actuel lectionnaire dominical et des f\u00eates n\u2019accorde qu\u2019une place infime aux r\u00e9cits des femmes qui jalonnent l\u2019histoire du Peuple de Dieu. De m\u00eame, rarement fait-on appel \u00e0 des images f\u00e9minines de Dieu qui appartiennent pourtant \u00e0 la tradition biblique. En somme, trop peu nombreux sont les textes \u00ab qui mettent en lumi\u00e8re les traits f\u00e9minins de Dieu ou des personnages f\u00e9minins en action[25]\u00a0\u00bb. Comment l\u2019\u00eatre-femme, cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l\u2019image de Dieu (Gn 1,27), peut-il \u00eatre reconnu dans toute sa beaut\u00e9 et sa grandeur s\u2019il ne g\u00e9n\u00e8re pas des images, des m\u00e9taphores, des noms pour parler de Dieu[26]\u00a0? \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Comment appr\u00e9cier le r\u00f4le jou\u00e9 par les femmes dans l\u2019histoire du salut lorsqu\u2019un faible pourcentage de dix sur cent des lectures bibliques choisies leur font r\u00e9f\u00e9rence ? Et encore l\u00e0, dans la plupart des cas, les femmes sont pr\u00e9sent\u00e9es non pas pour ce qu\u2019elles sont, mais en lien avec la maternit\u00e9 ou avec un personnage masculin (Sara, \u00e9pouse d\u2019Abraham, Rebecca, \u00e9pouse d\u2019Isaac aussi bien que Myriam, soeur de Mo\u00efse). Que savent les chr\u00e9tiennes de l\u2019esprit de justice de la juge Deborah, de la sagesse de la digne Esther et du courage audacieux de la belle Judith ? Des femmes qui sauv\u00e8rent les Isra\u00e9lites des mains ennemies, gr\u00e2ce \u00e0 leur habilet\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer et \u00e0 ex\u00e9cuter de fines strat\u00e9gies. Mettre de c\u00f4t\u00e9 de tels r\u00e9cits, comme on le fait actuellement, prive les femmes de r\u00e9f\u00e9rences susceptibles de les dynamiser dans leur v\u00e9cu de foi. De plus, l\u2019occasion est perdue pour la communaut\u00e9 enti\u00e8re d\u2019appr\u00e9cier la mani\u00e8re divine d\u2019agir au coeur de ces h\u00e9ro\u00efnes de l\u2019histoire du salut. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Des voix se font de plus en plus entendre sur la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9viser le choix des textes afin de rem\u00e9dier \u00e0 la situation pr\u00e9sente. Le sentiment que les femmes ont moins de valeur que les hommes dans la communaut\u00e9 eccl\u00e9siale[27]\u00a0sera de moins en moins justifi\u00e9 et, peut-\u00eatre, dispara\u00eetra-t-il de lui-m\u00eame. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Car c\u2019est l\u2019absence de r\u00e9f\u00e9rences f\u00e9minines (langage, symboles, personnages, exp\u00e9riences) qui pousse des chr\u00e9tiennes \u00e0 se r\u00e9unir entre elles pour c\u00e9l\u00e9brer leur foi. Sous le nom de \u00ab liturgies f\u00e9ministes \u00bb[28]\u00a0, le pouvoir de proclamer et de commenter la Parole de Dieu, de b\u00e9nir, et m\u00eame de \u00ab c\u00e9l\u00e9brer la C\u00e8ne \u00bb y est exerc\u00e9 sans contrainte par des femmes. La question de l\u00e9gitimit\u00e9 et de validit\u00e9 des actes pos\u00e9s n\u2019a pas \u00e0 \u00eatre soulev\u00e9e ici. Que le seul fait de les signaler conscientise le Corps eccl\u00e9sial de la profondeur du mal-\u00eatre des femmes en son sein. Le m\u00e9conna\u00eetre serait nier l\u2019ampleur de la fracture qui est en train de s\u2019op\u00e9rer au sein de l\u2019\u00c9glise catholique romaine. Le Repas du Seigneur, au lieu d\u2019\u00eatre l\u2019expression de la communion entre les convives, devient le signe d\u2019un clivage entre les sexes, ce qui est contraire \u00e0 l\u2019esprit de la C\u00e8ne. La situation est grave, il va sans dire !<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La probl\u00e9matique se cristallise autour de l\u2019interpr\u00e9tation des images\u00a0<i>Christ \u00c9poux<\/i>\u00a0et\u00a0<i>T\u00eate de l\u2019\u00c9glise<\/i>. Seuls les hommes sont aptes \u00e0 repr\u00e9senter symboliquement le Christ en ce double r\u00f4le. N\u00e9gliger de faire une r\u00e9flexion \u00e0 ce sujet, aussi br\u00e8ve soit-elle, serait refuser de prendre en consid\u00e9ration les acquis de la r\u00e9flexion anthropo-th\u00e9ologique ainsi que les d\u00e9veloppements r\u00e9cents de la th\u00e9ologie de la liturgie. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><b>3. Images et repr\u00e9sentation du Christ<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Les images pauliniennes du Christ-\u00c9poux et du Christ-T\u00eate appellent \u00e0 \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9es par la gente masculine, dit-on. Penser autrement serait ne rien saisir du sens profond de la double image \u00e9voqu\u00e9e. Et, par cons\u00e9quent, ce serait ne pas comprendre le r\u00f4le de l\u2019assembl\u00e9e eucharistique comme \u00c9pouse du Christ. Dans ce cas-ci pourtant, le principe f\u00e9minin fonctionne aussi bien pour les femmes que pour les hommes. On le pressent, l\u2019application du symbolisme de l\u2019union nuptiale \u00e0 des personnes soul\u00e8ve de s\u00e9rieuses interrogations pour ne pas dire des inqui\u00e9tudes tant ce proc\u00e9d\u00e9 s\u2019\u00e9loigne de la perspective biblique. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>3.1 L\u2019image du Christ \u00c9poux de l\u2019\u00c9glise (Ep 5,25-32) \u00a0<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u2019image du Christ \u00c9poux de l\u2019\u00c9glise plonge ses racines jusque dans les textes des proph\u00e8tes, Os\u00e9e et J\u00e9r\u00e9mie en t\u00eate. YHWH aime Isra\u00ebl comme sa fianc\u00e9e, son \u00e9pouse. Avec elle, il fait alliance. Ainsi en est-il du Christ qui accomplit \u00ab la nouvelle alliance \u00bb en \u00ab\u00a0son sang vers\u00e9 pour la multitude\u00a0\u00bb (Mt 26,28). L\u2019\u00c9glise est l\u2019\u00c9pouse qui accueille \u00ab la coupe de la nouvelle alliance \u00bb (Lc 22, 20 ; cf. 1 Co 11,25) et qui n\u2019a d\u2019autre d\u00e9sir que d\u2019aimer son \u00c9poux en retour.\u00a0 \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u2019attitude de l\u2019\u00c9pouse d\u00e9crit en quelque sorte le r\u00f4le qui est d\u00e9volu \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e eucharistique. Celle-ci n\u2019est pas une personne, pas plus que l\u2019\u00c9glise ou Isra\u00ebl d\u2019ailleurs, mais bien une\u00a0<i>personnalit\u00e9 collective<\/i>\u00a0repr\u00e9sentative de l\u2019humanit\u00e9. Dieu offre son alliance \u00e0 ce partenaire. Prendre acte de ce fait fondamental, c\u2019est comprendre que femmes et hommes peuvent symboliser l\u2019\u00c9pouse du Christ. D\u2019ailleurs, n\u2019est-ce pas ce qui arrive dans les communaut\u00e9s religieuses ? L\u2019assembl\u00e9e eucharistique est form\u00e9e seulement de femmes ou d\u2019hommes. Le facteur sexuel ne s\u2019av\u00e8re donc pas d\u00e9terminant dans la repr\u00e9sentation symbolique de l\u2019\u00c9pouse du Christ. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le m\u00eame raisonnement tient tout autant en ce qui a trait \u00e0 l\u2019\u00c9poux de l\u2019\u00c9glise. Le Christ en tant que Sauveur universel assume l\u2019humanit\u00e9 enti\u00e8re. Autrement, ce serait pr\u00e9tendre que la masculinit\u00e9 du Christ est essentielle \u00e0 l\u2019oeuvre du salut. Une pr\u00e9tention qui met directement en cause le salut des femmes. Car selon un adage de l\u2019\u00c9glise primitive, \u00ab ce qui n\u2019est pas assum\u00e9 ne peut pas \u00eatre sauv\u00e9[29]\u00a0\u00bb. Les chr\u00e9tiennes et les chr\u00e9tiens rendent gr\u00e2ce de ce que le Verbe de Dieu se soit fait chair, et non pas de la masculinit\u00e9 du Christ. Aussi l\u2019expression \u00ab nouvel Adam \u00bb doit-elle s\u2019entendre dans le sens \u00ab homme nouveau \u00bb au sens g\u00e9n\u00e9rique de l\u2019humanit\u00e9 et, en cons\u00e9quence, elle n\u2019a pas \u00e0 \u00eatre identifi\u00e9e au fait de la masculinit\u00e9 du Christ. Or, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que fait Ansgar Santogrossi, pour ainsi conclure \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 pour les femmes d\u2019\u00eatre l\u2019ic\u00f4ne du Christ. Pour \u00e9tayer son point de vue, cet auteur reprend les expressions de saint Jean Chrysostome :<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Le Christ est un homme, le nouvel Adam, et par l\u00e0 diff\u00e9rent de la femme. Si le pr\u00eatre r\u00e9p\u00e8te les gestes du Christ, et qu\u2019il prononce sur le pain et le vin ce que le Christ seul peut convenablement dire, et si le pain et le vin deviennent en fait le corps et le sang du Christ, alors le pr\u00eatre\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i><b>\u00ab pr\u00eate sa langue et fournit sa main \u00bb<\/b><\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>\u00a0au Christ. Mais les mains et la voix humaines appartiennent soit \u00e0 un homme soit \u00e0 une femme. Et s\u2019il est indiff\u00e9rent [sic] que le pr\u00eatre soit homme ou femme, l\u2019homme et la femme\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i><b>comme tels<\/b><\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>\u00a0sont tous les deux absents de la liturgie. Mais si au contraire le pr\u00eatre\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i><b>doit<\/b><\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>\u00a0\u00eatre homme et non pas une femme, la femme dans sa diff\u00e9rence\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i><b>consciente est par l\u00e0 pr\u00e9sente \u00e0 la conscience comme diff\u00e9rente de l\u2019homme qui\u00a0\u00ab pr\u00eate sa langue et fournit sa main \u00bb\u00a0\u00e0 l\u2019homme qui est le Christ[30]\u00a0. \u00a0<\/b><\/i><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Pourtant, au contraire de Santogrossi, \u00c9lisabeth Berh-Sigel, th\u00e9ologienne orthodoxe, interpr\u00e8te dans un sens inclusif le texte de ce P\u00e8re de l&rsquo;\u00c9glise[31]\u00a0:<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>C\u2019est le Christ pr\u00e9sent par l\u2019Esprit qui est le v\u00e9ritable officiant du myst\u00e8re, d\u00e9clare saint Jean Chrysostome. S\u2019effa\u00e7ant en tant qu\u2019individu, le pr\u00eatre-ministre, c\u2019est-\u00e0-dire serviteur, pr\u00eate au Christ ses mains et sa langue. Pourquoi ces mains et cette langue ne pourraient-elles \u00eatre celles d\u2019une chr\u00e9tienne, baptis\u00e9e et chrism\u00e9e, appel\u00e9e en vertu de ses charismes personnels au minist\u00e8re de direction pastorale, impliquant la pr\u00e9sidence de l\u2019eucharistie[32]\u00a0? \u00a0<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La question pos\u00e9e garde non seulement toute sa pertinence pour l\u2019\u00c9glise catholique romaine mais, \u00e9galement, elle s\u2019inscrit en faux contre l\u2019interpr\u00e9tation mariale de Santogrossi. Ce dernier pr\u00e9tend que<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>la f\u00e9minit\u00e9 est l\u00e0, pour l\u2019auteur divin de l\u2019\u00e9conomie sacramentelle, comme pouvant renvoyer r\u00e9ellement \u00e0 la Theotokos, dans sa diff\u00e9rence du Christ Dieu qu\u2019elle porte, et symboliquement \u00e0 l\u2019\u00c9glise dans sa diff\u00e9rence f\u00e9conde avec le Christ lors du sacrifice de la messe[33]\u00a0.<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Sur cet horizon de pens\u00e9e, \u00ab la femme chr\u00e9tienne est appel\u00e9e \u00e0 refl\u00e9ter en elle-m\u00eame et \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler l\u2019identit\u00e9 de l\u2019\u00e9pouse-\u00c9glise, dont le type supr\u00eame est une femme nomm\u00e9e Marie&#8230;[34]\u00a0\u00bb. Comment de pas s\u2019\u00e9tonner de cet appel au \u00ab couple Marie-Christ \u00bb (R. Spiazzi) pour justifier une interpr\u00e9tation du symbolisme liturgique ? La perspective mariale n\u2019appartient pas \u00e0 la m\u00e9taphore nuptiale paulinienne. Toutefois, il faut reconna\u00eetre qu\u2019\u00e0 certains \u00e9gards cette derni\u00e8re est d\u00e9ficitaire.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Dans cette description, Paul utilise un proc\u00e9d\u00e9 comparatif fond\u00e9 sur le rapport autorit\u00e9-soumission, qui est propre \u00e0 la conception patriarcale du mariage. \u00ab Le mari est le chef de la femme tout comme le Christ est le chef de l\u2019\u00c9glise, Lui le Sauveur de son corps \u00bb (Ep 5, 25). Le contexte socio-religio-politique de l\u2019Ap\u00f4tre le met, semble-t- il, dans \u00ab l\u2019impossibilit\u00e9 de mettre sur [un] pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 la femme et l\u2019homme sans disqualifier son message[35]\u00a0\u00bb. Le proc\u00e9d\u00e9 comparatif m\u00e8ne quasi in\u00e9vitablement \u00e0 soutenir que \u00ab la masculinit\u00e9 de l\u2019homme attire de son c\u00f4t\u00e9 la masculinit\u00e9 du Christ et la f\u00e9minit\u00e9 de la femme se voit attribuer la situation de l\u2019\u00c9glise[36]\u00a0\u00bb. Mais une lecture qui r\u00e9partit les r\u00f4les en fonction du sexe demeure-t-elle encore dans l\u2019ordre de la symbolique de la relation YHWH-Isra\u00ebl et Christ-\u00c9glise, o\u00f9 le partenaire divin n\u2019est pas affect\u00e9 de diff\u00e9renciation sexuelle[37]\u00a0? Par ailleurs, n\u2019est-il pas \u00e9tonnant de constater que le genre f\u00e9minin ne pose pas de difficult\u00e9 pour d\u00e9crire le partenaire humain en tant qu\u2019\u00c9pouse du Christ ? Tenir compte de la subtilit\u00e9 et de la polyvalence des symboles ne va pas de soi, on le voit bien. \u00ab Si les hommes peuvent repr\u00e9senter l\u2019\u00c9glise comme \u00c9pouse, pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas repr\u00e9senter le Christ comme \u00c9poux ?[38]\u00a0\u00bb La r\u00e8gle des deux poids deux mesures jouerait-elle dans l\u2019interpr\u00e9tation des symbolismes ? En termes quelque peu diff\u00e9rents, l\u2019image Christ-T\u00eate soul\u00e8ve \u00e9galement la m\u00eame question. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>3.2 L\u2019image Christ T\u00eate du Corps (voir Col 1,15-18 ; Ep 1,22)<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Depuis le Concile Vatican II, l\u2019image du Christ-T\u00eate est fr\u00e9quemment utilis\u00e9e dans les documents magist\u00e9riels et les publications en th\u00e9ologie[39]\u00a0. Elle sert \u00e0 sp\u00e9cifier la nature du minist\u00e8re ordonn\u00e9, reconna\u00eet un expert au Concile, Henri Denis[40]\u00a0. Il y a l\u00e0 une nouvelle fa\u00e7on de discourir et de soutenir que l\u2019ordination rend la personne capable \u00ab d\u2019agir au nom du Christ T\u00eate \u00bb. \u00c0 ce titre, la personne est apte \u00e0 pr\u00e9sider la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne, d\u2019en \u00eatre le chef, comme le veut le sens premier de la notion de t\u00eate (k\u00e9phal\u00e8 en grec) : \u00eatre au-dessus.