{"id":556,"date":"2006-03-11T12:00:20","date_gmt":"2006-03-11T16:00:20","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=556"},"modified":"2014-09-13T09:24:13","modified_gmt":"2014-09-13T13:24:13","slug":"556","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=556","title":{"rendered":"Les femmes dans la mission de l\u2019\u00c9glise aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 1.714285714; font-size: small;\">\u00c9tant donn\u00e9 que nous nous en tenons trop souvent aux r\u00e9actions visc\u00e9rales, je nous invite \u00e0 faire un voyage au-dessus des nuages. Question de voir les choses d\u2019une certaine hauteur. J\u2019ai un tr\u00e8s grand respect pour l\u2019\u00c9glise catholique : je le dois d\u2019ailleurs largement \u00e0 mes parents. En outre, mes anc\u00eatres sont chr\u00e9tiens catholiques depuis peut-\u00eatre avant Charlemagne. L\u2019\u00c9glise catholique n\u2019est la propri\u00e9t\u00e9 d\u2019aucun pape, ni d\u2019aucune classe cl\u00e9ricale. Elle est la famille de Dieu sur cette terre. J\u00e9sus a fond\u00e9 son \u00c9glise sur l\u2019exp\u00e9rience fraternelle et non sur la structure hi\u00e9rarchique. Ce sont des eccl\u00e9siastiques manquant d\u2019imagination ou craignant l\u2019originalit\u00e9 \u00e9vang\u00e9lique qui veulent r\u00e9duire l\u2019\u00c9glise \u00e0 une institution hi\u00e9rarchique. Ils sont incapables d\u2019imaginer comment des fr\u00e8res et des s\u0153urs peuvent vivre en communion sans se contr\u00f4ler les uns les autres.<\/span><!--more--><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"> Tout r\u00e9cemment, en traitant de la question de la r\u00e9ception par les fid\u00e8les du Concile Vatican\u00a0II, le pape Beno\u00eet\u00a0XVI a os\u00e9 dire que, pour bien expliquer ce concile, l\u2019\u00c9glise aurait besoin d\u2019une nouvelle herm\u00e9neutique. L\u2019herm\u00e9neutique c\u2019est la science de l\u2019interpr\u00e9tation des textes philosophiques et religieux. \u00c0 cette occasion, le pape a pr\u00e9cis\u00e9 que nous avions besoin d\u2019une herm\u00e9neutique de la continuit\u00e9 et non de la rupture. Or Mgr Lefebvre et ses disciples, et m\u00eame un grand nombre de catholiques conservateurs qui rejettent l\u2019\u0153cum\u00e9nisme, la libert\u00e9 religieuse, le missel romain de Paul\u00a0VI, etc., ont bien vu qu\u2019au Concile Vatican II, et aussi dans d\u2019autres circonstances,\u00a0 l\u2019\u00c9glise s\u2019est exprim\u00e9e de fa\u00e7on diff\u00e9rente, voir contradictoire, par rapport \u00e0 ce qu\u2019elle avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9clar\u00e9 comme v\u00e9rit\u00e9 d\u00e9finitive.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">On ne me fera pas croire qu\u2019entre\u00a0<i>Dignitatis humanae<\/i>\u00a0(document de Vatican II sur la libert\u00e9 religieuse) et le\u00a0<i>Syllabus<\/i>\u00a0de Pie\u00a0IX, il y ait une suite ou un lien organique. On se rappellera que Pie\u00a0X affirmait solennellement qu\u2019il fallait croire que Mo\u00efse \u00e9tait l\u2019auteur du Pentateuque (les cinq premiers livres de la Bible) : cinquante ans plus tard, Pie\u00a0XII \u00e9crira qu\u2019on ne peut plus soutenir cette opinion \u00e9tant donn\u00e9 l\u2019\u00e9tat des sciences bibliques des ann\u00e9es 1950. La demande de pardon de Jean-Paul II pour les fautes de l\u2019\u00c9glise de jadis aurait \u00e9t\u00e9 absolument impensable m\u00eame sous Pie\u00a0XII. Quand j\u2019\u00e9tais s\u00e9minariste (1957-1960), on nous enseignait que les membres de l\u2019\u00c9glise peuvent commettre des erreurs, mais jamais l\u2019\u00c9pouse immacul\u00e9e du Christ. Je me souviens d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 passablement scandalis\u00e9 en lisant\u00a0<i>The Fair Bride<\/i>\u00a0de l\u2019\u00e9crivain britannique Bruce Marshall. Il y d\u00e9crivait une \u00c9glise totalement d\u00e9pass\u00e9e et d\u00e9phas\u00e9e dans une Espagne en pleine r\u00e9volution.