{"id":706,"date":"2013-01-08T12:00:51","date_gmt":"2013-01-08T16:00:51","guid":{"rendered":"http:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=706"},"modified":"2013-09-30T09:47:43","modified_gmt":"2013-09-30T13:47:43","slug":"indignation-ou-resignation-ou-vivement-la-colere-des-chretiennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=706","title":{"rendered":"Indignation ou r\u00e9signation?  ou Vivement, la col\u00e8re des chr\u00e9tiennes!"},"content":{"rendered":"<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\">Alors que j\u2019avais accept\u00e9 avec beaucoup de r\u00e9sistances l\u2019invitation de Pauline Jacob \u00e0 r\u00e9diger cette chronique, je tombai par hasard sur un texte d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Pedneault\u00a0:\u00a0<\/span>Amour, col\u00e8re et indignation<span style=\"color: #000000;\">.<\/span>[1]<span style=\"color: #000000;\">\u00a0Voil\u00e0 que celle-ci, pour qui j\u2019ai une grande admiration depuis longtemps, me fournit l\u2019inspiration pour ce texte en plus de m\u2019aider \u00e0 comprendre mes r\u00e9sistances.<!--more--><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Engag\u00e9e en \u00c9glise depuis plus de vingt ans, agente de pastorale puis professeure en th\u00e9ologie, f\u00e9ministe depuis les premi\u00e8res heures, j\u2019ai particip\u00e9 \u00e0 la lutte des femmes pour leur pleine reconnaissance aux niveaux social et eccl\u00e9sial. Avec les chr\u00e9tiennes de chez-nous comme ailleurs au Qu\u00e9bec, que d\u2019esp\u00e9rances nous avons v\u00e9cues! Que de solidarit\u00e9s nous avons nourries \u2014 je pense notamment aux femmes qui m\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e dans cette lutte! Que de d\u00e9ceptions nous avons encaiss\u00e9es!<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Inspir\u00e9e par les propos d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Pedneault, je ne vous parlerai pas d\u2019esp\u00e9rance, ni de la p\u00e9dagogie des petits pas, ni de quelques paroles d\u2019eccl\u00e9siastiques ici ou l\u00e0 qui montreraient une quelconque ouverture \u00e0 la pleine reconnaissance des femmes, mais de la<b>col\u00e8re<\/b>! Je veux parler de la\u00a0<b>col\u00e8re des femmes<\/b>, celle dont nous avons trop peur; celle que nous refoulons parce que c\u2019est tr\u00e8s mal vu d\u2019\u00eatre en col\u00e8re \u2014 surtout chez une femme! \u2014; celle qui suscite tant de culpabilit\u00e9, m\u00eame si elle est juste. Je veux vous parler de la<b>col\u00e8re des chr\u00e9tiennes<\/b>, celle qui nous fait peur, et qui fait encore plus peur aux hommes d\u2019\u00c9glise; de la col\u00e8re des chr\u00e9tiennes que nous n\u2019osons affirmer parce qu\u2019on nous a fait croire que c\u2019\u00e9tait incompatible avec les femmes de foi que nous sommes. Et pourtant!<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">H\u00e9l\u00e8ne Pedneault parle de la cause des femmes en g\u00e9n\u00e9ral. En lisant ses mots, je pense \u00e0 la situation des femmes en \u00c9glise en particulier. Je partage ici, avec solidarit\u00e9 et humilit\u00e9, quelques \u00e9l\u00e9ments du texte de l\u2019\u00e9crivaine qu\u00e9b\u00e9coise doubl\u00e9s de ma r\u00e9flexion, encore embryonnaire, et qui demande \u00e0 \u00eatre poursuivie avec celles \u2014 et peut-\u00eatre ceux \u2014 qui le voudront bien.<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Mme\u00a0Pedneault nous dit que la col\u00e8re est n\u00e9cessaire, \u00ab\u00a0nous avons besoin de la col\u00e8re [\u2026] parce que l\u2019adr\u00e9naline de la col\u00e8re, c\u2019est comme de la dynamite\u00a0: il faut savoir comment la manipuler pour qu\u2019elle nous serve au lieu de nous nuire, et il faut surtout la transformer vite en\u00a0<b>indignation<\/b>.\u00a0\u00bb Selon\u00a0<i>Le Petit Larousse<\/i>, l\u2019indignation est un \u00ab\u00a0sentiment de col\u00e8re que provoque un outrage, une action injuste\u00a0\u00bb. La col\u00e8re, tel le feu de l\u2019allumette, permet d\u2019allumer l\u2019indignation. Cette derni\u00e8re, plus durable, \u00ab\u00a0est la base de toute action\u00a0\u00bb et fournit l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire pour \u00ab\u00a0casser un silence ou r\u00e9parer une injustice.\u00a0\u00bb\u00a0<b>Indign\u00e9es<\/b>!