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Tel est le sens que lui donne Paul lorsqu\u2019il dit \u00ab que le chef de tout homme, c\u2019est le Christ ; le chef de la femme c\u2019est l\u2019homme ; le chef du Christ, c\u2019est Dieu \u00bb (1Co 11,3). Situ\u00e9e au sommet, la t\u00eate est premi\u00e8re. C\u2019est la position du Christ par rapport \u00e0 la cr\u00e9ation et \u00e0 l\u2019\u00c9glise. \u00ab Premier-n\u00e9 de toute cr\u00e9ature [&#8230;], il est, lui, la t\u00eate du corps, qui est l\u2019\u00c9glise \u00bb (Col 1,15.18).\u00a0 \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Le fait suivant ressort de cette symbolique : la t\u00eate n\u2019est pas un membre comme le reste du corps. Elle d\u00e9signe le Christ comme le principe transcendant et invisible de l\u2019\u00c9glise. Le Christ T\u00eate est le principe de vie, de coh\u00e9sion et de croissance de tout le Corps (voir Col 2,19 ; Ep 4,15s). Il est la norme d\u2019existence de l\u2019\u00c9glise[41]\u00a0. En somme, l\u2019image de la T\u00eate renvoie au Christ en tant qu\u2019Autre. Il est \u00ab l\u2019image du Dieu invisible \u00bb (Col 1,15). Ainsi faut-il reconna\u00eetre que l\u2019image du Christ-T\u00eate, en tant que d\u00e9signant le partenaire divin de l\u2019Alliance, n\u2019appelle pas de facto la repr\u00e9sentation masculine[42]\u00a0.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u2019interpr\u00e9tation autre des images du Christ \u00c9poux et T\u00eate de l\u2019\u00c9glise nous engage \u00e0 nous appuyer sur le caract\u00e8re baptismal d\u2019une personne pour justifier sa capacit\u00e9 de repr\u00e9senter le Christ. En effet, \u00ab la liturgie baptismale, jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, signifie la r\u00e9alit\u00e9 que la capacit\u00e9 fondamentale d\u2019\u00eatre ic\u00f4nes du Christ est un don qui n\u2019est pas limit\u00e9 par le sexe ; les femmes sont le Corps du Christ[43]\u00a0\u00bb. Basile le Grand, n\u2019\u00e9voque-t-il pas, d\u00e8s le IVe si\u00e8cle, dans son\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Trait\u00e9 sur le Bapt\u00eame<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, \u00ab\u00a0la beaut\u00e9 du prototype, le Christ qui brille, les transfigurant en ses images que sont tous les baptis\u00e9s, hommes et femmes[44]\u00a0\u00bb ? Serait-il possible que cr\u00e9\u00e9es \u00e0 \u00ab l\u2019image de Dieu \u00bb, les femmes n\u2019aient pas la capacit\u00e9 de repr\u00e9senter le Christ sacramentellement ? Une telle situation serait fort paradoxale et plut\u00f4t g\u00eanante. \u00c0 ce chapitre, l\u2019expression \u00ab image ajust\u00e9e et de typologie arr\u00eat\u00e9e \u00bb de Kari \u00c9. B\u00f8rrensen, historienne des id\u00e9es th\u00e9ologiques, illustre de fa\u00e7on judicieuse le paradoxe \u00e9voqu\u00e9[45]\u00a0. \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">En effet, pr\u00e8s de vingt si\u00e8cles ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019ex\u00e9g\u00e8se catholique pour interpr\u00e9ter sans restriction que la femme est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019image de Dieu. Il en d\u00e9coule que \u00ab l\u2019image ajust\u00e9e \u00bb entra\u00eene de soi la possibilit\u00e9 pour des chr\u00e9tiennes de symboliser le Christ dans les sacrements, l\u2019Eucharistie compris. Autrement, il faut reconna\u00eetre que l&rsquo;on a affaire \u00e0\u00a0 une \u00ab typologie arr\u00eat\u00e9e \u00bb laquelle met en \u00e9vidence une contradiction flagrante: d&rsquo;une part, reconna\u00eetre que les femmes sont cr\u00e9\u00e9es \u00e0 l&rsquo;image\u00a0 de Dieu et, d&rsquo;autre part,\u00a0 soutenir\u00a0 qu&rsquo;elles sont incapables de symboliser le Christ. C\u2019est le d\u00e9lai \u00e0 harmoniser\u00a0 les deux\u00a0 termes du paradoxe (image de\u00a0 Dieu et incapacit\u00e9 de symboliser le Christ) qui\u00a0 emp\u00eache de parler de\u00a0 l\u2019inclusion totale des femmes dans les fonctions minist\u00e9rielles et liturgiques.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Finalement, le r\u00f4le de la pr\u00e9sidence de l\u2019Eucharistie n\u2019a-t-il pas, lui aussi, \u00e0 \u00eatre ajust\u00e9 \u00e0 la th\u00e9ologie de la liturgie des derni\u00e8res d\u00e9cennies ? C\u2019est le Christ qui pr\u00e9side l\u2019Eucharistie, soutient-elle. C\u2019est dire que le ministre n\u2019agit pas \u00e0 la place du Christ, comme peut le laisser entendre des textes de Vatican II[46]\u00a0. Son r\u00f4le est de \u00ab manifester la pr\u00e9sidence du Christ vivant dans la communaut\u00e9[47]\u00a0\u00bb. Une vision des choses qui fait \u00e9cho \u00e0 l\u2019enseignement des P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise, en particulier \u00e0 celui de saint Jean Chrysostome dont les propos ont \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9s un peu plus t\u00f4t. Il importe alors de questionner l\u2019axiome th\u00e9ologique\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>in persona Christi<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0sans cesse \u00e9voqu\u00e9 pour justifier l\u2019impossibilit\u00e9 pour les chr\u00e9tiennes de repr\u00e9senter le Christ. \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">L\u2019expression in persona Christi trouve son point de d\u00e9part le texte 2Co 2,10. Le passage du grec au latin a transform\u00e9 le sens donn\u00e9 par Paul \u00e0 ce verset. En effet,<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\" align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>les versions latines (dont la Vulgate est un t\u00e9moin) ont traduit litt\u00e9ralement le texte grec \u00ab en pros\u00f4po \u00bb par \u00ab in persona \u00bb, changeant ainsi compl\u00e8tement le sens de l\u2019affirmation de S. Paul qui y parle de ce qui est donn\u00e9 \u00ab en pr\u00e9sence du Christ \u00bb, alors que la version latine dit : donavi (&#8230;) in persona Christi \u00bb. Ce que l\u2019ensemble des P\u00e8res latins a interpr\u00e9t\u00e9 d\u2019embl\u00e9e au sens de : \u00ab pardonn\u00e9 au nom du Christ \u00bb[48]<\/i><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Au XIIIe si\u00e8cle, saint Thomas invoquera ce verset \u00ab pour donner un sens tr\u00e8s fort \u00e0 l\u2019usage qu\u2019il va faire de l\u2019expression \u2018in persona Christi\u2019 en th\u00e9ologie sacramentaire[49]\u00a0\u00bb. Toutefois pour le Docteur ang\u00e9lique, la v\u00e9rit\u00e9 sous-jacente \u00e0 l\u2019expression relie non pas au pr\u00eatre mais \u00ab au myst\u00e8re de la Pr\u00e9sence r\u00e9elle \u00bb. Aussi lorsque reli\u00e9 \u00e0 un langage et \u00e0 une imagerie \u00ab repr\u00e9sentationaliste \u00bb, l\u2019axiome se situe \u00ab dans le contraste le plus total avec saint Thomas \u00bb, affirme le th\u00e9ologien Dennis M. Ferrara\u00a0[50]\u00a0. \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">En effet, l\u2019expression\u00a0<i>in nomine<\/i>\u00a0a une forte teinte juridique qui ne dit pas exactement ce que Paul voulait signifier.