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Au cours de l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, un th\u00e9ologien am\u00e9ricain qui n\u2019est pas persona grata au Vatican, John T. Noonan, a publi\u00e9 un livre intitul\u00e9<i>The Church that can and cannot change<\/i>. Il y rel\u00e8ve les principaux \u00e9l\u00e9ments qui ont fait l\u2019objet de changements parfois radicaux dans l\u2019\u00c9glise. Ainsi, le pr\u00eat usuraire longtemps interdit fut finalement autoris\u00e9; l\u2019esclavage d\u2019abord tol\u00e9r\u00e9, puis finalement condamn\u00e9; la libert\u00e9 de conscience ou la libert\u00e9 religieuse longtemps refus\u00e9e puis reconnue \u00e0 Vatican\u00a0II; l\u2019annulation des mariages longtemps interdite et maintenant pratiqu\u00e9e depuis Paul VI.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">L\u2019\u00c9glise a une r\u00e9elle difficult\u00e9 \u00e0 accepter le changement, \u00e0 voir le c\u00f4t\u00e9 positif des choses et \u00e0 s\u2019expliquer sur les changements qu\u2019elle veut provoquer. Elle n\u2019a pas encore r\u00e9ussi \u00e0 dig\u00e9rer le si\u00e8cle des lumi\u00e8res. Selon moi, elle a besoin de plus qu\u2019une science de l\u2019interpr\u00e9tation de textes, elle a aussi besoin d\u2019une nouvelle \u00e9pist\u00e9mologie ou th\u00e9orie de la connaissance et de sa validit\u00e9. En effet, l\u2019\u00c9glise en tant qu\u2019institution humaine vit en pleine relativit\u00e9, mais elle persiste \u00e0 vouloir s\u2019exprimer en termes d\u2019absolu comme si elle \u00e9tait Dieu lui-m\u00eame. Ainsi son concept de\u00a0<i>loi naturelle<\/i>\u00a0est pratiquement incompris ou \u00e9cart\u00e9 par la plupart des grands penseurs du jour. Elle gagnerait \u00e0 se trouver une meilleure fa\u00e7on d\u2019expliquer la r\u00e9alit\u00e9 que celle d\u2019Aristote et de Thomas d\u2019Aquin, puisque leurs explications \u00e9chappent au grand nombre. En plus d\u2019une nouvelle th\u00e9orie de la connaissance, l\u2019\u00c9glise aurait aussi besoin d\u2019une meilleure th\u00e9orie du langage, une meilleure compr\u00e9hension de la symbolique (qui pourtant pullule dans nos textes scripturaires et liturgiques) et des mythes. Les r\u00e9cits mythologiques ne sont pas des contes de f\u00e9es qu\u2019il faut m\u00e9priser\u00a0: ce sont des r\u00e9cits qui expriment symboliquement les grandes r\u00e9alit\u00e9s de l\u2019existence humaine. Lisez\u00a0<i>Tobie<\/i>\u00a0de Drewerman et vous verrez l\u2019enseignement merveilleux qui en ressort concernant la beaut\u00e9 et les exigences de la vie du couple humain.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Vous auriez peut-\u00eatre envie de me dire que nous sommes tr\u00e8s loin de notre sujet : je ne crois pas. L\u2019\u00c9glise catholique est une soci\u00e9t\u00e9 humaine totalement organis\u00e9e \u00e0 partir du syst\u00e8me patriarcal qui nous vient de la nuit des temps. Aussi loin qu\u2019on puisse remonter, \u00e0 part quelques rares exceptions de soci\u00e9t\u00e9s matriarcales, l\u2019ensemble des soci\u00e9t\u00e9s humaines est patriarcal. Le patriarche est le porteur de la semence, qui est \u00e0 l\u2019origine de la vie. Il confie cette semence \u00e0 la femme qui assure la gestation de l\u2019\u0153uf f\u00e9cond\u00e9. Quant au patriarche, il assure la s\u00e9curit\u00e9, le bien-\u00eatre et l\u2019alimentation de sa famille\u00a0: femmes et enfants.