\u00a0? Sommes-nous encore indign\u00e9es devant la non-reconnaissance des femmes en \u00c9glise? Devant l\u2019injustice flagrante faite aux femmes dans cette \u00c9glise, communaut\u00e9 qui porte notre foi au Christ vivant, mais aussi institution patriarcale qui perp\u00e9tue le double standard envers les femmes.<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\">Ma curiosit\u00e9 me pousse \u00e0 interroger de nouveau\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;\"><i>Le Petit Larousse<\/i><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\">, cette fois \u00e0 propos de\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">r\u00e9signation<\/span><span style=\"color: #000000;\">. \u00ab\u00a0Fait de se r\u00e9signer. Renoncement, fatalisme.\u00a0\u00bb\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Se r\u00e9signer<\/span><span style=\"color: #000000;\">\u00a0: \u00ab\u00a0se soumettre sans protestations \u00e0 (quelque chose de p\u00e9nible ou d\u00e9sagr\u00e9able); accepter en d\u00e9pit de ses r\u00e9pugnances.\u00a0\u00bb Femmes engag\u00e9es en \u00c9glise, o\u00f9 en sommes-nous? Sommes-nous r\u00e9sign\u00e9es devant le silence romain? Sommes-nous indign\u00e9es ou r\u00e9sign\u00e9es devant notre absence quasi syst\u00e9matique du pouvoir d\u00e9cisionnel?\u00a0Rolande Parrot\u00a0\u00e9crivait r\u00e9cemment dans cette chronique\u00a0: \u00ab\u00a0D\u2019ailleurs, dans les dioc\u00e8ses du Qu\u00e9bec de nombreuses femmes ont cess\u00e9 de militer pour l\u2019acc\u00e8s au pouvoir d\u00e9cisionnel et \u00e0 la pr\u00eatrise.\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Soyons honn\u00eates et arr\u00eatons d\u2019identifier une femme ou deux, ici ou l\u00e0 dans l\u2019appareil dioc\u00e9sain ou sur un comit\u00e9 \u00e9piscopal, pour nier notre absence des lieux d\u00e9cisionnels. Leur pouvoir v\u00e9ritable est souvent limit\u00e9 et leur pr\u00e9sence, en nombre tr\u00e8s restreint, ne fut possible qu\u2019au prix d\u2019un grand d\u00e9ploiement d\u2019\u00e9nergie de la part des femmes et aussi d\u2019effectifs presbyt\u00e9raux insuffisants. Redisons-le, nous ne sommes pas dupes devant le double discours du service minist\u00e9riel et du pouvoir! Les femmes ne peuvent marcher vers l\u2019\u00e9galit\u00e9 si elles sont absentes des lieux de d\u00e9cision et de pouvoir. L\u2019Histoire en est t\u00e9moin. Sur les plans juridique, civil, professionnel, matrimonial et eccl\u00e9sial, rien ne nous fut accord\u00e9 par simple souci de justice, mais chaque victoire fut arrach\u00e9e par la lutte acharn\u00e9e des femmes pour plus d\u2019\u00e9galit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"color: #000000;\">Parlant d\u2019Histoire, dans son texte, H\u00e9l\u00e8ne Pedneault affirme que \u00ab\u00a0pour pr\u00e9server notre indignation et la nourrir, il faut deux choses\u00a0: s\u2019informer, soit s\u2019int\u00e9resser \u00e0 tout ce qui se passe et se documenter le plus possible sur ce qui nous enrage, ET conna\u00eetre l\u2019histoire qui nous a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es pour \u00e9viter qu\u2019elle se r\u00e9p\u00e8te\u00a0\u00bb. Ainsi, l\u2019\u00e9crivaine qu\u00e9b\u00e9coise raconte l\u2019Histoire des femmes des cent derni\u00e8res ann\u00e9es. Pas juste les bons coups qui nous ont fait progresser! Elle raconte les injustices et les aberrations qu\u2019ont d\u00fb vivre nos s\u0153urs, nos m\u00e8res et nos grands-m\u00e8res. C\u2019est important de se raconter notre histoire collective, on oublie vite! \u00ab\u00a0Nos droits sont r\u00e9cents, et donc fragiles\u00a0\u00bb \u2014 Que dire alors des femmes en \u00c9glise o\u00f9 notre pr\u00e9sence est davantage tol\u00e9r\u00e9e que reconnue officiellement par l\u2019\u00c9glise universelle. \u2014 L\u2019auteure d\u00e9montre que toutes les lois nettement injustes<\/span>[2]<span style=\"color: #000000;\">\u00a0ont pu \u00eatre vot\u00e9es et maintenues parce qu\u2019aucune femme n\u2019\u00e9tait pr\u00e9sente dans les lieux d\u00e9cisionnels. \u00ab\u00a0Pensez-vous que si les femmes avaient pu voter ou \u00eatre \u00e9lues au Parlement cette inqualifiable situation juridique des femmes aurait perdur\u00e9 aussi longtemps?\u00a0 Jamais de la vie!