\u00a0<i>In nomine\u00a0<\/i>comporte l\u2019id\u00e9e d\u2019un mandat alors que\u00a0<i>in persona Christ<\/i>i renvoie \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la pr\u00e9sence du Christ, voire au Christ qui agit. Dans certains documents magist\u00e9riels les deux expressions sont souvent employ\u00e9es ensemble, il est difficile alors de ne pas penser \u00e0 une synonymie, tant les deux axiomes apparaissent interchangeables. Pour obvier \u00e0 une telle lecture, les th\u00e9ologies des minist\u00e8res et de la liturgie ont tout \u00e0 gagner \u00e0 reprendre l\u2019expression biblique en son sens grec qui signifie \u00ab\u00a0en pr\u00e9sence du Christ\u00a0\u00bb.\u00a0 \u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">La conclusion jaillit d\u2019elle-m\u00eame : la pr\u00e9sidence est une fonction qui s\u2019exerce \u00ab sous le regard du Christ \u00bb ( 2 Co 2, 10, TOB). Plac\u00e9e devant l\u2019assembl\u00e9e \u2014 ce que ne dit pas l\u2019image de la t\u00eate \u2014 la personne assume un\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>service avec, dans et pour<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">l\u2019assembl\u00e9e qui \u00ab fait m\u00e9moire de la C\u00e8ne[51]\u00a0\u00bb. \u00c0 travers son agir pr\u00e9sidentiel, elle est engag\u00e9e \u00ab dans la \u2018visibilisation\u2019 de l\u2019action \u00e9vang\u00e9lique de J\u00e9sus[52]\u00a0\u00bb.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">D\u00e8s lors, c\u2019est comprendre que la \u00ab ressemblance naturelle avec le Christ \u00bb ne peut pas \u00eatre \u00e9voqu\u00e9e comme argument d\u00e9cisif pour r\u00e9server aux hommes seuls l\u2019ordination presbyt\u00e9rale. Car la ressemblance avec le Christ r\u00e9side plut\u00f4t dans \u00ab la forme narrative de sa vie dans le monde, mis\u00e9ricordieuse, lib\u00e9ratrice, par la puissance de l\u2019Esprit[53]\u00a0\u00bb. Si on admet que les disciples du Ma\u00eetre de Nazareth, femmes et hommes, sont appel\u00e9s \u00e0 configurer dans leur existence les images du Christ mis\u00e9ricordieux, du Christ lib\u00e9rateur, il est difficile de saisir pourquoi les chr\u00e9tiennes ne pourraient pas \u00e9galement repr\u00e9senter le Christ Pasteur. Au nom de quel principe d\u2019interpr\u00e9tation en arrive-t-on \u00e0 dissocier ainsi l\u2019agir du Christ qui aurait \u00ab confi\u00e9 seulement aux hommes le devoir d\u2019\u00eatre\u00a0\u2018<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>ic\u00f4ne\u2019 de son visage de \u2018pasteur\u2019 et \u2018d\u2019\u00e9poux\u2019 de l\u2019\u00c9glise \u00e0 travers l\u2019exercice du sacerdoce minist\u00e9riel\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[54]\u00a0\u00bb ? De la r\u00e9ponse \u00e0 cette question d\u00e9pend l\u2019inclusion des femmes dans toutes les sph\u00e8res de la vie eccl\u00e9siale.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Micheline Lagu\u00eb<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: small;\">Universit\u00e9 Saint-Paul, Ottawa<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Article paru dans\u00a0<i><b>Th\u00e9ologiques<\/b><\/i>, vol. 10, n\u00b0 1, 2002, p. 207-228.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">NOTES<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[1]\u00a0Conf\u00e9rence qui s\u2019est tenue \u00e0 Dublin du 29 juin au 1er juillet en 2001. Plus de 400 femmes et hommes (ces derniers \u00e9taient environ 15%), venus de 26 pays des cinq continents, ont particip\u00e9 \u00e0 cette conf\u00e9rence organis\u00e9e par le r\u00e9seau mondial pour l\u2019Ordination des femmes (Women&rsquo;s Ordination Worldwide, WOW) et le groupe irlandais Brothers and Sisters in Christ (BASIC).<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[2]\u00a0Le terme est employ\u00e9 selon son sens usuel : \u00ab avoir la direction, le soin, la surveillance de qqch. \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Le Petit Robert<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Paris, 1977, p. 1521. La pr\u00e9cision est rendue n\u00e9cessaire en raison de la tendance de r\u00e9server les mots \u00ab pr\u00e9sider \u00bb et \u00ab pr\u00e9sidence \u00bb pour le minist\u00e8re ordonn\u00e9. Il faudrait alors inclure aussi les termes \u00ab diriger \u00bb et \u00ab direction \u00bb utilis\u00e9s dans le Missel romain. Si cette tendance se maintient, on va bient\u00f4t se retrouver \u00e0 court de mots pour d\u00e9crire les t\u00e2ches pastorales assum\u00e9es par les la\u00efques, qui pourtant hier \u00e9taient celles des ministres ordonn\u00e9s !&#8230;<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[3]\u00a0Motu proprio\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Tra le sollecitudini<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0du 22 novembre 1903, no 13. Cit\u00e9 par Paul BAYANT, \u00ab Chantres \u00bb, dans R. NAZ, dir.,<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Dictionnaire de Droit Canonique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, t. 3, Paris, Letouzey &amp; An\u00e9, 1942, col. 515. \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[4]\u00a0Voir l\u2019encyclique\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Musicae sacrae disciplina<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0du 25 d\u00e9cembre 1955 et l\u2019instruction De musica sacra du 3 septembre 1958 ; J. LENGELING, \u00ab Liturgie\/Science liturgique \u00bb, trad. par H. ROCHAIS, dans P. EICHER, dir.,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Nouveau dictionnaire de th\u00e9ologie<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0\/ adaptation fran\u00e7aise sous la direction de B. LAURET, 2e \u00e9dition revue et augment\u00e9e, Paris, Cerf, 1996, p. 518- 532 (citation de la p. 526).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[5]\u00a0\u00ab Le canon 813, qui permet aux femmes de r\u00e9pondre \u00e0 la Messe quand il n\u2019y a pas d\u2019homme pr\u00e9sent et pour une juste cause, ajoute qu\u2019elles ne doivent pour aucune raison \u201capprocher de l\u2019autel\u201d \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Les Cloches de Saint Boniface<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 30\/11 (1931), p. 259.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[6]\u00a0\u00ab Lettre apostolique en forme de motu proprio (\u00abMinisteria quaedam \u00bb) r\u00e9formant la discipline de la tonsure, des ordres mineurs et du sous-diaconat dans l\u2019\u00c9glise latine \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Documentation catholique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 69 (1972), p. 852-854.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[7]\u00a0\u00c9. MCDONOUGH, \u00ab Les femmes et le nouveau droit eccl\u00e9siastique \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 205 (1986), p. 105.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[8]\u00a0Voir\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Missel romain<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Paris, Descl\u00e9e, no 70.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[9]\u00a0Voir la Lettre de la CONGR\u00c9GATION POUR LE CULTE DIVIN ET LA DISCIPLINE DES SACREMENTS, \u00ab Les fonctions liturgiques exerc\u00e9es par des la\u00efcs, hommes et femmes \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Documentation catholique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 91 (1994), p. 509-510.