Le soutien à la candidature d’Anne Soupa comme archevêque de Lyon se poursuit.
Le réseau Femmes et Ministères, actif au Québec, appuie la démarche de madame Soupa. Vous êtes encouragé(e)s à apporter un soutien visible au geste courageux d’Anne Soupa et participer à ce que sa candidature soit plus qu’une simple séquence médiatique. Vous pouvez lire et signer cette lettre en cliquant sur le lien suivant : http://lettreaunonce.fr/.
Le réseau Femmes et Ministères – Femmes et hommes pour l’égalité en Église, actif au Québec, joint sa voix à d’autres groupes de militantes et militants engagés pour l’accès de femmes à toutes les fonctions et responsabilités de gouvernance dans l’Église catholique.
Appel mondial pour commémorer la Journée internationale des Femmes pour la paix et le désarmement (24 mai)
J’ai soutenu, au mois de janvier, une thèse de doctorat en sciences des religions qui vous était dédiée. Vous n’en avez rien su. Vous ne vous doutiez même pas que j’étais votre fille. Ce qui nous relie, vous et moi, est une filiation restée anonyme. Tout comme les nombreux ministères que vous exercez dans l’Église. Chères mères, vous ne savez pas jusqu’à quel point vous m’avez donné la vie. Je n’ai pas souvenir de l’avoir mentionné durant la soutenance. Nul mot à ce sujet. J’ai toutefois eu la joie de voir une d’entre vous venir s’installer discrètement dans la salle et je savais que certaines, n’ayant pu être présentes, me portaient dans leurs prières.
Nous continuons d’être ébranlés par le scandale des abus sexuels perpétrés par des hommes d’Église et perpétués par la règle ecclésiale du secret, qui a favorisé l’émergence de ces crimes. L’emprise d’une personne en autorité religieuse sur une autre, que cela se produise dans un groupe sectaire ou dans une Église reconnue, est un abus spirituel et une pareille emprise conduit trop souvent à l’abus sexuel. Quelle que soit la situation d’abus, trois acteurs sont en cause : la personne qui abuse, la victime et « le système », qui est complice par son silence favorisant l’emprise de l’abuseur ou en participant à l’abus lui-même.
Marie-Aveline Bengle, mieux connue sous le nom de Mère Sainte-Anne-Marie, devient officiellement un personnage historique désigné par le Ministre de la Culture et des Communications du Québec, le 8 mars 2019. Sept autres femmes recevront cette reconnaissance le même jour, soit Maude Abbott, deuxième femme diplômée en médecine au Québec et première femme à y avoir enseigné la médecine; Elizabeth Carmichael Monk, l’une des premières femmes admises au Barreau du Québec; Thérèse Casgrain, l’une des principales artisanes de l’obtention du droit de vote par les femmes québécoises; Laure Gaudreault, une pionnière du syndicalisme dans le monde de l’éducation; Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, l’une des pionnières du mouvement féministe; Irma LeVasseur, première Canadienne française à exercer la médecine au Québec; Idola Saint-Jean, fondatrice de l’Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec.
Ici, à Saint-Matthieu, les femmes autant que les hommes partagent toutes les responsabilités depuis longtemps. Malheureusement ce n’est pas le cas partout dans l’Église. Pas à cause de la mauvaise volonté de nos prêtres ou de nos évêques, mais à cause de vieilles lois de l’Église, de traditions administratives qui discriminent les femmes. Je vais vous présenter 12 points bien précis, ou, pour vivre vraiment l’Évangile, on peut rêver à des changements qui ont déjà eu lieu dans notre société civile, mais qui restent à faire dans l’Église…
Le rite et sa justification : le rêve de François pour les femmes dans le dernier document papal ressemble davantage à une vision cauchemardesque.