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Nos anc\u00eatres s\u00e9mites ont tr\u00e8s vite d\u00e9couvert l\u2019existence du mal. L\u2019ethnologue Ren\u00e9 Girard nous enseigne que la vie humaine est fond\u00e9e sur le mim\u00e9tisme\u00a0: nous apprenons en imitant les autres. Or dans ce contexte, il arrive tr\u00e8s vite que deux individus d\u00e9sirent le m\u00eame objet. En vertu de la loi du plus fort, il faut alors faire dispara\u00eetre le plus faible pour permettre au premier de jouir pleinement de l\u2019objet de son d\u00e9sir. Voil\u00e0 pourquoi plus la soci\u00e9t\u00e9 humaine progresse et se d\u00e9veloppe, plus elle a besoin d\u2019interdits, de balises, de lois pour organiser les rapports entre ses membres. En ce sens, l\u2019interdit de l\u2019inceste est sans doute le premier et le plus fondamental de sa cat\u00e9gorie.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Dans la Gen\u00e8se, nous constatons que les anciens penseurs religieux juifs n\u2019ont pas trouv\u00e9 mieux que d\u2019attribuer \u00e0 \u00c8ve la responsabilit\u00e9 de la premi\u00e8re d\u00e9sob\u00e9issance \u00e0 Dieu et de l\u2019entr\u00e9e du mal dans le monde. Cela p\u00e8sera lourdement sur toute la pens\u00e9e religieuse jud\u00e9o-chr\u00e9tienne. \u00c8ve avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e \u00e0 partir d\u2019Adam pour \u00eatre la compagne de celui-ci, et voil\u00e0 qu\u2019elle en devient la perte. \u00c0 cela viendront s\u2019ajouter les interdits concernant la sexualit\u00e9, souvent n\u00e9cessaires pour toutes sortes de raisons. La femme devient tr\u00e8s vite une source importante d\u2019impuret\u00e9 rituelle. Il faudrait aussi \u00e9voquer les interdits juifs reli\u00e9s au sang, mais je n\u2019en dirai pas plus pour ne pas nous \u00e9tendre inutilement. (<i>Il serait utile de mettre en parall\u00e8le avec\u00a0 la femme \u00ab\u00a0danger\u00a0\u00bb la Vierge Marie, M\u00e8re de Dieu, qui dans certaines cultures catholiques n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019un demi-dieu.<\/i>)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Apr\u00e8s la d\u00e9couverte du mal, nos anc\u00eatres dans la foi finissent par d\u00e9couvrir le Dieu unique, apr\u00e8s avoir v\u00e9n\u00e9r\u00e9 des dieux domestiques pendant des si\u00e8cles. Naturellement, ils feront de ce Dieu unique le Patriarche supr\u00eame\u00a0: il sera au d\u00e9but le grand Dieu domestique du peuple d\u2019Isra\u00ebl. Pourtant J\u00e9sus r\u00e9v\u00e9lera Dieu comme \u00e9tant un \u00eatre de relations (Trinit\u00e9\u00a0: P\u00e8re, Fils et Esprit ou une communaut\u00e9 d\u2019amour). On se demande comment l\u2019\u00c9glise catholique peut pr\u00e9tendre que J\u00e9sus a fond\u00e9 une \u00c9glise hi\u00e9rarchique alors que tout son enseignement parle d\u2019une fraternit\u00e9 o\u00f9 le plus grand doit se faire le serviteur de tous. Lorsqu\u2019on dit \u00e0 J\u00e9sus que sa m\u00e8re et ses fr\u00e8res sont l\u00e0 qui le cherchent, il demandera qui est sa m\u00e8re et qui sont ses fr\u00e8res, sinon ceux et celles qui font la volont\u00e9 de son P\u00e8re.\u00a0 En outre, J\u00e9sus valorise l\u2019individu et semble se distancier par rapport \u00e0 la famille m\u00e9diterran\u00e9enne. Certains auteurs affirment m\u00eame que c\u2019est cela qui au fond lui a valu sa perte. Le projet de Dieu, tel que pr\u00e9sent\u00e9 par J\u00e9sus, n\u2019est pas un m\u00e9canisme d\u2019organisation ou une structure d\u2019embrigadement, c\u2019est plut\u00f4t l\u2019\u00e9clatement de la vie qui se donne, se partage et se multiplie, et se d\u00e9veloppe dans la cadre d\u2019une communion fraternelle.