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[10]\u00a0A.-G. MARTIMORT, \u00ab La question du service des femmes \u00e0 l\u2019autel \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Notitae<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 16 (1980), p. 15.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[11]\u00a0Ou \u00ab d\u2019inconvenance \u00bb, suivant l\u2019expression employ\u00e9e, entre autres, par Pie XII dans son encyclique de 1955,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Musicae sacrae disciplina<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[12]\u00a0D\u00e8s le IVe si\u00e8cle, le concile de Laodic\u00e9e \u00e9tablissait\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>quod non oportet mulierem ad altere ingredi<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, can. 44, cit\u00e9 dans R. GOLDIE , \u00ab Femme \u00bb, dans D. SARTORE et A.M. TRIACCA, dir.,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Dictionnaire encyclop\u00e9dique de la liturgie<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0\/ adaptation fran\u00e7aise sous la direction d\u2019H. DELHOUGNE, t. I, Turnhout \/ Montr\u00e9al, Br\u00e9pols \/ Science et culture, 1992, p. 414.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[13]\u00a0Il s\u2019agirait d\u2019un d\u00e9cret du Concile de Nic\u00e9e (325) d\u2019apr\u00e8s M.C. JACOBELLI,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Sacerdozi, donna, celibato<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">. Alcuna considerazioni antropologiche \/ presentation de M.D. CHENU, pr\u00e9face de T. TENTORI, Rome, Borla, 1981, p. 57, cit\u00e9 par R. GOLDIE , \u00ab Femme \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Dictionnaire encyclop\u00e9dique de la liturgie<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, p. 414. \u00c0 la note 18, le traducteur avertit qu\u2019il n\u2019a pas trouv\u00e9 ce texte dans les actes de Nic\u00e9e I ni de Nic\u00e9e II.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[14]\u00a0Voir A.G. MARTIMORT, \u00ab Le service des femmes \u00e0 l\u2019autel \u00bb, p. 12.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[15]\u00a0N. CHITESCU, dans CONSEIL OECUM\u00c9NIQUE DES EGLISES,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>De l\u2019ordination des femmes<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Gen\u00e8ve, COE, 1964, p. 60, cit\u00e9 par \u00c9. BEHR-SIGEL et Mgr K. WARE,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>L\u2019ordination des femmes dans l\u2019\u00c9glise<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(Th\u00e9ologies), Paris, Cerf, 1998, p. 20. \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[16]\u00a0\u00c9. BEHR-SIGEL, \u00ab L\u2019ordination des femmes : un point chaud du dialogue oecum\u00e9nique \u00bb, Contacts, 53\/15 (2001), p. 239. Dans certaines \u00c9glises locales de la tradition romaine de l\u2019Afrique et de l\u2019Asie notamment, des chr\u00e9tiennes \u00e9prouvent de la difficult\u00e9 \u00e0 se d\u00e9faire de l\u2019enracinement culturel et religieux de ce tabou. Par exemple, des Indon\u00e9siennes consid\u00e8rent \u00ab l\u2019Eucharistie comme un rite si sacr\u00e9 qu\u2019elles ne sentent pas dignes d\u2019y participer pendant leurs r\u00e8gles \u00bb, M. KATOPPO,<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Compassionate and Free. An Asian Woman\u2019s Theology,<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0Orbis Books, Maryknoll (New York), 1981, p. 81 ; voir aussi les exemples fournis par S.A. PARK, \u00ab Religion and Menstruation \u00bb, dans S. FARIA et al., dir.,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>The Emerging Christian Woman. Church and Society Perspectives,<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0Indore, Satprakashan Sanchar Kendra ; Pune, Ishavani, 1984, p. 12-18.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[17]\u00a0Une coutume attest\u00e9 en Occident d\u00e8s le IIIe si\u00e8cle : M. BRILLANT, dir.,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Eucharistia. Encyclop\u00e9die populaire sur l\u2019Eucharistie<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Paris, Bloud et Gay, p. 505.\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[18]\u00a0P. ROUILLARD \u00e9crit que que le rite au cours des ans aurait davantage mis l\u2019accent plut\u00f4t sur la b\u00e9n\u00e9diction que sur la purification de la nouvelle accouch\u00e9e (\u00ab Les relevailles \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Catholicisme<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, t. 12, Paris, Letouzey &amp; An\u00e9, 1990, col. 767-768). Un accent toutefois qui n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 extirper compl\u00e8tement l\u2019id\u00e9e de purification r\u00e9torque W. von ARX : \u00ab Il est indubitable que dans l\u2019histoire de la liturgie, la b\u00e9n\u00e9diction de la m\u00e8re a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue comme une purification de la m\u00e8re apr\u00e8s la naissance \u00bb [\u00ab La b\u00e9n\u00e9diction de la m\u00e8re apr\u00e8s la naissance \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 132 (1978), p. 89].<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[19]\u00a0P. de LOCHT, \u00abDiscours propectifs\u00bb, dans FEMMES ET HOMMES EN \u00c9GLISES, CENTRE FEMMES ET CHRISTIANISME,<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Au tournant de l\u2019histoire, chr\u00e9tiens et chr\u00e9tiennes vivent de nouvelles alliances<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0\/ Actes du Colloque, Universit\u00e9 Catholique de Lyon 7-8 mai 1997 (Profac 58), Lyon, PROFAC, 1998, p. 217. On trouve une illustration de la f\u00e9condit\u00e9 d\u2019une transgression dans le fait que l\u2019\u00c9glise anglicane, apr\u00e8s avoir d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019ordination \u00e0 Hong Kong d\u2019une diaconesse chinoise durant la Seconde guerre mondiale par l\u2019\u00e9v\u00eaque Hall, accepte depuis quelques ann\u00e9es d\u2019ordonner au minist\u00e8re presbyt\u00e9ral des chr\u00e9tiennes. Les autorit\u00e9s romaines interpr\u00e9teront-elles comme un signe de l\u2019Esprit, l\u2019initiative de l\u2019\u00c9v\u00eaque F\u00e9lix Davidek (1921-1988) qui, en 1970, ordonna des chr\u00e9tiennes dans l\u2019\u00c9glise clandestine de Tch\u00e9coslovaquie, nomm\u00e9ment Ludmila Javorova ? L\u2019histoire de cette derni\u00e8re fait l\u2019objet du livre de M. T. WINTER,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Out of Depths. The Story of Ludmila Javorova Ordained Roman Catholic Priest<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, New York, Crossroad, 2001. Pour une vue d\u2019ensemble de la situation, voir P. FIALA et J, HANUS, \u00ab La pratique de l\u2019ordination des femmes dans l\u2019\u00c9glise actuelle. Pr\u00e9paration th\u00e9ologique et \u00e9tablissement de l\u2019ordination des femmes dans l\u2019\u00c9glise clandestine en Tch\u00e9coslovaquie \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 251 (1999), p. 155-168.