\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, nous avons tout de m\u00eame fait quelques pas, des groupes de femmes se sont lev\u00e9s\u00a0:\u00a0\u00a0<i>Femmes et Minist\u00e8res, Le R\u00e9seau des r\u00e9pondantes dioc\u00e9saines \u00e0 la condition des femmes, L\u2019autre Parole, L\u2019Association des religieuses pour les droits des femmes<\/i>, pour ne nommer que ceux-l\u00e0. Nous avons l\u2019habitude, \u00e0 l\u2019occasion des anniversaires d\u2019un ou l\u2019autre de ces groupes, de faire un peu d\u2019histoire, nous racontons g\u00e9n\u00e9ralement nos avanc\u00e9es, petites et grandes, dans notre marche vers l\u2019\u00e9galit\u00e9. La marche est encore longue\u2026 Mais notre histoire, l\u2019histoire des chr\u00e9tiennes, ce n\u2019est pas seulement les bons coups. Ce n\u2019est pas seulement notre mobilisation pour un gain, si petit soit-il, ou encore quelques paroles encourageantes d\u2019\u00e9v\u00eaques. Notre histoire, c\u2019est aussi les injustices subies par nos s\u0153urs, nos m\u00e8res et nos grands-m\u00e8res. C\u2019est aussi les refus et les reculs essuy\u00e9s par les chr\u00e9tiennes depuis les quatre derni\u00e8res d\u00e9cennies. C\u2019est aussi la reconnaissance tardive de notre aptitude \u00e0 \u00eatre\u00a0<i>image de Dieu<\/i>, et l\u2019affirmation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de notre incapacit\u00e9\u00a0<i>constitutive<\/i>\u00a0\u00e0 \u00eatre\u00a0<i>image du Christ<\/i>. C\u2019est aussi les violences structurelles, psychologiques, verbales et sexuelles subies par des femmes. Notre histoire, c\u2019est aussi l\u2019\u00e9loge fait aux qualit\u00e9s f\u00e9minines et \u00e0 la maternit\u00e9 pour maintenir les femmes dans un statut marginal. \u2014 Vous \u00eates d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 pourquoi aucun document romain ne vante les vertus de la paternit\u00e9 ou les qualit\u00e9s dites masculines? Pas besoin! Le masculin est la norme, le r\u00e9f\u00e9rent. \u2014 J\u2019ai parfois l\u2019impression que pour maintenir l\u2019esp\u00e9rance \u2014 ou peut-\u00eatre pour survivre tout simplement \u2014 , nous taisons une partie de l\u2019Histoire. Peut-\u00eatre serait-il temps de raconter l\u2019histoire eccl\u00e9siale du dernier si\u00e8cle, avec ses injustices, ses absurdit\u00e9s, ses affronts et ses outrages faits aux femmes. Peut-\u00eatre serait-il temps de piquer une sainte col\u00e8re et de s\u2019indigner? &#8230; Encore une fois! Peut-\u00eatre serait-il temps? Sinon, restera-t-il des jeunes femmes int\u00e9ress\u00e9es \u00e0 entendre l\u2019histoire des femmes chr\u00e9tiennes? Mais \u00e7a, c\u2019est une autre histoire\u2026\u00a0<i>Disons simplement que lorsqu\u2019\u00e0 43 ans, nous sommes encore per\u00e7ues comme les jeunes f\u00e9ministes en \u00c9glise, \u00e7a pose question!<\/i><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Il m\u2019arrive de craindre que notre appel au service de l\u2019\u00c9vangile, appel re\u00e7u comme une v\u00e9ritable vocation, entra\u00eene une certaine confusion face \u00e0 la col\u00e8re et \u00e0 l\u2019indignation. Je crains qu\u2019une certaine mani\u00e8re de vivre et de comprendre notre amour et notre d\u00e9sir de fid\u00e9lit\u00e9 envers Dieu \u00e9touffe notre col\u00e8re, m\u00eame l\u00e9gitime, devant l\u2019injustice et, du coup, limite notre force d\u2019indignation, l\u2019\u00e9nergie m\u00eame de la transformation. Plus encore, je crains qu\u2019on ait utilis\u00e9 la puissance de notre amour du monde et du Christ et l\u2019ardeur de notre d\u00e9sir de servir pour nous inviter \u00e0 taire notre col\u00e8re et opter pour la r\u00e9signation.<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Et pourtant! Celui-l\u00e0 m\u00eame que nous voulons suivre, J\u00e9sus de Nazareth, n\u2019a pas craint la col\u00e8re. Il s\u2019est indign\u00e9 devant l\u2019exploitation des pauvres sur la place du temple. La libert\u00e9 radicale de J\u00e9sus le Christ nourrit ma vocation \u00e0 servir l\u2019\u00c9vangile dans le monde aujourd\u2019hui. Il s\u2019est indign\u00e9 et a bris\u00e9 le silence devant l\u2019injustice et l\u2019exploitation humaine. Qu\u2019il s\u2019agisse des femmes, des \u00e9trangers, des infirmes ou de toutes autres personnes exclues, il a pris position de fa\u00e7on claire en leur faveur. En se tenant debout devant les autorit\u00e9s de son temps lorsque celles-ci \u00e9taient injustes, il invite toutes les personnes exclues \u00e0 en faire autant. Il m\u2019invite, il nous invite toutes \u00e0 nous tenir debout, \u00e0 briser le silence, \u00e0 refuser l\u2019exploitation et le m\u00e9pris, et \u00e0 nous indigner devant toutes les injustices, y compris l\u2019injustice faite aux femmes en \u00c9glise. Ainsi, paraphrasant Marie Cardinal qui a d\u00e9j\u00e0 dit\u00a0: \u00ab\u00a0La cause des femmes, c\u2019est la cause des gens\u00a0\u00bb, j\u2019ai envie de dire\u00a0: \u00ab\u00a0La cause des femmes, c\u2019est la cause du Christ.