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">C\u2019est avec Constantin que l\u2019\u00c9glise catholique s\u2019est mise \u00e0 se structurer comme une monarchie. Il faut dire que les \u00eatres humains ont besoin de tout hi\u00e9rarchiser pour se faire croire qu\u2019ils contr\u00f4lent quelque chose. Il y a aussi ce d\u00e9sir de la pr\u00e9s\u00e9ance, d\u2019avoir la priorit\u00e9 sur les autres, qui vient du besoin fondamental d\u2019\u00eatre reconnu comme valable. On voit ce d\u00e9sir de se faire valoir dans nos communications quotidiennes et aussi chez les premiers disciples eux-m\u00eames. Qu\u2019on pense seulement aux fils de Z\u00e9b\u00e9d\u00e9e et \u00e0 leur sainte m\u00e8re qui veut avoir les meilleures places pour ses deux fils. L\u2019\u00eatre humain a aussi besoin d\u2019une structure pour maintenir le bon ordre dans ses rangs et apaiser ses angoisses cong\u00e9nitales. De tout temps, les soci\u00e9t\u00e9s se sont dot\u00e9es de r\u00e8gles, de lois, de m\u00e9canismes d\u2019encadrement et m\u00eame d\u2019interdits. Et on croit volontiers rendre hommage \u00e0 Dieu en lui imposant le carcan du langage de la domination humaine. Ce faisant, nous avons ab\u00eem\u00e9 l\u2019image de Dieu : nous avons confondu sa justice avec la n\u00f4tre et trop souvent nous en avons fait un monstre ex\u00e9crable ou un justicier pointilleux. D\u2019ailleurs, on pourrait dire sans exag\u00e9rer que beaucoup de personnes soi-disant religieuses se m\u00e9fient encore de Dieu et s\u2019adonnent \u00e0 toutes sortes de pratiques pour apaiser sa col\u00e8re et obtenir sa reconnaissance. Nous sommes alors en pleine religion pa\u00efenne.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Pour conclure, je jetterai un petit peu d\u2019huile sur le feu ou de sel sur la plaie vive. Nos chicanes de croyants et de croyantes ont peu \u00e0 voir avec la recherche ou la d\u00e9fense de la v\u00e9rit\u00e9 ou encore de Dieu, mais beaucoup avec le d\u00e9sir de contr\u00f4ler les autres et d\u2019exercer un pouvoir sur leur intelligence et leur conscience. Quand nous aurons concr\u00e8tement accept\u00e9 que le seul pouvoir des disciples de J\u00e9sus c\u2019est de servir et de se faire les plus petits, bien des choses changeront pour le mieux. Nous vivons toujours dans une \u00c9glise fonci\u00e8rement humaine o\u00f9 la vanit\u00e9, la susceptibilit\u00e9, la cupidit\u00e9, la m\u00e9fiance, et que sais-je encore, prennent beaucoup trop de place. Heureusement, les saintes et les saints de toutes les \u00e9poques nous \u00e9vitent de perdre l\u2019esp\u00e9rance et nous portent \u00e0 croire que l\u2019Esprit poursuit son \u0153uvre de purification du c\u0153ur humain.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Il ne faut pas oublier non plus que les interdits ou les d\u00e9clarations les plus solennelles, m\u00eame dans l\u2019\u00c9glise, ont un double effet : dans un premier temps, elles ont un effet de frein, puis elles tendent \u00e0 susciter un d\u00e9bat. En r\u00e9tablissant le latin dans les s\u00e9minaires, Jean XXIII aurait dit quelque chose comme ceci\u00a0: \u00ab\u00a0Donnons-lui une derni\u00e8re chance, si \u00e7a marche tant mieux, sinon qu\u2019on n\u2019en parle plus!\u00a0\u00bb Il en a \u00e9t\u00e9 de m\u00eame du costume religieux\u00a0: au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 on le r\u00e9imposait avec vigueur dans le dioc\u00e8se de Montr\u00e9al, par exemple, et \u00e0 peine deux ans plus tard on le rempla\u00e7ait par l\u2019habit noir (pantalon et veston), pour ensuite passer \u00e0 la pratique actuelle. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est bien s\u00fbr plus facile dans le domaine disciplinaire que dans celui de la doctrine. La doctrine de l\u2019\u00c9glise a un fondement permanent qui nous vient de l\u2019\u00e9vangile, des conciles et de l\u2019enseignement habituel de l\u2019\u00c9glise, mais les esprits changent et les id\u00e9ologies \u00e9voluent, et \u00e0 la longue les gens d\u2019\u00c9glise ne font pas totalement exception.\u00a0 Les disciples de J\u00e9sus n\u2019ont pas \u00e0 changer de doctrine pour faire plaisir au monde, mais plut\u00f4t pour se rapprocher de l\u2019enseignement et de l\u2019exemple initiaux de J\u00e9sus dont on s\u2019est \u00e9loign\u00e9 au cours des si\u00e8cles par mim\u00e9tisme avec la soci\u00e9t\u00e9 civile ou avec les structures sociales du temps.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Moncton (Nouveau-Brunswick), le 11 mars 2006<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: x-small;\"><i>Dans le cadre de la journ\u00e9e internationale de la femme, le\u00a0Comit\u00e9 dioc\u00e9sain pour les femmes en \u00c9glise\u00a0de l\u2019archidioc\u00e8se de Moncton tenait son atelier de ressourcement annuel le samedi 11 mars 2006. L\u2019archev\u00eaque de Moncton \u00e9tait pr\u00e9sent, de m\u00eame qu\u2019une dizaine de membres du clerg\u00e9 et quelques centaines de la\u00efques, hommes et femmes. L\u2019atelier comprenait une table ronde form\u00e9e de quatre invit\u00e9s, deux hommes et deux femmes.<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"> <i>Daniel Deveau<\/i>, c.s.c.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\">Ce texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans la revue\u00a0<\/span><\/span><a href=\"http:\/\/www.culture-et-foi.com\/dossiers\/ordination_des_femmes\/daniel_deveau.htm\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Culture et Foi<\/i><\/span><\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand nous aurons concr\u00e8tement accept\u00e9 que le seul pouvoir des disciples de J\u00e9sus c\u2019est de servir et de se faire les plus petits, bien des choses changeront pour le mieux. Nous vivons toujours dans une \u00c9glise fonci\u00e8rement humaine o\u00f9 la vanit\u00e9, la susceptibilit\u00e9, la cupidit\u00e9, la m\u00e9fiance, et que sais-je encore, prennent beaucoup trop de place. Heureusement, les saintes et les saints de toutes les \u00e9poques nous \u00e9vitent de perdre l\u2019esp\u00e9rance et nous portent \u00e0 croire que l\u2019Esprit poursuit son \u0153uvre de purification du c\u0153ur humain. <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=556\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":101,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[63],"tags":[],"ppma_author":[164],"class_list":["post-556","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-femmes-en-eglise-a-moncton","author-daniel-deveau"],"authors":[{"term_id":164,"user_id":101,"is_guest":0,"slug":"Daniel Deveau","display_name":"Daniel Deveau","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/1a663d9b9881497822ee38abb5aa88de03d683baa3df82547586e8fec92530eb?s=96&d=wp_user_avatar&r=g","user_url":"","last_name":"Deveau","first_name":"Daniel","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/556","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/101"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=556"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/556\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=556"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=556"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=556"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=556"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}