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[20]\u00a0On parle d\u2019ADAP, l\u2019assembl\u00e9e dominicale en l\u2019absence (en attente) du pr\u00eatre, ou encore, d\u2019ADACE, l\u2019assembl\u00e9e dominicale dans l\u2019attente de la c\u00e9l\u00e9bration eucharistique. En fait l\u2019expression la plus exacte est ADAL, l\u2019assembl\u00e9e dominicale anim\u00e9e par des la\u00efques.\u00a0<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[21]\u00a0Mgr R.G. WEAKLAND, \u00ab La cr\u00e9ation de nouvelles paroisses et le manque de pr\u00eatres \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Documentation catholique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 88 (1991), no 43, p. 400. En outre le danger de confusion est r\u00e9el. \u00ab On en vient \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer \u2018la messe de la soeur\u2019 \u00e0 celle du pr\u00eatre qui arrive \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration souvent fatigu\u00e9 et \u00e0 toute vitesse. C\u2019est presque une messe, pense-t-on, puisqu\u2019il y a la communion \u00bb, N. PROVENCHER, \u00ab Un regard th\u00e9ologique sur nos pratiques minist\u00e9rielles \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Studia canonica<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 29 (1995), p. 362. L\u2019article est paru dans une forme abr\u00e9g\u00e9e sous le titre \u00ab Interrogations sur nos pratiques pastorales \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>L\u2019\u00c9glise canadienne<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 29 (1996), p. 138-144. \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[22]\u00a0D\u00e9cret sur Le minist\u00e8re des pr\u00eatres,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Presbyterorum ordinis<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, \u00a7 5 et 6 ;\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Constitution dogmatique sur l\u2019\u00c9glise, Lumen gentium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0, \u00a7 11 ; D\u00e9cret sur\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La charge pastorale des \u00e9v\u00eaques dans l\u2019\u00c9glise, Christus Dominus<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, \u00a7 30. Voir aussi la Constitution dogmatique sur La R\u00e9v\u00e9lation, Dei Verbum, qui affirme que l\u2019Eucharistie donne \u00e0 \u00ab l\u2019\u00c9glise vie et croissance continuelle \u00bb, \u00a7 21 et 26.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[23]\u00a0D\u00e9j\u00e0 en 1975, le document de la Commission pastorale de la CONGR\u00c9GATION POUR L\u2019\u00c9VANG\u00c9LISATION DES PEUPLES intitul\u00e9 \u00ab Fonction de la femme dans l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation \u00bb faisait \u00e9tat de l\u2019angoisse des religieuses face au sort \u00ab des communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes menac\u00e9es d\u2019an\u00e9mie et de mort \u00bb. Aussi la requ\u00eate de ces femmes engag\u00e9es \u00ab d\u2019assumer des activit\u00e9s pastorales accrues na\u00eet pr\u00e9cis\u00e9ment de cette angoisse, et non d\u2019esprit de revendication \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Documentation catholique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 73 (1976), p. 615. Voir aussi L. BARONI, Y. BERGERON, P. DAVIAU et M. LAGU\u00cb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Voix de femmes, Voies de passage. Pratiques pastorales et enjeux eccl\u00e9siaux<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(F), Montr\u00e9al, Paulines, 1995, p. 224-232.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[24]\u00a0T. BERGER, \u00ab Les femmes, \u00e9l\u00e9ments \u00e9trangers dans le Corps du Christ ? Regard sur la place des femmes dans la liturgie \u00bb,<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 259 (1995), p. 159-168 (citation de la p. 159). \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[25]\u00a0L. MELAN\u00c7ON, \u00ab Femmes et liturgie \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Liturgie, Foi et Culture<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 26 (1992), p. 35. Voir aussi R. FOX, \u00ab O\u00f9 sont les femmes-cl\u00e9s de l\u2019\u00c9criture dans le Lectionnaire d\u2019aujourd\u2019hui \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Lumen Vitae<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 50\/2 (1995), p. 185-194.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[26]\u00a0Voir entre autres, I. RAMING, \u00ab Le discours masculin sur Dieu dans la liturgie et ses effets sur les femmes \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Lumen Vitae<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 54\/1 (1999), p. 47-57.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[27]\u00a0Consulter M. PROCTER-SMITH, \u00ab Images des femmes dans le Lectionnaire \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 202 (1985), p. 71-84 ; M.K. MARTIN, \u00ab Woman and Worship. The Conversation Continues \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>\u00c9glise et Th\u00e9ologie<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 28 (1997), p. 301-317.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[28]\u00a0Un certain nombre de publications ont vu le jour depuis quelques ann\u00e9es sur ce sujet. D. NEU, \u00ab Nous nous appelons l\u2019\u00c9glise : l\u2019exp\u00e9rience de liturgies f\u00e9ministes catholiques chr\u00e9tiennes \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 172 (1982), p. 115-128 ; J. WALTON, \u00ab B\u00e9n\u00e9diction eccl\u00e9siastique et f\u00e9ministe. Les femmes, objets et sujets du pouvoir de b\u00e9nir \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 198 (1985), p. 95-103 ; R. RADFORD RUETHER, \u00ab L\u2019\u00c9glise des femmes. Apparition de communaut\u00e9s liturgiques f\u00e9ministes \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 206 (1986), p. 71-80 ; M. COLLINS, \u00ab Principles of Feminist Liturgy \u00bb, dans M PROCTER-SMITH et J.R. WALTON, \u00a0dir.,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Women at Worship. Interpretations of North American Diversity<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">. Wesminster-Louisville, John Knox Press, 1993, p. 9-26 ; J.R. WALTON, Feminist Liturgy. A Matter of Justice (<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>American Essays in Liturgy<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">), Collegeville, Liturgical Press, 2000.\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[29]\u00a0La formule de Saint Athanase au IVe si\u00e8cle sert \u00e0 d\u00e9fendre la r\u00e9alit\u00e9 de la condition humaine du Christ. Celui-ci est vraiment un \u00eatre humain et non pas une simple apparence comme le soutenaient, entre autres, Arius et ses disciples.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[30]\u00a0A. SANTOGROSSI, \u00ab Pourquoi ordonner des hommes plut\u00f4t que des femmes ? \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Communio<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 20\/6 (1995), p. 176-177.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[31]\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Hom\u00e9lies sur l\u2019\u00e9vangile de Jean<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 86,4 (Patrologie grecque 59, 472-474).