\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Je laisse les derniers mots \u00e0 H\u00e9l\u00e8ne Pedneault qui m\u2019a inspir\u00e9 cette r\u00e9flexion. \u00ab\u00a0Et si vous croyez \u00eatre capables de col\u00e8res d\u00e9vastatrices et si vous en avez peur, je vous recommande la lecture de la Bible. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de celles de Dieu, nos col\u00e8res sont de douces caresses\u2026\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Chicoutimi, le 8 janvier 2013<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\">\n<hr \/>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">NOTES\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\">[1]<span style=\"color: #000000;\">\u00a0Allocution prononc\u00e9e le 11 juin 2008 pour l\u2019R des centres de femmes du Qu\u00e9bec, Rivi\u00e8re-du-Loup. J\u2019y ai reconnu \u00e9galement pour l\u2019essentiel une conf\u00e9rence offerte un certain 8 mars \u00e0 Chicoutimi. Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un texte non \u00e9dit\u00e9, je citerai librement H\u00e9l\u00e8ne Pedneault, sans d\u2019autres pr\u00e9cisions que l\u2019utilisation des guillemets.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\"><span style=\"font-size: small;\">[2]<span style=\"color: #000000;\">\u00a0Par exemple, l\u2019incapacit\u00e9 juridique et \u00e9conomique de la femme mari\u00e9e jusqu\u2019en 1964, la non-admission des femmes\u00a0 dans les universit\u00e9s (et les facult\u00e9s de th\u00e9ologie!), les r\u00e9gimes matrimoniaux qui d\u00e9savantageaient nettement les femmes sur les plans \u00e9conomique et social, en plus des droits absolument in\u00e9gaux s\u2019il y avait infid\u00e9lit\u00e9, le droit de vote des femmes obtenu seulement en 1940 au Qu\u00e9bec, apr\u00e8s 50 ans de luttes.<\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"LEFT\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Peut-\u00eatre serait-il temps de raconter l\u2019histoire eccl\u00e9siale du dernier si\u00e8cle, avec ses injustices, ses absurdit\u00e9s, ses affronts et ses outrages faits aux femmes. Peut-\u00eatre serait-il temps de piquer une sainte col\u00e8re et de s\u2019indigner? &#8230; \u00bb <a href=\"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/?p=706\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"ppma_author":[286],"class_list":["post-706","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-propos-de","author-andree-larouche"],"authors":[{"term_id":286,"user_id":46,"is_guest":0,"slug":"Andr\u00e9e Larouche","display_name":"Andr\u00e9e Larouche","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/b1ec565cc3742c88a509939a569c370a11eb421863754c91eb6c20cd7835c3a4?s=96&d=wp_user_avatar&r=g","user_url":"","last_name":"Larouche","first_name":"Andr\u00e9e","description":"D\u00e9tentrice d'une ma\u00eetrise \u00e8s arts en th\u00e9ologie (2008), Andr\u00e9e Larouche est actuellement professeure et responsable des communications \u00e0 l'Institut de formation th\u00e9ologique et pastorale de Chicoutimi et professeure associ\u00e9e \u00e0 la facult\u00e9 de th\u00e9ologie et de sciences religieuses de l\u2019Universit\u00e9 Laval. Elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pondante \u00e0 la condition des femmes (1997-2004) et animatrice de zones pastorales dans le dioc\u00e8se de Chicoutimi (1992-1999)."}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/706","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=706"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/706\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=706"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=706"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=706"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/femmes-ministeres.lautreparole.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=706"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}