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[32]\u00a0\u00ab L\u2019ordination des femmes : un point chaud du dialogue oecum\u00e9nique \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Contacts<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 53\/195, p. 250. L\u2019auteure est proche de la pens\u00e9e de Mgr Kalllistos Ware qui fait r\u00e9f\u00e9rence aussi au texte de saint Jean Chrysostome.\u00ab Ce n\u2019est pas un \u00eatre humain qui fait que le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ : c\u2019est l\u2019action du Christ lui-m\u00eame, crucifi\u00e9 pour notre salut. Le pr\u00eatre se tient devant nous, faisant ce que le Christ a fait et disant les mots que le Christ a dits ; mais le pouvoir et la gr\u00e2ce sont de Dieu&#8230; C\u2019est le P\u00e8re, le Fils et l\u2019Esprit qui accomplissent tout ; mais le pr\u00eatre pr\u00eate sa langue et fournit sa main \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Sur la trahison de Judas<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 1,6 [PG, 49, 380), cit\u00e9 par BEHR-SIGEL et WARE,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>L\u2019ordination de femmes dans l\u2019\u00c9glise orthodoxe<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, p. 89.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[33]\u00a0SANTOGROSSI, \u00ab Pourquoi ordonner des hommes plut\u00f4t que des femmes ? \u00bb, p. 177. La citation se poursuit ainsi : \u00ab Le sacerdoce exclusivement masculin est ins\u00e9parable du fait que le mariage a \u00e9t\u00e9 assum\u00e9 par les \u00e9crits johanniques et pauliniens comme symbole du Christ et de l\u2019\u00c9glise \u00bb. On aurait aim\u00e9 conna\u00eetre les textes vis\u00e9s par cette interpr\u00e9tation&#8230;<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[34]\u00a0R. SPIAZZI,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Osservatore Romano<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(10 f\u00e9vrier 1977), p. 6-7, cit\u00e9 par J. FIELD-BIBB, \u00ab Praxis contre image. Les femmes pour la pr\u00eatrise dans l\u2019\u00c9glise catholique romaine \u00bb, Concilium, 263 (1996), p. 114.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[35]\u00a0P. R\u00c9MY, \u00ab Le mariage, signe de l\u2019union du Christ et de l\u2019\u00c9glise. Les ambigu\u00eft\u00e9s d\u2019une r\u00e9f\u00e9rence symbolique \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Revue des Sciences philosophiques et th\u00e9ologiques<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 66 (1982), p. 404.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[36]\u00a0R\u00c9MY, \u00ab Le mariage, signe de l\u2019union du Christ et de l\u2019\u00c9glise \u00bb, p. 405.\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[37]\u00a0Voir l\u2019excellent article de la th\u00e9ologienne et ex\u00e9g\u00e8te O. GENEST, \u00ab Un nouveau contrat femmes\/hommes sur fond d\u2019alliance biblique \u00bb, dans FEMMES ET HOMMES EN \u00c9GLISES,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Au tournant de l\u2019histoire, chr\u00e9tiens et chr\u00e9tiennes<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, p. 35.<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><sup><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0<\/span><\/sup><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[38]\u00a0BEHR-SIGEL et WARE,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>L\u2019ordination de femmes dans l\u2019\u00c9glise orthodoxe<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, p. 95. \u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[39]\u00a0D\u00e9cret Le minist\u00e8re des pr\u00eatres (<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Presbyterorum Ordininis<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">), \u00a7 2 en particulier.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[40]\u00a0Au Concile, le choix de l\u2019image a rencontr\u00e9 l\u2019assentiment unanime des experts si bien que \u00ab de fait, la formule\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>in persona Christi Capitis<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e ou retouch\u00e9e. [&#8230;] Si l\u2019on cherche, en effet, en quoi la t\u00e2che du pr\u00eatre est originale par rapport \u00e0 celle du chr\u00e9tien, on est renvoy\u00e9 \u00e0 ce signe essentiel \u00e0 l\u2019\u00c9glise : le signe du Christ-T\u00eate, pour son Corps \u00bb \u2014 H. DENIS, \u00ab La th\u00e9ologie du presbyt\u00e9rat de Trente \u00e0 Vatican II \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Les Pr\u00eatres en formation, minist\u00e8re et vie\u00a0<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">(<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Unam Sanctam<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a068), Paris, Cerf, 1968, p. 216, cit\u00e9 par R. PARENT,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Pr\u00eatres et \u00e9v\u00eaques. Le service de la pr\u00e9sidence eccl\u00e9siale<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(Br\u00e8ches th\u00e9ologiques 12), Montr\u00e9al\/Paris, \u00c9ditions Pauline\/Cerf, 1992, p. 143.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[41]\u00a0Voir Y. CONGAR, \u00ab Le Christ Chef invisible de l\u2019\u00c9glise visible d\u2019apr\u00e8s saint Paul \u00bb, dans H. BOU\u00cbSSE et J.J. LATOUR, dir.,<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Probl\u00e8mes actuels de Christologie<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Burges, Descl\u00e9e De Brouwer, 1961, p. 370.\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[42]\u00a0En ce qui a trait \u00e0 l\u2019aspect d\u2019autorit\u00e9, rattach\u00e9 aussi au symbole de la t\u00eate, il ne peut pas servir non plus de raison pour nier aux femmes la capacit\u00e9 d\u2019agir au nom du Christ. L\u2019exp\u00e9rience montre que l\u2019autorit\u00e9 s\u2019exerce aussi bien par les hommes que par les femmes. En plus des exemples donn\u00e9s de femmes responsables de communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes, elles sont, en effet, nombreuses les femmes\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>\u00e0 la t\u00eate<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0d\u2019entreprises de toutes sortes, d\u2019organismes nationaux et internationaux, de minist\u00e8res gouvernementaux, voire de pays.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[43]\u00a0E. JOHNSON, \u00ab La masculinit\u00e9 du Christ \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concilium<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 238 (1991), p. 153-154.\u00a0<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[44]\u00a0Cit\u00e9 par BEHR-SIGEL, \u00ab L\u2019ordination des femmes : un point chaud du dialogue oecum\u00e9nique \u00bb, p. 249.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[45]\u00a0K.E. B\u00d8RRENSEN, \u00ab Image ajust\u00e9e, typologie arr\u00eat\u00e9e \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Penser la foi. Recherches en th\u00e9ologie aujourd\u2019hui. M\u00e9langes offerts \u00e0 Joseph Moingt<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Paris, Cerf, 1993, p. 799-803. L\u2019auteure retrace les trois \u00e9tapes de l\u2019\u00e9volution doctrinale pour inclure les femmes dans l\u2019humanit\u00e9 th\u00e9omorphe. 1)\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Adam th\u00e9omorphe<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, \u00c8ve d\u00e9riv\u00e9e. Le texte sur l\u2019image, Gn, 1, 26-27a, est interpr\u00e9t\u00e9 avec Gn 2,7 dans le sens d\u2019Adam th\u00e9omorphe, tandis que le texte concernant la diff\u00e9renciation sexuelle et la b\u00e9n\u00e9diction de f\u00e9condit\u00e9, Gn 1,27b-28, est interpr\u00e9t\u00e9 avec Gn 2,18, 21-24 dans le sens d\u2019\u00c8ve non th\u00e9omorphe, est cr\u00e9\u00e9e pour \u00eatre \u00e9pouse et m\u00e8re ; 2)\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Image asexu\u00e9e<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">. Les femmes sont d\u00e9finies th\u00e9omorphes d\u00e8s la cr\u00e9ation parce qu\u2019elles poss\u00e8dent l\u2019\u00e2me rationnellement asexu\u00e9e ; 3)<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Image holistique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">. L\u2019\u00eatre humain sexu\u00e9 est th\u00e9omorphe en tant que f\u00e9minin ou masculin. Affirmation soutenue d\u2019abord par l\u2019ex\u00e9g\u00e8se f\u00e9ministe, puis par l\u2019ex\u00e9g\u00e8se protestante du XIXe si\u00e8cle et enfin par l\u2019ex\u00e9g\u00e8se catholique du XXe si\u00e8cle.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[46]\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Constitution sur l\u2019\u00c9glise (Lumen gentium)<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, \u00a7 28, en parlant des pasteurs, dit ceci : \u00ab C\u2019est dans le culte ou synaxe eucharistique que s\u2019exerce par excellence leur charge sacr\u00e9e : l\u00e0, agissant en nom et place du Christ [&#8230;] \u00bb, dans\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Concile oecum\u00e9nique Vatican II<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, Paris, Centurion, 1967, p. 60.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[47]\u00a0G. LAPOINTE, \u00ab La pr\u00e9sidence de l\u2019assembl\u00e9e : une fonction \u00e0 lib\u00e9rer \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Liturgie, Foi et Culture<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 28 (1994), p. 24.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[48]\u00a0B.-D. MARLIENGEAS, \u00ab In persona Christi- In persona Ecclesea \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Spiritus<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 19 (1978), p. 20.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[49]\u00a0MARLIENGEAS, \u00ab In persona Christi \u00bb, p. 20. Voir aussi son livre\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Cl\u00e9s pour une th\u00e9ologie du minist\u00e8re. In persona Christi. In persona Ecclesiae<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a0(<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Th\u00e9ologie Historique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">\u00a051 ), Paris, Beauchesne, 1978.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[50]\u00a0D.M. FERRARA, \u00ab In persona Christi. Valeur et limites d\u2019une formule \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Maison-Dieu<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 215 (1998), p. 67-68.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[51]\u00a0Il faut le rappeler, le rite eucharistique \u00ab n\u2019a pas la forme d\u2019un mariage mais d\u2019une anamn\u00e8se de la derni\u00e8re C\u00e8ne, dans l\u2019ob\u00e9issance au commandement du Christ \u00bb, FERRARA, \u00ab\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>In persona Christi<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">&#8230; \u00bb, p. 68.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[52]\u00a0LAPOINTE, \u00ab La pr\u00e9sidence de l\u2019assembl\u00e9e\u00bb, p. 25.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"color: #000000; font-size: small;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[53]\u00a0JOHNSON, \u00ab La masculinit\u00e9 du Christ \u00bb, p. 153.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">[54]\u00a0JEAN-PAUL II, \u00ab Lettre du pape aux femmes \u00bb,\u00a0<\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>La Documentation catholique<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">, 92 (1995), p. 721.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sans entrer dans le d\u00e9bat au sujet de l&rsquo;ordination des femmes, cet article vise plut\u00f4t \u00e0 mettre en \u00e9vidence comment le sacrement de l&rsquo;Eucharistie repr\u00e9sente la pierre de touche pour l&rsquo;inclusion des femmes dans tous les minist\u00e8res eccl\u00e9siaux. Le premier point retrace l&rsquo;historique des \u00e9tapes de l&rsquo;insertion des chr\u00e9tiennes dans les fonctions liturgiques. Le deuxi\u00e8me fait \u00e9cho aux critiques \u00e0 propos du peu de visibilit\u00e9 accord\u00e9 aux femmes lors des c\u00e9l\u00e9brations liturgiques par le choix des lectures bibliques et par l&#8217;emploi des images pour parler de Dieu. Le troisi\u00e8me point rappelle que le r\u00f4le de la pr\u00e9sidence de l&rsquo;Eucharistie est de manifester la pr\u00e9sence du Christ vivant dans la communaut\u00e9 (2 Co 2,10). Par cons\u00e9quent, le sens biblique des images Christ-\u00c9poux et Christ-T\u00eate ne doit pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 selon l&rsquo;analogie de la foi de la ressemblance naturelle avec le Christ pour justifier l&rsquo;exclusion des femmes du minist\u00e8re ordonn\u00e9.<\/p>\n<p>R\u00e9f\u00e9rence : Th\u00e9ologiques, 10 (2002), 207-228. <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=467\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"ppma_author":[149],"class_list":["post-467","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-femmes-en-eglise","author-micheline-lague"],"authors":[{"term_id":149,"user_id":43,"is_guest":0,"slug":"micheline-lague","display_name":"Micheline Lagu\u00eb","avatar_url":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Micheline-Lague.jpg","user_url":"","last_name":"Lagu\u00eb","first_name":"Micheline","description":"D\u00e9tentrice d'un Ph. D en th\u00e9ologie de l'Universit\u00e9 d'Ottawa et d'un doctorat en th\u00e9ologie, grade canonique, de l'Universit\u00e9 Saint-Paul, Micheline Lagu\u00eb, m.i.c., est professeure retrait\u00e9e de th\u00e9ologie de l'Universit\u00e9 Saint-Paul. Ses recherches portent sur la spiritualit\u00e9, les minist\u00e8res, le partenariat hommes et femmes dans l'\u00c9glise. Membre active du r\u00e9seau Femmes et minist\u00e8res, elle est coauteure de \u00ab Voix de femmes, voies de passage \u00bb (\u00c9ditions Paulines, 1995) et auteure de nombreux articles."}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/467","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=467"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/467\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=467"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=467"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=467"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=467"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}